C’est parti. À quelques jours du second tour des élections présidentielles –il aura lieu ce dimanche–, on se penche sur la candidate de l’extrême-droite, Marine Le Pen. Cinq ans après, elle se retrouve, une nouvelle fois, face à Emmanuel Macron, mais son image a beaucoup changé par rapport à 2017…
L’image est sobre. On y voit Marine Le Pen souriante, les deux mains légèrement appuyées sur un bureau sur lequel on devine des papiers. Le fond est blanc, et le slogan est fédérateur : « Pour tous les Français. » C’est la nouvelle affiche de campagne de Marine Le Pen, présentée mardi 12 avril, deux jours après sa deuxième place au premier tour des élections présidentielles et un résultat historique pour son parti : plus de 23% des suffrages. Pourtant, ni le nom de sa formation, le Rassemblement National, ni le sien, n’apparaissent sur ce poster officiel.
Cela ne surprend pas vraiment. Ce n’est pas la première fois qu’un aspirant à la présidence de la République abandonne ses sigles pour le second tour. Il y a une certaine logique : il ou elle cherche alors à rassembler au-delà de sa famille politique. Pour le nom, c’est plus étonnant. Mais Marine Le Pen n’en est pas à son coup d’essai : depuis des années, elle s’est détachée de son patronyme, Le Pen, trop souvent associé à son sulfureux père, Jean-Marie. Elle a d’ailleurs préféré utiliser son prénom, Marine, depuis le début de la campagne électorale.
Et, il faut le reconnaître, c’est plutôt un succès : les gens en France utilisent
Ils ont été la colonne vertébrale de la Cinquième République, depuis l’avènement de ce régime, en 1958. Pendant des décennies, jusqu’à l’arrivée d’Emmanuel Macron il y a cinq ans, ils se sont partagés le pouvoir. Mais ils sont aujourd’hui portés disparus. Ou presque. « Ils », ce sont le Parti Socialiste et Les Républicains. Le premier a été la formation de François Mitterrand et François Hollande. Le second, qui a changé plusieurs fois de nom, a été celui de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. À chaque élection présidentielle ou presque, leurs candidats s’affrontaient. Et leurs députés étaient majoritaires à l’Assemblée nationale.
Il faut désormais parler au passé, car socialistes et conservateurs ne pèsent plus dans la vie politique française. Le constat est cinglant, cruel, mais il est évident après le premier tour des élections présidentielles. Dimanche 10 avril, la candidate du Parti Socialiste, Anne Hidalgo, a obtenu… 1,75% des suffrages. À peine un peu plus de 600.000 votes, sur les près de 48 millions d’électeurs appelés aux urnes. Pour la représentante des Républicains, c’est à peine mieux : avec 4,8% des voix, Valérie Pécresse finit en cinquième position, loin derrière E
C’est une armée invisible. Sans chars, sans lance-missiles, sans fusils. Les soldats ne sont pas installés dans des tranchées ou des immeubles abandonnés, mais derrière des ordinateurs. Leur lutte n’en est pas moins cruciale, et pour la Russie comme pour l’Ukraine, elle est devenue un aspect essentiel du conflit que se livrent les deux pays depuis fin février. Pour la première fois dans l’histoire de la guerre, internet est considéré comme un champ de bataille à part entière.
Les affrontements dans le monde numérique ont commencé avant le début de l’offensive militaire du 24 février. Dans les semaines précédentes, l’Ukraine a été victime de nombreuses cyberattaques. Les sites internet de plusieurs banques et ministères ont été bloqués. Deux logiciels malveillants ont également circulé mi-février dans des entreprises et des organismes gouvernementaux. Dans les deux cas, les autorités ukrainiennes ont accusé la Russie. Il faut dire que Kiev a de bonnes raisons de soupçonner Moscou : depuis le début de la guerre dans le Donbass et l’annexion de la péninsule de Crimée en 2014, le cyberespace ukrainien est un lieu d’action privilégié pour les pirates russes. Attaques, installation de vi
La Semaine sainte est toujours une période particulière en Israël et en Palestine. Jérusalem est au cœur des célébrations chrétiennes des fêtes de Pâques : les cérémonies à l’Église du Saint-Sépulcre, les processions dans les rues de la Vieille Ville, notamment le Via Crucis sur la Via Dolorosa… La cité historique se remplit alors d’émotions, de parfums et de touristes. Cette année, pourtant, l’atmosphère n’est pas tout à fait festive. Elle est même plutôt tendue, en raison des affrontements répétés entre Israéliens et Palestiniens, qui ont marqué la région ces dernières semaines.
Vendredi 15 avril, les tensions se sont même invitées au cœur de la Ville Sainte. Des heurts ont opposé des manifestants palestiniens et des policiers israéliens sur l’Esplanade des Mosquées, le troisième lieu sacré de la religion musulmane. Des dizaines de personnes ont été blessées. Ces affrontements ont de quoi inquiéter : en 2021, le même type d’événements avait débouché sur une guerre de onze jours entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et l’État hébreu. Le contexte actuel est, en plus, particulier : les musulmans célèbrent jusqu’au premier mai le mois du Ramadan, alors que les Juifs viennen
On célèbre cette année les 200 ans d’une des plus grandes découvertes de l’histoire moderne. Elle est l’œuvre d’un jeune savant français, dont le nom est passé à la postérité. Jean-François Champollion, ça vous dit quelque chose ? Considéré comme le père de l’égyptologie, il a élucidé au début du XIXème siècle un incroyable mystère : la signification des hiéroglyphes. À l’occasion de cette date anniversaire, la Bibliothèque nationale de France, à Paris, consacre une exposition à Champollion et sa découverte. Inaugurée la semaine dernière, elle est visible jusqu’à fin juillet dans la capitale française.
Manuscrits, papyrus, sculptures et même photographies : près de 350 pièces et documents retracent l’histoire d’une aventure extraordinaire. Certains objets exposés ont été prêtés par le musée du Louvre, qui dispose d’une très riche collection égyptienne. D’autres viennent des fonds du Museo Egizio de Turin. Alors oui, évidemment, les visiteurs ne pourront pas voir à Paris la pierre de Rosette. La stèle qui porte un même texte gravé en trois écritures différentes, a été essentielle pour déchiffrer les hiéroglyphes. Mais elle est exposée à Londres, au British Museum, et n’est jamais d