Sans plus tarder, on commence ce podcast en France, où le gouvernement a annoncé plusieurs mesures pour essayer de freiner la hausse des cas de Covid-19. Un retour du coronavirus est un motif de préoccupation, alors que les fêtes de fin d’année approchent.
Depuis le début de la semaine, les écoliers français sont obligés de porter le masque dans les centres scolaires. La mesure avait été mise en place en septembre 2020, lors du retour à l’école des élèves après les premiers mois de pandémie. Mais ces derniers mois, le masque avait progressivement disparu des salles de classes et des cours de récréation, grâce à une amélioration de la situation sanitaire. Avec un nombre de contagions qui repart à la hausse, les autorités françaises ont tranché : mardi 9 novembre, le président Emmanuel Macron a annoncé le retour du masque pour tous les enfants en milieu scolaire, à partir, donc, de ce lundi.
C’est tout sauf une surprise. Dimanche 7 novembre, Daniel Ortega a été réélu président du Nicaragua avec plus de 75% des suffrages. Le président sortant, âgé de 75 ans, rempile pour un quatrième mandat consécutif, son cinquième en tout. Il gouvernera le petit État d’Amérique Centrale jusqu’en 2027. Il le fera avec sa femme à ses côtés : Rosario Murillo sera sa vice-présidente, un poste qu’elle occupe déjà depuis 2017.
Cette réélection, on l’a dit, était attendue. Car le couple Ortega-Murillo n’avait pas de véritable adversaire lors de ce scrutin. Officiellement, cinq autres candidats se présentaient à la présidentielle, mais aucun n’était en mesure d’éclipser Daniel Ortega. Arrivé en deuxième position avec 14% des voix, le libéral Walter Espinoza est davantage considéré comme un faire-valoir du chef de l’État : un aspirant qui servirait surtout à ce dernier pour revendiquer la légitimité démocratique des élections.
En réalité, l’argument ne tient pas. Pour une raison simple : les principaux opposants au régime en place à Managua n’ont tout simplement pas pu se présenter. Sept d’entre eux ont même été emprisonnés ces derniers mois. C’est le cas, notamment, de Cristina Chamorro, favo
Le torchon brûle entre le Maroc et l’Algérie. Les deux voisins du Maghreb n’ont jamais vraiment été amis depuis leur indépendance dans les années 60, mais ils avaient pris l’habitude de cohabiter. Depuis plusieurs mois cependant, cette simple relation de voisinage est devenue de plus en plus complexe. Au point de faire craindre des dérapages sur la rive méridionale de la mer Méditerranée.
Le dernier épisode de tension a eu lieu lundi 1er novembre. Ce jour-là, un convoi de camions est bombardé sur une piste dans la région du Sahara Occidental. Trois civils algériens, les chauffeurs des véhicules, meurent dans l’attaque, que l’Algérie attribue à l’armée marocaine. À Rabat, officiellement, le bombardement n’a pas été confirmé. Il n’a pas non plus été démenti. Pour le gouvernement algérien en revanche, il n’y a aucun doute. Dans les jours qui suivent, il exige une enquête des Nations Unies. Dans un courrier adressé au secrétaire général de l’ONU, à la Ligue Arabe et à l’Union Africaine, Alger accuse son voisin de « terrorisme d’État » et lui reproche de mettre en danger la stabilité de toute la région.
Les autorités algériennes ont également averti que la mort de ses trois ressortissa
En période pré-électorale, il faut faire feu de tout bois. Le dicton est ancien, mais toujours d’actualité en politique. Il signifie qu’il faut se servir de la moindre opportunité pour attaquer l’adversaire. Et début novembre, certains candidats ont pensé avoir trouvé un filon : l’histoire d’une petite usine de pull-over située dans le Tarn, un département du sud de la France. Les médias locaux rapportent alors que l’usine a perdu un contrat avec l’armée française, qui lui aurait préféré... une entreprise chinoise.
Les soldats tricolores équipés avec des habits « made in China » ? L’affaire soulève très rapidement un tollé sur les réseaux sociaux. Et les responsables politiques s’engouffrent dans la polémique. Le conservateur Xavier Bertrand, la leader d’extrême droite Marine Le Pen, ou encore le chef de file du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon: tous critiquent la décision des autorités militaires françaises. Et ils désignent un même responsable : l’actuel président, Emmanuel Macron.
Dans la perspective des élections du printemps prochain, le chef de l'État a fait de la réindustrialisation du pays une de ses grandes priorités. Alors forcément, si on assure défendre la production f
C’est sans doute l’artiste qui compte le plus de musées à son nom. En Espagne, il y en a deux à Malaga, sa ville natale, un à Barcelone, un à Horta de Sant Joan, en Catalogne, et encore un autre à Buitrago de Lozoya, près de Madrid. En France, l’immense œuvre de Picasso est exposée dans deux centres qui lui sont consacrés à Antibes et Vallauris, dans le sud du pays. Et bien sûr, dans l’Hôtel Salé de Paris, dans le Marais. L’Espagne et la France, les deux pays de Picasso : il est né dans le premier, il s’est construit comme artiste à la renommée internationale dans le second.
Pourtant, ses relations avec les deux territoires ont toujours été complexes. Les problèmes du peintre andalou avec les autorités espagnoles sont bien connus : dès 1936, Picasso prend la défense de la République contre le soulèvement militaire en Espagne. Son tableau Guernica, en 1937, deviendra le symbole universel de la violence contre les civils dans un conflit armé. Et jusqu’à sa mort en 1973, il s’opposera au régime autoritaire du dictateur Franco, issu de la guerre civile.
Avec la France, c’est un peu différent. Aujourd’hui célébré et admiré, le peintre espagnol n’a pourtant pas été, pendant longtemps, un