Commençons avec un secret de Polichinelle, aujourd’hui incontestable grâce au travail de l’organisation ProPublica.
En 2007, Jeff Bezos, alors un multimillardaire et aujourd’hui l’homme le plus riche du monde, n’a pas payé un centime d’impôt sur le revenu. Il a répété cet exploit en 2011. En 2018, Elon Musk, dirigeant de Tesla et deuxième homme le plus riche de la planète, n’a pas non plus payé d’impôt sur le revenu. Même chose, plusieurs années d’affilée, pour Michael Bloomberg et George Soros.
Ainsi commence un rapport publié le 8 juin par ProPublica – une association spécialisée dans le journalisme d’investigation d’intérêt public – sur les déclarations fiscales des vingt-cinq premiers milliardaires américains. La divulgation de ces documents relance le débat sur la taxation des riches et révèle l’iniquité du système fiscal américain.
Je note ici la double ironie. D’abord, les documents, obtenus d’une source anonyme, sont théoriquement inaccessibles au public : leur divulgation constitue donc une inf
« Ne venez pas, vous serez renvoyés », a déclaré avec insistance la vice-présidente américaine, Kamala Harris, en s’adressant aux migrants clandestins d’Amérique centrale.
Chargée par le président Biden de l’épineux dossier de l’immigration illégale, Harris était au Guatemala et au Mexique pour une visite qui s’est conclue, le 8 juin, par la signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement mexicain pour contenir la crise migratoire, rapporte Le Monde. Le mémorandum entre les deux pays voisins mise sur le développement régional et la lutte contre la corruption pour tenter d’endiguer les flux record de sans-papiers vers les États-Unis.
Harris voulait apporter un message « d’espoir » en insistant sur la nécessité de « s’attaquer aux causes profondes de la migration ». « Presque personne ne veut quitter son pays. Les gens fuient la violence et la misère », a-t-elle ajouté.
Sans préciser
Lorsqu’un soldat belge, fiché comme sympathisant de l’ultra-droite, a disparu dans les forêts du parc national de Haute Campine, il y a quelques semaines, il avait avec lui assez d’armes pour commencer une petite guerre : quatre lance-roquettes antichars, un fusil-mitrailleur, un revolver, des grenades et 2 000 munitions… Dans divers courriels et lettres, il avait expliqué qu’il comptait les utiliser contre « le régime, les politiciens et les virologues qui continuent à entraver ma liberté ».
Quelque 250 policiers, une centaine de militaires, des membres des forces spéciales belges, néerlandaises et allemandes, tous lourdement armés et appuyés par des véhicules blindés, ont été mobilisés mais en date du 5 juin, Jürgen Conings courait toujours.
Le plus surprenant dans cette histoire, note le site Politico, c’est qu’aux yeux de nombreux Belges, Conings est devenu quelque chose de plus signif
Depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux en France, circule une pétition réclamant l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker, star de music-hall des années vingt et trente, et qui s’engagea activement dans la Résistance française pendant la deuxième guerre mondiale.
La « panthéonisation » est l’un des plus prestigieux honneurs que la France puisse décerner à un personnage, français ou non. Ce monument, situé au cœur de Paris dans le Quartier latin, abrite notamment les restes de Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Victor Hugo et Marie Curie.
L’essayiste Laurent Kupferman, auteur de la pétition intitulée « Osez Joséphine », veut ainsi faire valoir le courage d’une artiste renommée qui fut aussi une féministe, et combattit l’Allemagne nazie ainsi que le racisme et l’antisémitisme.
De Joséphine Baker nous restent les célèbres images d’une danseuse au sourire éclatant, à peine vêtue et lancé
Nous savons peu de choses sur les deux derniers mois de la vie de Vincent Van Gogh.
En mai 1890, le peintre quitte Saint-Rémy-de-Provence où il avait été interné et s’installe dans une auberge à Auvers-sur-Oise, une commune située à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Là, il peindra quelque 70 tableaux, dont le célèbre Champ de blé aux corbeaux, et Racines d’arbres, une œuvre presque abstraite achevée le jour de sa tentative de suicide, le 27 juillet 1890. Il meurt deux jours plus tard à l’âge de 37 ans.
De cette période, à part les toiles, il nous reste juste quelques lettres écrites par Vincent à son frère Théo, et le site qui a sans doute inspiré sa dernière œuvre, découvert l’année dernière par Wouter van der Veen, directeur scientifique de l’Institut Van Gogh : un enchevêtrement de racines et de souches d’arbres au bord de la route, à 200 mètres de l’auberge où résida