En Slovénie, la presse a besoin de tout le monde pour la défendre. Janez Jansa, le Premier ministre, opprime les défenseurs des libertés. Et voilà que, depuis le 1er juillet, il est aux commandes en Europe.
C'est un grand admirateur de Donald Trump. Comme lui, Janez Jansa, provoque et se défoule sur Twitter, ce qui lui a, d'ailleurs, valu le surnom de « Maréchal Twitto », en référence au maréchal Tito, l’homme qui a dirigé l'ex-Yougoslavie à l'époque communiste. Dans sa ligne de mire, on retrouve ses détracteurs. Ou plutôt ceux qu'il considère être ses détracteurs. Ainsi, comme le rapporte le quotidien Le Monde, la télévision publique couvre une manifestation anti-pouvoir… et la voilà aussitôt accusée de mettre la vie des gens en danger. Cette réaction grotesque pourrait prêter à sourire si Janez Jansa n'était pas Premier ministre d’un pays membre de l'Union européenne, la Slovénie. Et, pire, si ce petit État montagneux, né après la chute du communisme, n'avait pas pris la tête du Conseil de l'Union européenne pour six mois. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Janez Jansa, aujourd'hui, n'est pas le bienvenu parmi les Vingt-Sept.
Le dirigeant controversé, chef du Parti démocratique slovène (SDS) – une formation nationaliste et eurosceptique –, crispe Bruxelles. Surtout lorsqu’il se fait le grand défenseur de Viktor Orban, alors que les Européens débattent les 24 et 25 juin de la lo
Ils sont place Tienanmen. Plusieurs milliers de spectateurs, triés sur le volet. Ils applaudissent à tout rompre la patrouille acrobatique de l'armée de l'air, les hélicoptères qui forment le chiffre 100 dans le ciel, l'immense drapeau rouge avec la faucille et le marteau, qui envahit l'azur, et les cent coups de canon qui retentissent. Le message est clair, en ce 1er juillet au matin, à Pékin : le Parti communiste chinois est fort.
Inébranlable. Et le pays avec lui. D'ailleurs, pour la célébration du centenaire de la naissance du PCC, le président XI Jinping ne s'est pas privé de le dire. La Chine est une grande puissance, la Chine ne se laissera plus jamais « opprimer » par les autres pays, a-t-il martelé dans un discours de plus d'une heure, aux tonalités nationalistes.
Si cette propagande peut rencontrer un certain succès dans la Chine continentale, à Hong Kong, elle suscite, au mieux, de l'indifférence. Au pire, elle ravive la colère d'une grande majorité de la population en butte à l'autoritarisme grandissant du parti unique. L'ancienne colonie britannique jouit, en théorie, d'une autonomie particulière jusqu'en 2047, mais la fermeture du quotidien populaire Apple Daily, le 2
C'était une rencontre tendue. Le 28 juin, tôt le matin, Emmanuel Macron effectue une visite officielle dans l'usine de Renault, à Douai. Une ville du nord de la France. Le constructeur automobile français vient de conclure un accord avec le chinois Envision, afin d’équiper ses véhicules électriques avec les batteries du groupe chinois. Une immense usine de batteries va donc être construite sur site. Deux milliards d’euros seront investis et 2500 emplois créés d'ici 2030. Un vrai bonus économique pour le coin.
Le responsable politique qui accueille le chef de l’État, en ce début de journée, s'appelle Xavier Bertrand. La veille, ce conservateur de la droite traditionnelle a été largement réélu Président de la région des Hauts-de-France avec 52 % des voix. Fort de cette légitimité, il s'est – quasi – déclaré pour la présidentielle d'avril 2022. Il est désormais en campagne. C'est un concurrent, sérieux, pour Emmanuel Macron. D'ailleurs, durant cette rencontre, les rivaux n'ont eu de cesse de rappeler que cette implantation industrielle était à mettre à leur crédit respectif.
La bataille ne fait que commencer. Elle sera rude car le patron de la région se sent pousser des ailes. Selon un
Rien n'est trop beau pour attirer les capitaux. Le 28 juin, pour la quatrième année consécutive, le gouvernement français a convié plus d'une centaine d'entrepreneurs étrangers ainsi qu'une quarantaine de Français à Versailles. C'est là, sous les ors et les dorures de ce prestigieux château construit par Louis XIV, que s'est tenu le sommet « Choose France ». Un forum destiné à donner envie aux investisseurs internationaux de s'implanter dans l'Hexagone. Ou plutôt, comme le qualifie Franck Riester, ministre du Commerce extérieur, un « sommet d'affaires international ». Forum ou sommet qu'importe, c'est surtout le premier de cette ampleur depuis dix-huit mois.
En effet, pour cause de pandémie, les grands patrons du monde entier n'ont pas pu se retrouver début 2021 au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Ils ont dû remplacer ce rendez-vous annuel par des mini-sommets virtuels qui ne sont pas toujours propices aux apartés. Et donc, encore moins, aux affaires. Ces retrouvailles en présentiel à Versailles étaient donc les bienvenues pour tous.
C'est d'abord à l'invitation du ministre de l’Économie qu'entre cent dix et cent vingt dirigeants étrangers de multinationales ont partag
David Bailey a photographié John Lennon et Yoko Ono, les frères Gallagher, Andy Warhol, la reine d'Angleterre, mais aussi Catherine Deneuve qu'il a épousée en 1965 avant d'en divorcer deux ans plus tard, Jack Nicholson ou encore les frères Krays, jumeaux et gangsters londoniens. C'est l'un des monuments de la photographie, le maître du portrait en noir et blanc, et, l'artiste mis à l'honneur actuellement par l'association Reporters sans Frontières. En effet, depuis le 1er juillet, le soixante-septième album de RSF, intitulé « 100 photos pour la liberté de la presse », est arrivé dans les kiosques. Ce portfolio prestigieux est centré, cette année, sur Bailey et ses clichés, qui montrent ce que l'on a appelé le « Swinging London » des années 1960.
Photographe, il a un parcours impressionnant, tellement d'ailleurs qu'il a inspiré le film « Blow-Up », de Michelangelo Antonioni. Ce long-métrage avait été récompensé de la Palme d'or à Cannes, à l'époque. La série d'images présentées dans cet album est précédée d'une longue interview de Bailey par l'un des grands noms de la culture rock, le journaliste Philippe Manœuvre. La réunion de ces talents vise évidemment à promouvoir l'achat de ce