Nous commençons avec le point sur la conquête de l’espace.
Comme la Terre continue de s’échauffer, pourquoi ne pas exporter la guerre froide sur Mars ? – remarque mon épouse. C’est, semble-t-il, le non-dit des récentes entreprises d’exploration spatiale par les États-Unis, la Russie et la Chine.
Les Chinois viennent en effet de poser sur Mars un robot téléguidé, un exploit que seuls les États-Unis avaient accompli avant eux. Mais ils sont les premiers à avoir réussi une triple mission à sa première tentative : mise en orbite, après son lancement fin juillet 2020, d’une sonde composée de trois éléments – l’orbiteur, qui tourne autour de la planète depuis février, et l’atterrisseur, qui vient de se poser et libérera, lui-même, un astromobile.
Ce dernier, baptisé « Zhurong » en référence au dieu du feu dans la mythologie chinoise, explorera la zone environnante pendant trois mois. Pesant 240 kilos, le véhicule est muni de six roues. Il est alimenté par l’énergie solaire et équipé de caméras, d’un radar et de lasers qui lui permettront notamment d’analyser la composition des roches martiennes.
Atterrir sur la Planète rouge est particulièrement difficile et de nombreuses missions européennes, soviétiques et américaines se sont soldées dans le pas
Un agriculteur belge, propriétaire de terres qui bordent la France, a déplacé la vieille borne en pierre qui marque l’emplacement précis de la frontière, rapporte Le Monde du 4 mai.
Il semble que la borne, en place depuis 200 ans, gênait le passage de son tracteur sur un lopin qu’il avait récemment acquis en bordure du bois de Bousignies, dans le nord de la France. En reculant la borne de 2 mètres 29 et en repositionnant sa clôture, l’agriculteur n’a pas seulement agrandi sa propriété : il a repoussé les limites du pays, au mépris d’un traité international qui remonte à 1820.
Ce qu’il ignorait, c’est que la borne avait été géolocalisée avec beaucoup de précision en 2019. Il a donc été facile de prouver qu’on l’avait déplacée, explique David Lavaux, le bourgmestre belge d’Erquelinnes, où est domicilié l’agriculteur audacieux.
Le « forfait » qui, jadis, aurait pu virer à l’incident diplomatique, a été découvert par des passionnés français d’histoire locale qui recensent les marquages historiques de la relation franco-belge.
Sur la borne en question est gravée une date, « 1819 » et sur les faces latérales un « F » pour le royaume de France et, de l’autre côté, un « N » (Nederland) pour c
Aux premières heures du jour, le 6 mai, deux patrouilleurs de la Royal Navy ont été envoyés par Londres dans les eaux qui entourent Jersey, une île anglo-normande dans la Manche. Leur mission : empêcher un éventuel blocus du port de Saint-Hélier, la capitale de l’île, par une cinquantaine de bateaux de pêche français.
Ceux-ci s’étaient ralliés pour une démonstration de force destinée à protester contre les nouvelles conditions de pêche imposées par Jersey dans le cadre de « l’accord de commerce et de coopération » post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Deux frégates de la gendarmerie nationale avaient également été envoyées sur place en vue d’éventuelles opérations de secours en mer.
L’escalade du côté britannique était en réponse à la menace française de couper l’approvisionnement de l’île en électricité, transportée par câble sous-marin depuis la France.
Une guerre s’annonçait-elle entre la France et le Royaume-Uni ? Heureusement, non.
Le même jour dans l’après-midi, les pêcheurs normands et bretons remettaient le cap vers leurs ports respectifs (non sans avoir allumé quelques fumigènes) et les deux navires de Sa Majesté ont été rappelés sans avoir eu à intervenir.
Il aura fallu plusieurs jours, et le paiement d’une rançon de 5 millions de dollars, pour que l’approvisionnement de la côte sud-est des États-Unis en pétrole retourne à la normale après qu’un logiciel malveillant a en partie paralysé un important réseau d’oléoducs, le 7 mai.
Entretemps, une réaction en chaîne était déclenchée, causée davantage par la panique que par une réelle pénurie.
Les automobilistes se sont rués vers les stations d’essence, qui se vidaient rapidement, et les prix ont commencé à grimper. Certaines stations vendaient deux ou trois fois plus que la normale, tandis que d’autres rationnaient les achats. « Les gens commencent à être frustrés », a confié une étudiante à Virginia Beach, après avoir attendu 45 minutes pour faire le plein. Comme certains conducteurs remplissent des bidons en plus de leur réservoir, ça tourne à l’engueulade, a-t-elle ajouté.
La perturbation a également affecté les compagnies aériennes et l’envoi de kérosène par avion a été envisagé pour assurer la continuité des services.
En même temps, les autorités locales prenaient différentes mesures pour maintenir le débit et stabiliser les prix, pendant qu’à la Maison Blanche la question était sur
La cour d’appel de Paris a ordonné le renvoi d’Air France et d’Airbus devant le tribunal correctionnel pour « homicides involontaires » pour leurs responsabilités indirectes dans le crash du vol Rio-Paris, qui avait fait 228 morts le 1er juin 2009.
La nouvelle, annoncée le 12 mai par le journal Le Monde, remet d’actualité l’accident le plus meurtrier de l’histoire d’Air France.
Le 1er juin 2009, le vol AF 447 reliant Rio de Janeiro à Paris s’était abîmé au milieu de l’Atlantique. Les pilotes, désorientés par une défaillance technique en traversant une zone météorologique instable, n’avaient pu rattraper le décrochage de l’avion, entraînant la mort des 216 passagers et des 12 membres de l’équipage.
L’épave et les boîtes noires ne seraient retrouvées que deux ans plus tard, à près de 4 000 mètres de fond. L’enquête allait révéler que l’enchaînement fatal des événements avait commencé avec la défaillance d’une sonde servant à indiquer la vitesse de l’avion.
Après dix ans de batailles d’experts et la mise en examen d’Air France et d’Airbus (le constructeur), le parquet de Paris n’avait demandé un procès que pour Air France, retenant sa responsabilité indirecte par « négligence et imprud