Bruxelles n'a pas fini de se désoler si le 24 avril c'est l'extrême droite qui arrive au pouvoir en France. Rien n'est plus impossible à en juger par le résultat du premier tour des élections présidentielles.
Vers 17 h 30, les premiers chiffres commencent à circuler de téléphone portable en téléphone portable : ils mettent Emmanuel Macron et Marine Le Pen à presque égalité. On parle alors de 24 % environ, chacun. On ressent un choc. Pire, dans le département de la Guyane, en Outre-mer, le président de la République arrive même en troisième place. Dans le même temps, les chaînes d'information en continu annoncent un bouleversement de la scène politique. Une recomposition.
À 20 heures, les noms des deux finalistes de la présidentielle tombent : ce sera Emmanuel Macron contre Marine Le Pen. Comme en 2017. Le chef de l’État totalisera, en effet, 27,6% des voix en fin de soirée, tandis que sa concurrente en récoltera 23,4%. L'écart est net et les appels des partis de la gauche et de la droite républicaine à faire barrage à l'extrême droite sont encourageants. En théorie, donc, le match semble joué
Le livre est sorti le 26 janvier 2022. Depuis, il a été réimprimé douze fois déjà et ce n'est sans doute pas terminé. Car « Les Fossoyeurs », écrit par le journaliste d'investigation Victor Castanet, est bien plus qu'un très bon livre d'enquête sur le « business du grand âge. » Il dénonce un scandale national, nous oblige à nous interroger sur la façon dont, collectivement, nous traitons nos aînés et ouvre désormais la voie à une procédure judiciaire.
Le 4 avril dernier, l’avocate Sarah Saldmann a déposé quatre-vingts plaintes auprès du parquet de Nanterre, contre le groupe Orpea. Il s'agit du leader européen des maisons de retraite privées appelées « Ehpad », ce qui signifie « établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ». Orpea concentre 228 Ehpad rien qu’en France, et plus de 1 000 dans le monde. Le groupe, coté en Bourse, a créé également un certain nombre de cliniq
Il y a quelques semaines encore, une partie du Musée d'Orsay, situé sur la rive gauche de la Seine, ressemblait à un chantier. Des caisses en bois de toutes tailles jonchaient le sol et encombraient les couloirs. Ici, le régisseur réceptionnait une coiffeuse en forme courbe créée pour un palais à Barcelone. Là, des ouvriers s'affairaient autour d'une grille de jardin qu'ils remontaient. Cette drôle de barrière appartenait à la première maison construite par Antoni Gaudí, à Barcelone, en 1885. À chaque instant, Isabelle Morin-Loutrel veille à la bonne exécution de ce travail très délicat. La co-commissaire de l'exposition « Gaudí » sait mieux que quiconque que les œuvres du chef de file du courant Art Nouveau en Espagne n'ont pas de prix. Depuis le 12 avril, elles sont accessibles au public, et ce jusqu'au 17 juillet. On ne peut que s'en réjouir.
Cela faisait cinquante ans qu'une grande
Elle avait promis qu'elle irait en Ukraine, en se gardant bien de donner la date exacte. Puis, le 7 avril, elle a annoncé qu'elle serait le 8 avril à Kiev. La veille pour le lendemain, qu'importe. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, tenait à ce déplacement hautement symbolique. « Le peuple ukrainien mérite notre solidarité. Je veux envoyer un message de soutien indéfectible au peuple ukrainien et son combat courageux pour nos valeurs communes », a-t-elle expliqué. Avec Josep Borrell, le chef de la diplomatie de l'Union européenne qui l'accompagne, elle a aussi profité de cette occasion pour rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Une visite que le chef d’État apprécie d'autant plus qu'elle intervient après un cinquième paquet de sanctions européennes.
Le 7 avril, les 27 pays membres de l'Union européenne se sont enfin mis d'accord pour durcir enco
Ils se sont réunis devant le siège électoral du Fidesz, sur les rives du Danube, à Budapest. Ils attendent les résultats de l'élection législative de ce dimanche 3 avril. Plus le temps passe, plus la pression monte. Les sondages prédisaient, depuis quelques semaines, un scrutin serré. Et un résultat incertain pour Viktor Orban. Puis, le moment tant attendu arrive. Le Premier ministre hongrois apparaît ivre de joie. Costume noir, chemise blanche immaculée qui fait ressortir son énorme cravate orange, il annonce l'ampleur de sa victoire : 53,3 % des voix, contre 49,3 % en 2018. Le leader nationaliste vient de remporter le succès le plus large de sa carrière. Un quasi-triomphe pour ce quatrième mandat consécutif. Dans la rue, les partisans n'ont plus qu'un seul cri : « Viktor, Viktor » ! Viktor a gagné. Contre l'Europe entière. Le parti d'Orban va dominer les deux tiers du Parlement. L'oppo