Avant de commencer la présentation de l'émission d'aujourd'hui, je suis heureux d'annoncer que nous avons maintenant un endroit où vous pouvez tous avoir des conversations en direct et pratiquer votre français. Il est accessible à tous gratuitement. Nous vous invitons à télécharger l'application Clubhouse et à devenir membres du club News in Slow French. Au plaisir de vous voir au prochain événement du Clubhouse. Les informations concernant cet événement sont postées sur la page d’accueil.
Aujourd’hui, je voudrais revenir avec vous sur la crise diplomatique qui s’est ouverte la semaine dernière entre la France, les États-Unis et l’Australie. J’aimerais aussi vous parler d’Anne Hidalgo, la maire de Paris, qui vient d’annoncer sa candidature à la présidence en France. On regardera aussi du côté de la Russie, où s’opposer à Vladimir Poutine est de plus en plus difficile. On s’intéressera également à la gratuité de la contraception pour les jeunes françaises, et au retour des spectacles à Broadway, un an et demi après la fermeture des théâtres.
On commence, avec les tensions diplomatiques qui ont éclaté entre Paris et Washington. Le pacte de défense signé entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie a remis en cause la vente de sous-marins français aux autorités australiennes. La France accuse les Américains d’avoir fait pression sur Canberra…
Le vendredi 17 septembre restera une date à part dans l’histoire des relations entre la France et les États-Unis. Ce jour-là, pour la première fois depuis la fin du 18ème siècle et l’indépendance américaine, Paris a annoncé qu’il rappelait son ambassadeur à Washington. Le représentant français dans la capitale américaine est rentré « pour consultations », selon le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères. Dans le langage diplomatique, c’est un symbole fort : une façon de montrer sa colère et son mécontentement.
Anne Hidalgo a choisi la ville portuaire de Rouen pour plonger dans le grand bain. C’est dans la cité normande que l’actuelle maire de Paris a annoncé, dimanche 12 septembre, sa candidature pour les élections présidentielles de 2022. Un choix qui ne doit rien au hasard : en s’éloignant de la capitale, Hidalgo a voulu montrer qu’elle s’adressait à l’ensemble des citoyens français. En élisant le port de Rouen, elle a aussi fait un clin d’œil à ses origines : l’aspirante à l’Élysée est née il y a soixante-deux ans dans le sud de l’Espagne, à San Fernando, où son père travaillait comme… docker.
Tout était donc calibré, préparé, pour que la responsable socialiste se lance dans la bataille. Au-delà de l’annonce officielle de dimanche, il y a aussi eu une interview en prime-time, le jour même, à la télévision publique. Puis, mercredi dernier, la sortie dans les librairies du livre « Une femme française » dans lequel elle revient sur son parcours, de l’Espagne à Paris, et elle ébauche son programme présidentiel. Une mise en route sans anicroche, donc, même si c’est maintenant que le plus dur commence pour Anne Hidalgo.
Il lui faudra d’abord convaincre son propre camp : les militantes et mi
Sans surprise, le parti Russie Unie s’est imposé lors des élections législatives qui se sont déroulées la semaine dernière. La formation de Vladimir Poutine maintient sa majorité à la Douma, le parlement national. La victoire était annoncée de longue date : malgré les nombreux scandales de corruption qui ont éclaboussé ses dirigeants, malgré la crise économique que traverse le pays, le parti au pouvoir se présentait en favori du scrutin. Et pour cause : les principaux opposants à Vladimir Poutine n’ont pas pu se présenter.
Le plus médiatique d’entre-eux, Alexeï Navalny, est actuellement en prison. Victime d’une tentative d’empoisonnement –dont il accuse le Kremlin– l’été dernier, Navalny est revenu en Russie au début de l’année. Il a été arrêté et emprisonné. Son mouvement politique a été qualifié d’extrémiste par la justice russe au printemps, et ses principaux soutiens n’ont pas été autorisés à se présenter aux législatives. Mais Navalny n’est pas le seul citoyen russe qui s’est attiré les foudres des autorités de Moscou…
Ces derniers mois, des dizaines de journalistes, médias de communication et activistes se sont vus attribuer le titre d’agents de l’étranger. Selon la loi russe,
C’est un coup de pouce qui sera sans doute bienvenu pour de nombreuses Françaises. Jeudi 9 septembre, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé, lors d’un entretien télévisé, que la contraception allait devenir gratuite en France pour les moins de 25 ans. La mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2022. Jusqu’alors réservé aux filles de moins de 18 ans, le remboursement de la prescription et de tous les soins liés à la contraception s’étendra donc aux jeunes femmes.
Et la raison avancée par les autorités françaises pour justifier cette décision est d’ordre économique. Selon le ministre, la contraception est en recul en France, et c’est essentiellement à cause du coût que cela représente. Les pilules sont chères et elles ne sont pas toujours remboursées intégralement. D’autres contraceptifs, comme les stérilets, les patchs, les diaphragmes et même les préservatifs sont également payants. Or, de nombreuses jeunes femmes n’ont tout simplement pas les moyens de se les payer. Avec, comme conséquence, une augmentation des grossesses accidentelles.
La mesure a été saluée par les associations de sages-femmes et de médecins. Depuis des années, ils alertent des difficultés fin
Mardi 14 septembre, le Minskoff Theatre de Broadway affichait complet. Rien d’étonnant quand on sait que la salle accueille la comédie musicale du Roi Lion, l’un des spectacles les plus importants qui se jouent dans le cœur culturel de New York. À l’affiche de manière presque ininterrompue dans la ville américaine depuis novembre 1997, les aventures de Simba sur les planches ont attiré plus de 60 millions de spectateurs. Mais à y regarder de plus près, ce mardi 14 septembre n’était pas vraiment un jour comme les autres. C’était tout simplement la première représentation depuis mars 2020 !
Pendant 18 mois, les lumières et les néons qui illuminent Broadway, l’avenue théâtrale la plus célèbre du monde, sont restées éteintes. Une obscurité provoquée par la pandémie du coronavirus, mais qui a pris fin la semaine dernière. Le Roi Lion, donc, mais aussi Chicago et Hamilton : les grandes comédies musicales à succès sont de retour à New York, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Comme un symbole, le kiosque de Times Square, qui permet d’acheter des billets pour le jour même, a lui aussi repris son activité mardi 14 septembre.
Pour l’industrie du spectacle, c’est un soulagement. Part