Je vous propose de commencer avec le grand événement de cette semaine : le scrutin à deux tours des élections régionales et départementales. Le 20 juin, c'était le premier tour. Le résultat est accablant.
Il y a au moins une chose sur laquelle tout le monde s'accorde : les Français ont massivement zappé le premier tour des régionales et départementales, le dimanche 20 juin. 68 % des électeurs ont boudé les urnes. C'est du jamais vu, en France, sous la Ve République. Le chiffre record inquiète les médias et affole les responsables politiques. D'ailleurs, le 21 juin au matin, sur Twitter, le Premier ministre, Jean Castex, a demandé à ses concitoyens d'aller voter au second tour, qui aura lieu le dimanche 27 juin. « Faire gagner l’abstention, c’est faire perdre la démocratie », a-t-il écrit. Il appelle à combattre – collectivement – l'abstention et supplie tous les Français de se rendre dans leur bureau de vote au nom de la « démocratie » et de « l'exigence républicaine ». Un cadre de La République En Marche (LREM), le parti d'Emmanuel Macron, propose, lui, de lutter contre ce fléau en donnant, par exemple, la possibilité de voter par internet. D'autres, depuis hier soir, disent qu'il faudrait aussi faciliter le vote par correspondance. Mais cela suffira-t-il pour pousser les électeurs à exprimer une préférence ? Rien n'est moins sûr dans l'état actuel.
En réalité, personne ne connaît
Le Centre Pompidou est un lieu touristique et culturel incontournable à Paris. Mais ce bâtiment, qui abrite un musée depuis la fin des années 70, commençait à montrer de sérieux signes de fatigue. Le 16 juin, après des rénovations partielles, on pouvait à nouveau emprunter l’emblématique escalier mécanique extérieur.
Beaucoup l’attendaient, et la « chenille » est à nouveau accessible. On nomme ainsi le célèbre escalator qui serpente comme une chenille la façade extérieure en verre du bâtiment, et qui offre une vue incomparable sur la capitale. Elle est si représentative qu’elle figure sur le logo du musée, et fait vendre les produits dérivés. Selon des vendeurs, la chenille serait un élément phare du centre. Elle marcherait très bien avec les touristes. Il était vraiment temps de changer les dix escaliers du musée, empruntés par environ 250 millions de personnes depuis l’inauguration du site, le 31 janvier 1977. Tout comme il était temps de moderniser les coursives et d'améliorer le confort thermique. Car depuis cette date, rien n’avait été fait dans cet édifice controversé.
C'est à la demande du président Georges Pompidou, féru d’art moderne, que les architectes Renzo Piano et Ri
Et avant de prendre la poudre d'escampette, si on s'offrait un détour par la Fête de la musique ? C'est le 21 juin, et désormais une tradition.
C'est désormais une institution. En France, le 21 juin ne marque pas seulement le solstice d'été. Non, pour les Français, cette date est un jour à part. Un jour de fête. La Fête de la Musique. Dans les rues, les places, les cafés et les arrière-cours, on joue d'un instrument, on chante... souvent faux mais on célèbre cette date réjouissante qui, symboliquement, annonce aussi le début des vacances.
Traditionnellement, le 21 juin, à Paris comme dans tout le pays, les musiciens sont donc à l'honneur. Qu'il s'agisse de vedettes, d'amateurs ou de débutants, quel que soit le genre musical, tout le monde est invité à sortir son instrument, et dévoiler son talent.
D'ordinaire, chacun est libre de se produire où il le souhaite, y compris à n'importe quel coin de rue, où les concerts sont d'ailleurs toujours nombreux. Cette spontanéité est constitutive de cet événement populaire, c'est l’un de ses principes fondateurs. C'est, hélas, aussi ce qui, en cette année plombée par le Covid, rend sa tenue complexe à organiser. Un vrai casse-tête, en fait. Roselyne Bachelot, actuelle ministre de la Culture, s'est donc livrée à un exercice d'équilibriste. La Fête de la Musique aura bien lieu, mais en r
Rendez-vous était pris à la Villa La Grange, une somptueuse demeure du XVIII ème siècle, avec vue sur le lac Léman, à Genève. Ce château, haut lieu de la diplomatie suisse, avait déjà accueilli, en 1985, un sommet entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. Le 16 juin 2021, rebelote. La Villa héberge encore deux responsables de la bonne marche du monde. Mais cette fois, les protagonistes s'appellent Joe Biden et Vladimir Poutine. Leur rencontre est très attendue, même si personne ne se fait d'illusions. Les deux chefs d’États ont un objectif : apaiser une relation américano-russe très tendue et recommencer à dialoguer. La mission semble, en partie, accomplie. À l'issue de ce premier sommet bilatéral, Washington a, en effet, jugé l’entretien « productif et efficace », tandis que Poutine a évoqué « un éventuel futur rapprochement des positions ».
Pour bien comprendre ces déclarations tout en retenue, il convient de faire un petit retour en arrière. Les deux hommes se connaissent bien. Ils se sont rencontrés lorsque Biden était vice-président de Barack Obama et Poutine, Premier ministre. Humainement, ils ne s'apprécient pas vraiment. Depuis l'arrivée de l'ex-sénateur du Delaware à la M
Carlos Ghosn, lui, n'a plus besoin de croiser les doigts. Il est, en partie, sorti d'affaires, contrairement à ceux qui ont orchestré sa fuite et à son ex-bras droit, tous jugés en ce moment à Tokyo.
Veste noire, chemise blanche impeccable, visage masqué pour cause de Covid, les deux inculpés font leur entrée, ce 14 juin, dans une salle du tribunal de Tokyo. Menottés. L'un s'appelle Michael Taylor, a 60 ans, et est un ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée. Le second, son fils Peter, est âgé de 28 ans et travaille avec son père. Les deux hommes ont l'air calme, ils écoutent les faits énoncés par le procureur. Ils ne les contestent pas. Oui, ils ont bien aidé Carlos Ghosn à fuir le pays et à se réfugier au Liban, fin 2019. Une évasion rocambolesque qui a fait le tour de la planète, au grand dam des Japonais. L'affront risque de se payer cher.
Extradés des États-Unis début mars après avoir épuisés tous les recours, puis inculpés le 22 mars, les deux hommes sont soumis à des conditions d'incarcération d'un autre temps. Voici ce qu'en dit le journaliste Régis Arnaud, auteur d'un livre sur cette évasion, à la radio publique française, France Inter, le 27 mars : Les Américains ne sont pas victimes de torture physique mais morale. « Si la torture, c'est être dans une pièce sans montre et sans miroir pendant des jours, ne pas savoir quelle es