Justice, les proches des victimes du 11 septembre 2001 n'ont guère pu en avoir. Deux décennies plus tard, c’est l'ensemble de l'Amérique qui a rendu un hommage appuyé aux innocents tombés par la folie d'extrémistes.
Le ciel est bleu, limpide, au-dessus de Manhattan. Et « Ground Zéro », curieusement calme pour un samedi matin. Mais ce 11 septembre 2021 n'est pas un début de journée comme les autres. Il marque le début des commémorations des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait 2 977 morts, dont 2753 rien qu'à New York, 6 000 blessés, sans parler des milliers de personnes tombées malades à cause de l'effondrement des Twin Towers du World Trade Center. C'est précisément là, à l'endroit même où ces tours jumelles s'élevaient jadis, que l'hommage aux disparus a démarré.
L'avenue est bordée par le fameux parc Tenente Siqueira Campos et ses arbres issus des forêts primaires. Le vaste musée d'Art y a aussi sa place, tout comme d'autres un peu moins renommés. On trouve aussi sur cette large artère les grandes banques du pays, les institutions financières et de magnifiques immeubles à l'architecture si originale. C'est là, sur la fameuse Paulista, l'équivalent de la Ve avenue à São Paulo, capitale économique du Brésil, qu'ils se sont massivement donnés rendez-vous. Pas moins de 125 000 partisans de Jair Bolsonaro célèbrent la fête de l'Indépendance du pays, en ce 7 septembre. Et comme dans beaucoup de rues du pays, ils disent leur soutien au leader populiste.
La bière fraîche coule à flots, des stands de vente de grillades sont installés à tous les coins de rue. Mais on aurait tort de se laisser enivrer par cette ambiance de carnaval. Les croix évangéliques côtoient les motards. Sur les tee-shirts et les ballons qui flottent dans le ciel, le chef de l’État est représenté... arme à la main. Mais, comme le remarque le correspondant du Monde sur place, « les « stars » du cortège sont sans conteste ces militaires de réserve, habillés de treillis, bottes de
12 h 54, mercredi 8 septembre. Onze accusés viennent de prendre place dans le box qui leur est réservé. Masqués. Six autres seront jugés par défaut : ils sont tous présumés morts en Syrie, sauf l'un d'eux qui est détenu en Turquie. 13 h 21, « l'audience criminelle est ouverte », annonce Jean-Louis Périès, président de ce tribunal spécial. 13 h 34, Salah Abdeslam, premier dans l'ordre alphabétique, est invité à décliner son identité. L'accusé prononce, au lieu de cela, la profession de foi islamique – « Il n'y a pas de divinité à part Allah... » –, puis finalement, indique son nom et prénom. Il porte un tee-shirt noir, des cheveux longs gominés en arrière, une barbe en partie dissimulée derrière son masque. À première vue, il ressemble à un jeune homme ordinaire, mais les apparences sont trompeuses : Salah Abdeslam est le dernier membre encore en vie des commandos islamistes qui ont fait 137 morts et des centaines de blessés à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015. Et il est le principal accusé présent de ce procès. D'ailleurs, il ne cache pas ses crimes : «Je m’appelle Abdeslam Salah... J'ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’État islamique», explique-t-il
Appelons-la Aurélia. Il y a près de deux ans, presque une autre époque vous dirait-elle, cette experte-comptable quadragénaire mettait une heure trente le matin pour se rendre à Paris, sur son lieu de travail. Le soir, elle refaisait le chemin inverse. Arrivée chez elle, vers 19h30, il lui fallait ensuite préparer le dîner tout en jetant un œil, le plus souvent fatigué, sur les devoirs de ses filles. Alors, lorsque le premier confinement a été décrété, en mars 2020, pour freiner la pandémie de Covid, Aurélia a été soulagée de ne plus devoir articuler son existence autour du fameux « métro-boulot-dodo ». Depuis, elle télétravaille chez elle. Comme des millions de salariés en France. Une situation qui pourrait se modifier puisque, depuis fin août, les règles ont changé : le télétravail n'est plus obligatoire. C'est maintenant aux entreprises de décider, en accord avec les employés, combien de jours seront passés à la maison et combien dans les bureaux. Une bonne nouvelle ?
Les Français sont mitigés, comme le montre une enquête publiée le 6 septembre par le syndicat de gauche CGT. Sur les 15 000 sondés, 98 % plébiscitent le télétravail, qui leur permet des gains de temps et de fatigu
La cérémonie religieuse se voulait intime, elle a accueilli la grande famille des artistes : Alain Delon, son ami depuis soixante ans, avec son fils, Anthony ; les comédiens Pierre Richard et Jean Dujardin, les actrices Béatrice Dalle et Bérénice Béjo, le réalisateur Claude Lelouch, le metteur en scène Francis Huster, le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux... Le vendredi 10 septembre, tous se sont retrouvés à l'église Saint-Germain-des-Prés, à Paris, pour dire au revoir à Jean-Paul Belmondo, mort le 6 septembre, chez lui à Paris. Il avait 88 ans.
La veille, la France entière lui a rendu un hommage solennel, avec une cérémonie dans la cour des Invalides à laquelle participaient d'autres grands noms du spectacle. Jusqu'à tard dans la nuit, le public est venu saluer le monstre sacré du cinéma. « Nous aimons Belmondo parce qu'il nous ressemblait (…). Flic, voyou, toujours magnifique », a expliqué Emmanuel Macron dans son éloge funèbre. Ou comme l'a confié un fan au Figaro : « À la fois gouailleur, fantasque et classieux. » Oui, Belmondo nous ressemblait.
Né le 9 avril 1933, à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, le fils de Paul Belmondo, sculpteur de renom, et de la p