En France, la surprise ne sera sans doute pas à gauche. Les candidats à la présidentielle sont éparpillés et la représentante du parti socialiste n'arrive pas à se faire entendre. Elle a proposé une primaire à ses concurrents dont personne ne veut. Sauf miracle, la défaite est assurée.
Le choix de ce lieu n'est pas un hasard. Perpignan, magnifique cité connue pour son centre-ville médiéval, et bastion de l'extrême droite. Perpignan, commune du sud de la France, à quelques kilomètres de l'Espagne, et seule agglomération française de plus de 100 000 habitants gérée par un élu du Rassemblement national. Il s'appelle Louis Aliot et se trouve être aussi l'ancien compagnon de... Marine Le Pen. C'est donc sur ces terres qu'Anne Hidalgo a décidé de venir parler. Ou comme elle le dit elle-même, « de lutter contre l'extrême droite et les populistes » qui prospèrent dans l'Hexagone.
Ils devaient arbitrer le débat, ils ont été incapables d'empêcher le pugilat verbal. Le 9 décembre, à 21 heures, devant des millions de téléspectateurs, Léa Salamé, journaliste vedette du service public et son collègue Laurent Guimier ont reçu dans leur émission « Élysée 2022 » l'une des voix montantes de l'extrême droite française : Eric Zemmour.
Ce journaliste et écrivain est, depuis le 30 novembre, candidat à l'élection présidentielle etles sondages lui donnent, pour l'instant, autour de 13 % des intentions de vote. Mais si son tout jeune parti « Reconquête » revendique 40 000 adhérents en une semaine, il n'est pas certain que sa première grande prestation télévisuelle le fasse grimper dans les sondages. Car son face-à-face avec Bruno Le Maire, ministre de l'Économie d'Emmanuel Macron, a été si violent et bruyant que parfois il était impossible d'entendre leurs arguments respectifs.
C'est le sondage qui, depuis le 7 décembre, redonne de l'espoir à la droite. La candidate Les Républicains fait, pour la première fois, une percée spectaculaire : elle devance au second tour de l'élection présidentielle d'avril prochain Emmanuel Macron d'une courte tête : à 52% contre 48%. Lorsque les micros se tendent pour lui demander son sentiment sur ce score inattendu, Valérie Pécresse joue les indifférentes. Un chiffre, ça va, ça vient, ça ne veut rien dire, feint-elle de relativiser. En réalité, la Présidente de la région Île-de-France jubile. Elle va peut-être pouvoir gagner son pari. Et si demain, elle devenait effectivement la première femme à gouverner la France depuis des siècles ?
Rappelons-nous la situation, il y a quelques mois encore. Personne ne la prenait vraiment au sérieux. Aucun sondage ne laissait entrevoir la possibilité qu'elle puisse remporter les primaires de la
Le rendez-vous était donné le 8 décembre, au Bundestag, à Berlin. À 9 heures, les députés allemands se rendent dans une salle adjacente de l'hémicycle. Par ordre alphabétique, ils déposent un bulletin dans l'urne et retournent s'asseoir à leur place. Au premier rang, Olaf Scholz, un masque noir sur le visage, les y attend. Sûr de lui et du résultat. Angela Merkel, dans les tribunes, suit, elle aussi, la passation de pouvoir. Après seize ans de règne, la future retraitée connaît parfaitement le processus. Courtoisement, elle lui fait un petit signe de la main, il répond. Ils n'appartiennent pas au même camp politique, mais aucune animosité n'existe entre eux. Le miracle allemand. La « solidité d'une démocratie », précisera-t-elle.
10h17, le verdict tombe. Sans surprise, Olaf Scholz, le social-démocrate, devient le nouveau chancelier de la RFA, par 395 voix sur les 707 suffrages exprimés.
Le 6 décembre, le ciel est gris et une pluie glaçante fait chuter les températures déjà basses. Un temps à rester chez soi. Au sec. Pourtant, en ce milieu de journée, Abdulrazak Gurnah sort de gaieté de cœur. Il grimpe dans une voiture, se fait conduire dans le centre ville de Londres et s'arrête devant une grande bâtisse - en partie - d'époque géorgienne. La résidence officielle de l'ambassadrice de Suède. À son arrivée, le Tanzanien est accueilli avec les honneurs et.... quelques flashes. C'est son heure de gloire, la reconnaissance internationale de son talent.
Début octobre, le romancier s'est, en effet, vu décerner le prix Nobel de littérature. Et il est le premier des lauréats, en ce jour, à recevoir en main propre son précieux diplôme et la médaille qui l’accompagne. Sans parler du chèque de dix millions de couronnes suédoises, près d'un million d'euros, que l'auteur africain se v