Mais avant de commencer notre discussion, je voudrais vous inviter à vous joindre à nous pour la prochaine session de News in Slow French Live. Vincent animera une discussion en direct sur Clubhouse intitulée « L’immigration : un atout ou une menace pour les nations ? La session aura lieu vendredi 22 octobre à 16 heures (heure de Paris). Mais, veuillez consulter la page d'accueil de notre site Web pour plus d'informations. L'heure de la session sera indiquée dans votre fuseau horaire local.
L'Autriche a depuis quelques jours un nouveau chancelier. Il s'appelle Alexander Schallenberg, il est très proche de Sebastian Kurz, l'ancien titulaire du poste, obligé de démissionner pour cause de présomptions de corruption. Si proche même que certains le taxent de marionnette. Une série sud-coréenne fait sensation dans le monde entier. Elle parle de perversité, de vie et de mort, mais aussi des ravages du capitalisme mondial. Un sujet brûlant. La France a, comme souvent, le blues. Mais Emmanuel Macron veut lui rendre sa place dans le monde et lance un grand plan d'investissements de 30 milliards d'euros sur cinq ans. De quoi redonner le sourire à ceux qui rêvent de grandeur. Nous sommes à six mois des élections présidentielles… Anne Hidalgo ne le sait que trop. La maire de Paris, qui avait déclaré sa candidature pour devenir présidente de la République en septembre dernier, vient d’obtenir l'investiture du Parti socialiste. Mais les moyens financiers et humains de ce parti en déclin vont-ils suffire à la faire remonter dans les sondages ? Lui, enfin, n'a jamais eu besoin de qui que ce soit pour se construire un destin: Hubert Germain était un résistant de la première heure aux Nazis, il a été fait Compagnon de la Libération par le général de Gaulle, avant d'être deux fois ministre. Cet homme admirable et admiré vient de mourir à 101 ans. La France pleure son dernier héros de la guerre.
En Autriche, ils sont sans doute peu à regretter leur chancelier, qui vient de démissionner pour cause de présomptions de corruption. Sebastian Kurz a choisi Alexander Schallenberg pour le remplacer. Un choix on ne peut plus avisé...
Alexander Schallenberg, alias Schalli pour les Autrichiens, s'est présenté peu après 13 heures au palais de la Hofburg, à Vienne. On l'imagine un peu raide, conscient des circonstances particulières qui l'amènent dans l'ancienne résidence des Habsbourg. Ce fils de diplomate a rendez-vous avec le président de l'Autriche, Alexander Van der Bellen. Bien sûr, les deux hommes se connaissent bien. Schallenberg est ministre des Affaires étrangères de cette République d'Europe centrale depuis juin 2019, il côtoie donc le président régulièrement. Pourtant, il sait cette fois qu'en sortant de cette demeure impériale il ne sera plus jamais le même. En ce 11 octobre, à la mi-journée, ce grand aristocrate est, en effet, devenu le seizième chancelier d'Autriche. Sans, semble-t-il, qu'il ait vraiment eu son mot à dire.
Le premier épisode démarre avec les gros ennuis de Seong Gi-hun. Un quadragénaire, chômeur, divorcé, joueur et qui vit avec le peu d'argent que sa mère, petite commerçante sur un marché de Séoul, gagne chaque jour. Après une première mauvaise rencontre qui lui coûtera ses derniers wons – monnaie locale – et des gifles sur la joue, Seong se voit proposer une curieuse offre : participer à une série de jeux, en compagnie de 455 autres pauvres types comme lui. Les concurrents devront jouer à « un, deux, trois, soleil », ou au « squid game ». Des jeux en principe pour petits, mais qui ici s'achèvent avec la mort des perdants et le gros lot pour le gagnant: 33 millions d’euros. De quoi passer le restant de sa vie en sécurité. Bienvenue dans la série « Squid game ».
Mise en ligne le 17 septembre dernier sur Netflix, la première saison de cette aventure mortelle a déjà touché plus de 100 millions de foyers dans le monde, comme l'explique le journaliste Pierre Haski, à la radio publique française, France Inter, le 14 octobre. Elle a détrôné les séries qui connaissent un triomphe planétaire comme « La Casa de Papel », « Sex Education » ou « La Chronique des Bridgerton ». Et cette ascension
Ce sont des grandes messes comme il les aime, depuis toujours. Le 12 octobre, Emmanuel Macron avait convié beaucoup de monde à venir l'écouter à l’Élysée : l'ensemble du gouvernement, deux cents étudiants, des investisseurs institutionnels, des start-upeurs, des industriels et quelques chercheurs. Là, sous les ors de la République et les lustres imposants des salles de réception, juché sur une petite estrade, un énorme panneau « France 2030 » dans le dos, le chef de l’État a annoncé son grand projet pour les prochaines années. Il veut investir trente milliards d'euros en cinq ans afin de faire du pays « une grande nation d'innovation » et de « gagner la bataille de l'indépendance ». Mais de quoi s'agit-il, exactement ?
Pour bien comprendre cette annonce, il faut remonter à la crise sanitaire qui a fait prendre conscience aux dirigeants français que nous étions trop dépendants du monde entier. Nous avons été incapables de produire nos propres masques, de créer un vaccin contre le Covid ou encore de nous procurer des médicaments aussi simples que du paracétamol, fabriqué aujourd'hui à l'autre bout de la planète. Cette situation, qui est le résultat de plus de trente ans de délocalis
Ça y est, c'est fait. Depuis le 14 octobre, au soir, Anne Hidalgo représentera le Parti socialiste aux prochaines élections présidentielles. Les militants l'ont désignée à plus de 70 % après un vote dans les fédérations. Certes, l'actuelle maire de Paris avait annoncé, le 12 septembre dernier, qu'elle entrait dans la course à la magistrature suprême, mais jusqu'à présent, aucun parti ne la soutenait officiellement. Or, sans structure politique, pas d'argent ni de force militante. Hidalgo dispose désormais de ces deux atouts. Ce qui fait dire au patron du Parti socialiste, Olivier Fort, que la campagne va enfin pouvoir démarrer.
De fait, le 15 au matin, la première affiche a été collée dans toute la France. On y voit la candidate souriantes, sur un fond blanc. La photo est illustrée par le slogan « Le courage, la justice » inscrit en bleu et rouge. Des tracts ont également commencé à être distribués sur les marchés. Le 15 dans la journée, Anne Hidalgo a visité une maternité pour soutenir les sages-femmes en grève pour obtenir davantage de reconnaissance et une augmentation de salaire, puis la Franco-espagnole s’est envolée pour Valence, en Espagne, afin de participer à un débat du c
La nouvelle a été annoncée par Florence Parly, le 12 octobre au Sénat : Hubert Germain est mort à l’âge de 101 ans. « Je voudrais avoir une pensée émue pour lui, pour sa famille et pour ses frères d’armes qui nous ont quittés depuis longtemps. C’est un moment important de notre histoire », a affirmé la ministre des Armées, qui connaissait personnellement ce vieux monsieur. Elle était, en effet, venue lui rendre visite dans la petite chambre qu'il avait fini par occuper au sein de l'Institution des Invalides, sorte de maison de retraite pour soldats. L'Angleterre aussi lui avait rendu hommage. Son ambassadeur en France, Ed Llewellyn, lui avait remis la médaille de l'ordre de l'Empire britannique à titre civil. C'est qu'Hubert Germain est un héros. Un vrai.
Ex-officier de la 13ème DBLE, l'unité mythique engagée en Afrique et en Italie pour la libération du continent, ce Français a été un résistant de la première heure et rejoint Londres en juin 1940. De Gaulle, en 1944, en fera un Compagnon de la Libération. Il s'agit du titre le plus honorifique que la République puisse décerner à un combattant. Seules 1 038 personnes ont reçu cette distinction créée par le Général en exil à Londres