Nous commençons avec un coup d’œil sur l’intervention militaire française en Afrique de l’ouest, qui vient de subir un sérieux revers.
Neuf ans après la décision de son prédécesseur, François Hollande, d’intervenir militairement au Mali à la demande des autorités de ce pays, menacé par une offensive djihadiste, Emmanuel Macron vient de sonner le repli.
La fin de l’opération Barkhane est l’aboutissement logique de la détérioration des relations entre la France et la junte militaire malienne. Cet échec jette dans l’incertitude la campagne antiterroriste menée par la France et ses alliés occidentaux dans une région où l’instabilité ne cesse d’augmenter. Les groupes djihadistes continuent en effet d’étendre leur action dans tout le pays et au-delà. En même temps, la présence militaire française était devenue de plus en plus impopulaire.
La France et son âme meurtrie sont le personnage invisible de chacun des romans de Sabri Louatah, qui évoque son « amour sensuel, charnel, viscéral » pour la langue française et son fort attachement à sa ville d’origine, Saint-Étienne, dans le sud-est. Il suit de près la campagne des prochaines élections présidentielles.
Mais Sabri Louatah fait cela depuis Philadelphie, devenue sa ville d’adoption et celle de sa femme française, depuis les attentats de 2015 en France par des extrémistes islamistes, qui ont profondément traumatisé le pays. Le cas de cet écrivain de 38 ans, petit-fils d’immigrés algériens, est illustré par un article du New York Times du 13 février consacré à un phénomène largement ignoré en France : l’émigration des musulmans.
À l’approche des élections d’avril, les trois principaux rivaux du président Macron – qui devraient cumuler près de 50 % des voix, selon les sondages – mènent des campagnes anti-immigration qui attisent les craintes d’une menace civilisationnelle de la part d’envahisseurs non-européens. Le thème est au cœur de leurs programmes, bien qu’en réalité le nombre d’immigrés en France reste derrière celui de la plupart des autres pays d’Europe.
Par contr
Le « One Ocean Summit », qui s’est tenu à Brest du 9 au 11 février, n’a pas sonné la mobilisation générale face à l’urgence des menaces qui pèsent sur le plus vaste écosystème de la planète. Il n’a pas non plus été le flop pronostiqué par certains, estime le journal Le Monde.
La quarantaine de chefs d’État ou de gouvernement qui y ont participé, soit en personne, soit virtuellement, ont presque tous tenu des propos de bonne volonté. Mais ce sommet, initié par Emmanuel Macron dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, comptait des absents notoires : le Royaume-Uni et la Russie. La Chine, pour sa part, avait envoyé un message par l’intermédiaire de son vice-président.
L’océan pourrait presque passer pour un nouveau venu à l’agenda des grandes conférences internationales sur l’environnement. Cette année, sa mise à l’ordre du jour de plusieurs grands rendez-vous – celui de Brest était le premier – signale une prise de conscience croissante de ses enjeux géostratégiques, des bouleversements causés par le changement climatique, et des convoitises que ses ressources éveillent.
En 2019, un rapport spécial du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du
Une courte séquence vidéo datant de l’année dernière a refait surface en janvier sur l’internet et est rapidement devenue virale. On y voit la journaliste Salomé Saqué, 26 ans, s’alarmer, avec une certaine verve, des conséquences du réchauffement climatique pour sa génération. Immédiatement, ses voisins de plateau – deux journalistes âgés de 45 et 64 ans, et qu’il vaut mieux ne pas nommer – répondent avec des boutades et continuent de ricaner sans parvenir à l’interrompre, pour finalement lui reprocher sur un ton badin de « casser l’ambiance » avec ses propos.
Si cet extrait est réapparu, c’est parce qu’il fait écho à une scène du film Don’t Look Up, dans laquelle une jeune scientifique s’alarme d’une catastrophe imminente face à deux présentateurs au ton comique et léger.
La séquence en question a propulsé la télégénique Salomé Saqué bien au-delà du public des médias pour lesquels elle travaille, rapporte Le Monde, qui lui consacrait un article le 30 janvier. Les innombrables messages et sollicitations qu’elle continue de recevoir suggèrent que Salomé Saqué pourrait devenir un autre visage symbolique d’une génération torturée par les effets de la crise climatique, tout comme Greta
Les Belges vont pouvoir choisir de travailler quatre jours par semaine au lieu de cinq, sans perte de salaire. Annoncée le 15 février, cette mesure fait partie d’un ensemble de réformes des lois du travail passées par la coalition au pouvoir, en réponse aux nouvelles conditions causées sur le marché du travail par la pandémie de Covid-19.
En théorie, l’objectif est de permettre une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée. Un travailleur qui le souhaite aura la possibilité d’effectuer son temps de travail hebdomadaire sur quatre jours au lieu de cinq. Cela lui fera des journées de travail plus longues. En échange, il bénéficiera d’un jour de congé supplémentaire. Sollicité par l’employé, ce régime de quatre jours pourra être fixe, pour une période de six mois, renouvelable. Ou il pourra être variable. Dans les deux cas, l’employeur sera tenu de donner son accord ou de motiver son refus par écrit.
Le but de ces réformes, selon le Premier ministre, est de créer une économie « plus dynamique et plus productive ».
La pression pour réduire la semaine de travail à quatre jours commence à se répandre dans le monde. En Islande, ce concept, adopté depuis plusieurs a