Maintenant que les États-Unis et leurs alliés ont retiré leurs troupes d’Afghanistan, la question se pose de savoir quelle forme vont prendre les relations avec le nouveau régime, particulièrement en ce qui concerne l’évacuation des réfugiés.
Alors que le monde contemple la débâcle afghane et dresse le bilan de 20 années de guerre menée par les États-Unis et leurs alliés dans ce pays, l’urgence qui s’impose maintenant concerne le sort des milliers d’Afghans qui désirent encore s’exiler.
Lors de sa visite en Irak, le 29 août, le président Macron avait exprimé la nécessité de négocier avec les talibans les conditions d’une évacuation de plusieurs milliers de personnes vulnérables. Suite à l’attentat-suicide qui avait fait plus de 170 morts quelques jours auparavant à l’aéroport de Kaboul, Macron avait même plaidé la création d’une zone protégée sous contrôle onusien qui permettrait la poursuite des évacuations et des opérations humanitaires. Le même jour, les États-Unis avaient effectué une frappe aérienne préventive contre un véhicule chargé d’explosifs.
La nouvelle menace posée par la branche locale de l’organisation État Islamique avait été brandie par Paris, Londres et Washington pour défendre leur projet de résolution, soumis le 30 août au Conseil de sécurité des Nations unies.
La résolution adoptée demande aux talibans qu’ils respectent leurs engagements, « en ce qui concerne le départ d’Afghanistan en toute sécurité d
Il vient de devenir plus difficile pour la jeunesse chinoise de s’adonner à son passe-temps favori : les jeux vidéo en ligne.
Pékin a instauré une nouvelle réglementation selon laquelle les moins de 18 ans n’auront plus accès aux jeux vidéo que les vendredi, samedi et dimanche, et seulement pour une heure. L’objectif est de lutter contre l’addiction des jeunes.
En Chine comme ailleurs, certains enfants et adolescents peuvent passer des journées entières scotchés à leur écran, un phénomène décrié depuis longtemps pour ses conséquences négatives – baisse de la vision et des résultats scolaires, manque d’activité physique, obésité, dépendance – et reconnu comme une pathologie à part entière par l’Organisation mondiale de la santé.
Une réglementation datant de 2019 interdisait déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22 heures et 8 heures. Ils ne pouvaient jouer que 90 minutes par jour de la semaine et trois heures les week-ends. Mais les parents avaient jugé ces mesures insuffisantes et peu respectées. La réponse a été cette nouvelle réduction du temps de jeu à trois heures par semaine et l’obligation pour les mineurs de se connecter avec une pièce d’identité pour les empêcher de contou
Mikis Theodorakis, l’un des plus célèbres compositeurs grecs, est mort le 2 septembre à Athènes, à l’âge de 96 ans. Il était aussi connu pour son engagement politique et en particulier sa résistance à la dictature dite « des colonels » qui, de 1967 à 1974, entraîna la répression de milliers d’opposants. Theodorakis lui-même fut emprisonné et exilé, et sa musique interdite durant cette période.
Hors de Grèce, il était surtout connu pour les partitions de deux films considérés comme des classiques : Zorba le Grec, réalisé en 1964 par Michael Cacoyannis, dans lequel l’acteur Anthony Quinn incarne, selon le New York Times, l’« essence de la tumultueuse ethnicité grecque » ; et Z, une sombre satire de la junte grecque, réalisé en 1969 par Costa-Gavras.
« J’ai toujours vécu avec deux sons – l’un politique, l’autre musical » avait-il déclaré au New York Times en 1970. Il venait d’être libéré d’un camp de détention et s’était exilé à Paris d’où il entreprit une campagne internationale pour restaurer la démocratie en Grèce. Ses concerts et ses contacts avec des dirigeants mondiaux contribuèrent au renversement du régime quatre ans plus tard. La Grèce devient alors une république parlementaire
Au cours des dix derniers mois, une entreprise marseillaise a obtenu le « prix bienveillance » lors de la remise des Trophées des entrepreneurs positifs ; l’application Tinder a prié ses adhérents de se câliner en toute « bienveillance » ; et Emmanuel Macron a tenu sa promesse électorale – « J’ai une règle de vie pour les femmes et pour les hommes comme pour les structures, c’est la bienveillance » – en donnant la réplique à un duo d’amuseurs publics sur YouTube…
Dans Le Monde du 28 août, la journaliste et réalisatrice Maroussia Dubreuil analyse ce phénomène lexical et passe en revue ses manifestations les plus flagrantes. Échappé des formules ampoulées des courriers administratifs – « Je sollicite votre bienveillance » – pour être élu mot de l’année en 2018 par le dictionnaire Robert, ce nom féminin à consonance douce et chevaleresque vampirise aujourd’hui des domaines aussi variés que l’éducation, la gestion d’entreprises, la communication, l’écologie, les réseaux sociaux, la famille, la cuisine, la culture, la santé… Et la crise sanitaire due au Covid-19 a encore fait grimper sa cote de popularité.
Dubreuil se demande si la bienveillance pour tous – aussi louable qu’instagrammable
À la Guadeloupe et à la Martinique, les deux principales îles françaises dans les Caraïbes, les avis de décès sont traditionnellement lus à la radio. Le public apprécie ce segment quotidien d’une vingtaine de minutes. Mais récemment, alors que les deux îles sont confrontées à une quatrième vague de l’épidémie du coronavirus, l’annonce de 60 morts par jour peut prendre une heure entière.
Si, en France métropolitaine, l’augmentation des cas de Covid-19 au cours de l’été a occasionné moins d’hospitalisations et de décès que les vagues précédentes, l’échec de la campagne de vaccination dans les îles – un échec dû à la méfiance vis-à-vis des autorités nationales en matière de santé – a entraîné une catastrophe, rapporte le site Politico.
Le contraste est frappant : en date du 25 août, 63 % de la population française était vaccinée ; dans les îles, qui comptent chacune un peu moins de 400 000 habitants, ce pourcentage se réduit à un tiers.
Le nombre d’infections – plus de 6 000 en une semaine – a conduit les autorités locales à prolonger le confinement et à ordonner la fermeture des plages et des commerces non essentiels. La plupart des touristes s’en sont allés.
Comme cause de sa réticence