Nous commençons avec un aperçu de la récente tournée du président français dans trois États du Golfe : les Émirats arabes unis, le Qatar et, en particulier, l’Arabie saoudite.
Le président français a rencontré samedi 4 décembre à Djedda, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite, le prince héritier et homme fort du royaume, Mohammed Ben Salman, dit « MBS ». Avec cette visite, Emmanuel Macron devient le premier dirigeant occidental d’envergure à rencontrer MBS depuis l’assassinat en 2018 à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi par des hommes de main venus de Riyad.
Depuis trois ans, MBS est devenu infréquentable sur la scène diplomatique occidentale : les chefs d’État évitent toute rencontre individuelle avec lui et le président américain, Joe Biden, se refuse jusqu’ici à lui parler, une décision interprétée comme un refus de lui conférer une légitimité.
Alors que plusieurs rapports, dont une enquête de la CIA, ont conclu que le prince était impliqué, au moins indirectement, dans le meurtre de Khashoggi, le déplacement d’Emmanuel Macron suggère une volonté de rétablir des liens officiels directement avec lui.
Avant même qu’elle ait lieu, la visite a été critiquée par les organisations de défense des droits humains : « Quels que soient les intérêts stratégiques de la France en Arabie saoudite, rien ne peut justifier la légitimation d’un dirigeant qui
Promis par Joe Biden au cours de sa campagne électorale, un « sommet mondial pour la démocratie » aura lieu – en visioconférence – les 9 et 10 décembre.
Son but est, comme il se doit, noble et ambitieux : selon le département d’État, le sommet offrira une opportunité « d’écouter, d’apprendre et d’engager le dialogue avec un éventail d’acteurs dont le soutien et l’engagement sont critiques pour le renouveau de la démocratie à l’échelle mondiale. » Y seront conviés des chefs de gouvernement et des représentants de la société civile et du secteur privé. Son agenda sera centré sur trois thèmes : la défense contre l’autoritarisme, la lutte contre la corruption et la promotion du respect des droits humains.
Après le chaos de l’ère Trump, il s’agit pour la Maison Blanche de replacer les États-Unis « au cœur d’un orchestre fragilisé, aux notes parfois dissonantes, celui des démocraties, mises à mal par le Covid-19 et une polarisation incandescente du débat public », note poétiquement Le Monde du 25 novembre.
Ne fût-ce qu’en raison du format virtuel et du nombre d’intervenants, on peut déjà s’attendre à une succession de monologues assez abstraits. La liste des 110 pays invités elle-même fait
Le président de la Women’s Tennis Association, Steve Simon, a annoncé, mercredi 1er décembre, « la suspension des tournois en Chine » en raison de l’affaire Peng Shuai : « En toute conscience », a-t-il déclaré, « je ne vois pas comment je peux demander à nos athlètes de participer à des tournois [en Chine] quand Peng Shuai n’est pas autorisée à communiquer librement et a, semble-t-il, subi des pressions pour revenir sur ses accusations d’agression sexuelle. »
Comme nous l’avons évoqué dans un programme récent, Peng Shuai, une joueuse de niveau mondial et extrêmement populaire en Chine, avait disparu quelques jours en novembre après avoir accusé de viol un ancien haut dirigeant chinois. Son post sur le réseau social Weibo avait été immédiatement censuré ainsi que toute référence à son nom. Suite aux réactions des médias occidentaux, y compris de la part d’organisations non gouvernementales et de plusieurs stars du tennis mondial, Peng Shuai est alors réapparue sur des images et dans des vidéos émanant des médias officiels chinois. Mais ces mises en scène – pas plus qu’un message dans lequel elle rétractait ses accusations, et même deux visioconférences avec le président du Comité int
Voici deux ans déjà que nous vivons avec la pandémie de Covid 19, dont le coût en termes de souffrances et de vies humaines est incalculable. Mais la pandémie a aussi bouleversé nos repères et changé, peut-être durablement, notre rapport au travail, note le journal Le Monde dans un article du 29 novembre consacré au collectif français « Travailler Moins ».
Fondé à Nantes par de jeunes diplômés bien insérés et engagés dans des carrières stables, le groupe traite de sujets tels que la réduction du temps de travail, la qualité de la vie, les alternatives au salariat et, plus généralement, le sens de la « valeur travail ».
Sur son site internet, le groupe souligne la contradiction entre, d’une part, la place centrale du travail dans notre vie pour subvenir à nos besoins et, d’autre part, le fait que le travail semble de moins en moins aligné avec l’évolution de nos sociétés occidentales : en témoignent des phénomènes comme les syndromes d’épuisement et d’ennui professionnels, la dénonciation des « jobs à la con », la crainte d’être remplacé par un robot, etc.
Cette contradiction amène les auteurs à poser la question : Est-ce l’être humain qui déraille dans le système travail ? Ou est-ce
Un peu par hasard, je tombe sur une vidéo intitulée « Tunnels cachés, pièces secrètes… 4 théories autour du Sphinx ». Après une courte promotion, le segment s’ouvre sur le titre « On ne nous dit pas tout production ». Suit un fondu enchaîné d’images sur lesquelles une voix qui semble venue d’outre-tombe entame : « Comme tout le monde, je pensais que tout avait été dit concernant le Sphinx de l’Égypte, jusqu’au jour où je découvris que des faits inexpliqués restaient ignorés par les égyptologues… Alors j’ai enquêté… » En moins d’une minute, je suis accroché…
La voix est celle de Charlie Danger, créatrice d’une chaîne de vulgarisation historique sur YouTube qui, en sept ans, a accumulé 800 000 abonnés et à qui Le Monde du 27 novembre consacre un article. Dans cette série intitulée « Les Revues du Monde », Danger présente chaque mois des vidéos d’une vingtaine de minutes sur des sujets aussi variés que les maladies oubliées, la pire condamnation de l’histoire, les femmes vikings, la couleur des statues de l’antiquité, etc.
Les vidéos sont bien produites, avec des séquences animées et des effets spéciaux, mais c’est surtout la performance de Danger, spontanée, dynamique et souvent drôle,