Mais commençons par la France. Le grand événement de la semaine a sans conteste été l'investiture d'Emmanuel Macron, le 7 mai dernier.
C'est dans la splendide salle des Fêtes du palais de l’Élysée que les quatre cent cinquante invités se sont pressés. Certains se sont ostensiblement salués, d'autres se sont volontairement ignorés. Le monde politique peut être cruel. Dans cette immense salle de réception rénovée en 2018 dans un camaïeu de tons gris, les hôtes ont pris place dès 10 heures du matin. Debout, alignés les uns à côté des autres, ils ont formé un arc de cercle devant le pupitre encore vide d'Emmanuel Macron. Dans ce carré VIP, on pouvait reconnaître des proches du président : le secrétaire général de l'Élysée, des membres du gouvernement que l'on dit premier-ministrable. À leurs côtés, en bonne place, figuraient aussi les deux derniers locataires de l’Élysée : Nicolas Sarkozy et François Hollande. Une présence inédite pour une cérémonie d'investiture. Car, en ce 7 mai au matin, c'est bien à l'investiture d'Emma
C’est la débandade. La défaite quasi-assurée. Alors que depuis le 4 mai, les trois principales forces de gauche sont parvenues à s’unir afin de présenter un candidat unique par circonscription, les partis de droite se battent entre eux. À moins d’un miracle, les élections législatives qui se tiendront les 12 et 19 juin prochain sur tout le territoire devraient donc se traduire par une explosion généralisée de la droite traditionnelle. Au profit du centre. Bien sûr, Les Républicains – le principal parti de la droite – sont conscients du risque.
Pendant des semaines, les principaux responsables se sont vus lors de déjeuners informels et en conseils stratégiques. Les portables n’ont cessé de sonner et les SMS de s’échanger. En vain. Rien n’y a fait. Les caciques ne sont pas parvenus à définir la meilleure stratégie pour obtenir un maximum de sièges à l'Assemblée nationale. Car il y a deux c
Le film a fait l'effet d'un coup-de-poing en pleine figure. À l'époque, « 1984 », le blockbuster de Michael Radford réalisé à partir du livre éponyme de Georges Orwell, glaçait le sang. Il y était question de surveillance de masse via la technologie. Elle s'incarnait alors sous la forme de télé-écrans révolutionnaires. Mais une fois sorti de la salle de cinéma, on était rassuré. Il ne s'agissait que d'un film de science-fiction.
Quarante ans plus tard, il semblerait pourtant que la réalité se rapproche de plus en plus de la fiction. La surveillance de masse avance à pas de géants. Non seulement dans des pays autocratiques, mais aussi en France. En effet, la police nationale fait largement usage de drones lors de manifestations en tout genre. Une question de sécurité. Ces engins volants ont pu permettre de sécuriser les matchs de l’Euro de football en 2016, comme le rapporte Le Monde du 2
La sentence est tombée après moins d’une heure de délibéré. Les juges de la 13ème cour pénale d’Istanbul ont exactement fait ce que l’on attendait d’eux. Ce qu'Erdogan attendait d’eux. Sans la moindre preuve convaincante, ils ont condamné un innocent à la prison à perpétuité. Aucune remise de peine n'est possible. Osman Kavala ne s’y est pas trompé. L’homme d'affaires et grand philanthrope turc a qualifié ce verdict d’« assassinat judiciaire » fondé sur des « théories du complot ». On l’accuse d’avoir tenté de « renverser le gouvernement de la République de Turquie » en ayant fomenté les manifestations antigouvernementales du parc Gezi, à Istanbul, au printemps 2013. Il dément énergiquement.
Engagé dans des mouvements caritatifs et culturels, Kavala avait tenté de faire une médiation entre les jeunes et Erdogan à ce moment-là, pour éviter un bain de sang. Le Sultan, tel qu'on surnomme Er
Il faut imaginer la scène. Fin avril, sur une chaîne de la télévision russe, l’expert en armes nucléaires ne tarit pas d’éloges sur le dernier-né des missiles du pays. Il ne faudra, explique-t-il, que 106 secondes pour atteindre Berlin, 200 secondes pour Paris, 202 secondes pour Londres. « Il est impossible à intercepter, ils n’auront même pas le temps de se retourner », s’enthousiasme-t-il. « Ils », c’est nous. Les Allemands, les Français et les Britanniques, coupables de vivre dans ces « pays qui livrent le plus d’armes à l’Ukraine ».
Dans une société démocratique, les propos auraient fait scandale, la chaîne aurait été obligée de faire amende honorable. Mais en Russie aujourd’hui, rien n’est plus normal. Les médias sont pratiquement tous contrôlés par Vladimir Poutine et ils n’ont qu’une seule mission : se faire le relais docile de la propagande du Kremlin. Or, que dit cette propagand