Commençons notre programme. J’aimerais tout d’abord vous parler de l’hommage rendu en France au chanteur Georges Brassens, à l’occasion du centenaire de sa naissance. Je voudrais aussi que l’on revienne sur les excuses présentées par le président français aux victimes de la répression du 17 octobre 1961 à Paris. On voyagera ensuite au Royaume-Uni, qui s’inquiète pour la sécurité de ses députés. On s’intéressera également au camembert, qui n’est plus le fromage le plus consommé en France, un véritable séisme dans le pays. Et pour terminer, direction les États-Unis, où la ligue de basket a repris, au milieu de la polémique sur la vaccination des joueurs.
C’est parti pour ce podcast. On commence en musique, ou plus exactement en chanson, avec la célébration, vendredi dernier, du centenaire de la naissance de Georges Brassens. Le chansonnier reste aujourd’hui une référence musicale et culturelle en France…
Vendredi dernier, la France a commémoré le centenaire de la naissance de l’un de ses plus grands poètes. Un artiste que tous les Françaises et Français peuvent facilement reconnaître en trois mots : guitare, pipe et moustache. Beaucoup d’entre vous savent sans doute déjà de qui nous parlons. Il s’agit, évidemment, de Georges Brassens. Né le 22 octobre 1921 dans la petite ville de Sète, sur les bords de la mer Méditerranée, le chansonnier aurait eu cent ans la semaine dernière. Et même s’il est décédé en 1981, il y a quarante ans, les hommages qui lui ont été rendus ces jours-ci rappellent son influence sur la culture du pays.
C’est une des pages noires de l’histoire contemporaine française. Elle a eu lieu le 17 octobre 1961. Ce jour-là, un mardi, des milliers d’Algériens qui habitent en France défilent dans les rues de Paris. La manifestation est pacifique. Des hommes, mais aussi des femmes et des enfants, y participent. Ils ont été convoqués par le FLN, le Front de Libération Nationale, pour protester contre un couvre-feu imposé par les autorités de la capitale aux ressortissants algériens. Une mesure qu’ils considèrent discriminatoire. La marche se déroule dans un contexte particulier. En Algérie, à 1.300 kilomètres au sud de la capitale française, la guerre d’indépendance fait rage depuis 1954.
C’est pourtant à Paris que la violence va se déchaîner ce 17 octobre. La préfecture de police a mobilisé des milliers de policiers. En quelques heures, plus de 12.000 manifestants sont détenus, selon les chiffres officiels. Les arrestations sont violentes, avec des coups de pieds, de crosse et de fusil. Certains participants sont exécutés. D’autres sont jetés vivants dans la Seine. Le bilan établi par les historiens est effroyable : en quelques heures, entre 120 et 200 Algériens ont été tués dans la répression
David Amess avait ses habitudes dans l’église méthodiste de Leigh-on-Sea, une petite bourgade paisible installée sur la rive nord de l’embouchure de la Tamise. C’est là-bas, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Londres, que le député avait sa permanence. Représentant de la circonscription au Parlement de Westminster depuis 1997, l’élu conservateur était un vétéran de la politique britannique. Âgé de 69 ans, il siégeait depuis près de 40 ans à la Chambre des Communes de Londres.
Vendredi 15 octobre, Amess se livrait à un exercice habituel : recevoir et écouter ses administrés. En début d’après-midi, un individu l’a sauvagement attaqué. Gravement blessé par plusieurs coups de couteau, le député est décédé. L’auteur présumé des faits, un jeune homme de 25 ans, a été détenu. La police britannique a ouvert une enquête et qualifié le meurtre d’attentat terroriste. David Amess laisse derrière lui cinq enfants. Et un pays en état de choc.
Dans les jours qui ont suivi l’assassinat, les hommages au député conservateur se sont succédé. Lundi 18 octobre, c’est tout le Parlement qui s’est rassemblé pour une minute de silence. Mais au-delà de ce recueillement unanime, un débat commence à v
Il reste encore un peu plus de deux mois, mais je crois qu’on peut déjà dire que 2021 a été l’année de l’Italie. Les Transalpins ont remporté l’Eurovision. Ils se sont imposés à l’Euro de football. Ils ont récemment gagné un Prix Nobel, celui de Physique, avec Giorgio Parisi. Et ils viennent de remporter une victoire hautement symbolique, sur le terrain gastronomique : selon les chiffres du secteur publiés mi-octobre, la mozzarella est devenue, en septembre, le fromage le plus consommé par les Français. La petite boule blanche a détrôné le roi absolu depuis des décennies : le camembert.
Pour la gastronomie française, le coup est rude. Pourtant, ce n’est pas surprenant. Les ventes de mozzarella n’ont pas cessé d’augmenter en France ces dernières années. Celles du camembert, au contraire, ont régulièrement baissé, de 3% par an en moyenne. Ce n’était donc qu’une question de temps pour que le produit italien finisse par dépasser le français. C’est désormais une réalité : entre janvier et septembre, plus de 33.000 tonnes de mozzarella ont été vendues en France. C’est presque quatre tonnes de plus que le fromage à pâte molle de Normandie.
Parmi les raisons qui expliquent ce sorpasso, ce
C’est la reprise pour le plus grand championnat de basket du monde. Le retour de la NBA avait lieu la semaine dernière avec, pour commencer la saison régulière, un superbe choc : le vainqueur du dernier championnat, les Milwaukee Bucks, recevait l’un des grands favoris de cette année, les Brooklyn Nets. Sur le parquet, une pléiade de stars : il y avait bien sûr le Grec Giannis Antetokounmpo, le meilleur joueur du monde actuellement, du côté des Bucks. Chez les New-yorkais, on pouvait profiter du talent de Kevin Durant et de James Harden. Une mise en bouche parfaite, donc. Et pourtant, il manquait quelque chose.
Plus exactement, il manquait quelqu’un. Dans les rangs des Nets de Brooklyn. Kyrie Irving, l’un des joueurs les plus fantasques du championnat nord-américain, n’a pas été autorisé à participer à la rencontre. Pour une simple raison : le meneur de jeu de 29 ans refuse de se faire vacciner contre le coronavirus. Son club a donc décidé de le mettre à l’écart. Irving n’a pas le droit de s’entrainer, et il ne peut pas participer aux rencontres de son équipe.
Le joueur des Brooklyn Nets n’est pas le seul dans ce cas. Une vingtaine de joueurs de la ligue nord-américaine ont décidé