On commence tout de suite ! Mercredi dernier, au moins 27 migrants sont morts dans le naufrage de leur embarcation, au large des côtes de Calais. C’est la pire tragédie qui se soit jamais produite dans la mer qui sépare la France de la Grande-Bretagne. Les deux pays se disputent autour de la gestion de la crise…
Cela devait finir par arriver. Depuis des mois, les associations et les collectivités locales de la région de Calais, dans le nord de la France, tiraient la sonnette d’alarme. Ils n’ont eu de cesse d’avertir des risques courus chaque jour par des centaines de personnes pour tenter de rallier la Grande-Bretagne. Ils assuraient qu’une tragédie finirait par avoir lieu. Et malheureusement, ils avaient raison : mercredi dernier, 27 personnes se sont noyées au large des côtes de Calais. Leur bateau pneumatique a coulé. À bord, il y avait aussi sept femmes, dont une enceinte, et trois enfants.
C’est la première fois qu’autant de migrants meurent dans un naufrage dans le canal de La Manche. La tragédie reflète cependant une triste réalité : la frontière maritime entre la France et l’Angleterre est devenue une nouvelle -et dangereuse- route migratoire. Selon les chiffres publiés par les autorités françaises fin novembre, plus de 33.000 personnes ont tenté la traversée depuis le début de l’année. C’est trois fois plus qu’en 2020. C’est 30.000 personnes de plus que sur toute l’année 2019 !
Pourtant, à Londres comme à Paris, on a longtemps minimisé le phénomène. Il a fallu un terrible drame pou
C’est une drôle de sensation de « déjà-vu. » En Autriche, Slovaquie et Belgique, aux Pays-Bas, au Portugal ou en Allemagne: depuis deux semaines, les citoyens européens vivent au rythme des annonces de nouvelles restrictions pour faire face au coronavirus. L’Europe est devenue l'épicentre de la pandémie, la région la plus touchée par la circulation du virus. Personne ne s’y attendait vraiment. Avec plus de 65% de la population totalement vaccinée, avec un retour de l’activité économique et après un été et un début d’automne vécus sans mesures restrictives ou presque, les Européens s’imaginaient que le Covid-19 était derrière eux.
Il n’en est rien. Le virus a recommencé à circuler, et il le fait très rapidement. L’Allemagne a enregistré ces derniers jours plus de 50.000 nouveaux cas chaque jour, du jamais vu depuis le début de la pandémie, en mars 2020. Même chose pour l’Autriche ou les Pays-Bas, qui affichent des niveaux de contagions records depuis la mi-novembre. Et l’irruption, la semaine dernière, d’un nouveau variant du virus, très contagieux, risque de ne pas arranger les choses. Omicron – c’est le nom qui lui a été attribué par l’Organisation Mondiale de la Santé – inquiète
« Omar m’a tuer. » Cette phrase est emblématique d’un des faits divers les plus médiatiques et controversés de ces dernières décennies en France. Une phrase avec une faute de grammaire : le verbe « tuer » est écrit à l’infinitif, alors que c’est son participe passé, « tuée », avec un accent aigu et l’accord au féminin, qui aurait dû être employé. C’est un détail, mais qui a toute son importance dans un crime qui a choqué et passionné les Français : celui de Ghislaine Marchal.
Pour comprendre, il faut remonter à l’été 1991. Ghislaine Marchal est une riche veuve de 65 ans qui habite à Mougins, dans les Alpes Maritimes. Le 24 juin, son corps sans vie est retrouvé dans la cave de sa villa, avec des signes de violence. Sur l’une des portes du domicile, écrite en lettres de sang, les enquêteurs retrouvent la fameuse inscription : « Omar m’a tuer. » Omar, c’est le jardinier de la villa. Un jeune homme originaire du Maroc, qui travaille pour Ghislaine Marchal depuis plusieurs années. Pour les enquêteurs, la phrase est la preuve principale de la culpabilité du jardinier.
Pourtant, de nombreuses incohérences entourent l’affaire. Il y a, d’abord, la faute de grammaire. Pour les défenseurs d’
C’est une définition qui a fait couler beaucoup d’encre. Elle est apparue mi-novembre dans l’édition en ligne du dictionnaire Le Robert. Sur le site internet de l’encyclopédie, il est expliqué que « iel » est un « pronom personnel, sujet de la troisième personne du singulier. » Et il est précisé que ce pronom est employé « pour évoquer une personne quel que soit son genre. » En fait, « iel » est une contraction du pronom masculin « il » et du féminin « elle». C’est un mot neutre, qui est donc utilisé pour les personnes qui ne se reconnaissent ni dans le genre masculin, ni dans le genre féminin.
Son apparition dans un dictionnaire de référence en France a provoqué une levée de boucliers. Avec en première ligne, plusieurs responsables politiques, dont le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. Le jour même de l’annonce de la publication du mot sur le site du Robert, il a estimé que le français ne pouvait pas être « trituré» de la sorte. Le ministre considère que la langue française est suffisamment complexe, et « qu’on n’a pas besoin d’en rajouter. » À ses côtés se trouvait alors Brigitte Macron, la femme du président français. Et elle non plus, elle ne s’est pas montrée favor
Il y a quelques semaines, personne, en dehors des spécialistes et des suiveurs les plus assidus du tennis, ne savait vraiment qui était Peng Shuai. Âgée de 35 ans, la Chinoise a réalisé une carrière honorable sur le circuit mondial féminin, avec deux titres en simple à la clé. Elle était surtout connue comme une spécialiste du double. Dans cette discipline, elle a remporté 23 tournois, dont deux du Grand Chelem : Wimbledon en 2013, et Roland Garros en 2014. Cela lui permettra d’occuper à cette époque-là la première place du classement mondial de la spécialité.
Mais ce n’est pas pour ses performances sportives que le monde entier a commencé à connaître Peng Shuai. Au début du mois dernier, la joueuse publie un message sur le réseau social chinois Weibo. Elle y dénonce alors avoir été contrainte à avoir une relation sexuelle avec un ancien dirigeant chinois. Elle le mentionne directement : il s’agit de Zhang Gaoli, qui a occupé les fonctions de vice-Premier ministre du pays entre 2013 et 2018. Très vite, le message est censuré, mais des captures d’écran circulent sur d'autres réseaux sociaux.
Dans les jours qui suivent, on ne sait plus rien de la joueuse de tennis. Et ses collègues