Nous commençons en Ukraine pour nous demander si, en l’absence pour l’instant de tout espoir de compromis de la part des antagonistes, la Chine peut exercer son influence sur son alliée la Russie.
Dans le débat sur l’agression de l’Ukraine par la Russie qui fait rage depuis un mois, deux « théories » s’opposent. La première soutient que Vladimir Poutine a des ambitions néo-impérialistes et veut restaurer l’emprise de la Russie sur l’Europe de l’Est telle qu’elle existait du temps de l’Union soviétique. Selon la seconde théorie, l’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est au cours des vingt dernières années était de plus en plus perçue par Poutine comme une menace et aurait créé les conditions de la crise actuelle.
Il y a au moins une qualité qu’on doit reconnaître aux deux candidats d’extrême droite à l’élection présidentielle en France : ils se montrent également incapables d’ambiguïté.
La profonde admiration de Marine Le Pen et Éric Zemmour pour Vladimir Poutine remonte à plusieurs années.
En mars 2017, moins de quatre semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle, la candidate Le Pen s’était rendue à Moscou pour rencontrer Poutine, dont elle avait loué la « nouvelle vision » du monde. C’était sa quatrième visite depuis 2011, dominée cette fois par la question de la lutte contre le terrorisme et la crise migratoire qui déstabilisait l’Europe. Le chef du Kremlin avait reconnu en elle un partenaire à part entière : « Je sais que vous représentez un spectre politique en Europe qui croît rapidement », lui avait déclaré Poutine. Jusqu’à récemment au moins, le Rassemblement national rembo
Emmanuel Macron, qui vient de lancer officiellement sa candidature à l’élection présidentielle du mois prochain, veut faire passer l’âge légal de départ à la retraite de 62 ans à 65 ans, s’il est réélu.
Cité le 10 mars dans un article du Monde, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a déclaré qu’il s’agit d’« une réforme de responsabilité » et « de justice ». C’est un « choix de société », a-t-il dit, qui sera proposé aux électeurs : « Est-ce qu’on veut encore pouvoir financer une protection pour les Français et investir pour les Français ? Nous, on dit oui. Est-ce qu’on pense qu’il faut le faire en augmentant les impôts ? Nous, on dit non. Et donc, il faut travailler plus. »
L’annonce a été unanimement condamnée par les syndicats. La plupart des candidats de gauche veulent, quant à eux, abaisser l’âge de la retraite à 60 ans, tandis que les autres veulent maintenir le statu quo.
À quelques semaines seulement du premier tour de l’élection présidentielle, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont marché un peu partout en France, le 12 mars dernier, pour réclamer que la campagne électorale se préoccupe de l’urgence climatique.
Les organisateurs étaient soutenus par plus de 550 ONG, associations, collectifs, syndicats et partis politiques. Ils estiment que 135 marches ont rassemblé 80 000 personnes, dont 32 000 à Paris et 8 000 à Lyon. Le ministère de l’Intérieur a de son côté réduit ces chiffres de moitié.
Le nom donné à la manifestation fait écho au film Don’t Look up dans lequel les protagonistes sont confrontés à une comète qui s’apprête à anéantir l’humanité.
D’après un « baromètre climat » mis en place par les ONG qui avaient obtenu, l’année dernière, une condamnation de l’État pour ses engagements climatiques non tenus, les questions climatiques ont occu
Le blogueur saoudien Raif Badawi, emprisonné en Arabie saoudite depuis 2012, vient d’être libéré après avoir servi une peine de dix ans de prison pour « insulte à l’islam ». Il avait aussi été condamné à mille coups de fouet, mais les séances de flagellation avaient été interrompues après les cinquante premiers coups, suite à une vague de solidarité internationale.
Raif Badawi, qui a aujourd’hui 38 ans et dont la famille est exilée au Canada, avait déclenché l’ire de la couronne saoudienne pour ses moqueries de la police religieuse et les vues libérales qu’il exprimait sur un forum en ligne. Son incarcération avait été régulièrement dénoncée comme arbitraire par les organisations de défense des droits humains. Il avait reçu plusieurs distinctions internationales, dont le prix Sakharov décerné en 2015 par le Parlement européen. Ensaf Haidar, sa femme, avait maintenu sans relâche l’attentio