On regardera aussi du côté de l’Espagne, où le gouvernement vient de gracier plusieurs dirigeants indépendantistes, et on s’intéressera à CNews, la chaîne française d’informations qui s’inspire -avec succès- de l’américaine Fox News. On terminera avec de l’histoire et de l’architecture : on part à la découverte de La Samaritaine, qui a rouvert ses portes la semaine dernière à Paris.
On commence tout de suite avec les élections régionales qui ont eu lieu le week-end dernier en France. C’était le dernier rendez-vous électoral avant les présidentielles de l’année prochaine. Elles laissent plusieurs enseignements importants pour les responsables politiques…
Près de deux électeurs sur trois ne sont pas allés voter dimanche dernier, à l’occasion du second tour des élections régionales. Plus de 65% d’abstention, c’est à peine mieux que lors du premier tour: dimanche 20 juin, ce taux avait atteint 66,7%. C’est surtout 20 points de moins qu’en 2015, lors des dernières régionales ! Malgré les appels à la mobilisation de la classe politique, malgré les enjeux électoraux, plus de 31 millions de Français ont boudé les urnes. Autrement dit, moins de 15 millions d’électeurs ont choisi pour l’ensemble des citoyens les dirigeants régionaux pour ces cinq prochaines années.
« La Hongrie n’a plus rien à faire dans l’Union européenne. » Cette phrase lapidaire a été prononcée jeudi dernier à Bruxelles par le premier ministre néerlandais Mark Rutte. Le sommet européen qui se tenait dans la capitale communautaire a été marqué par les reproches de nombreux États membres au chef du gouvernement hongrois, Viktor Orban. En cause : une loi adoptée par le parlement de Budapest il y a deux semaines. Selon le texte, les contenus qui représentent la sexualité, la déviation de l’identité de genre, le changement de sexe et l’homosexualité ne doivent pas être accessibles au moins de 18 ans.
Concrètement, cela veut dire qu’il ne sera plus possible de voir en Hongrie une publicité avec deux personnes du même sexe en train de s’embrasser. Ou que certains films, par exemple Philadelphia ou la Vie d’Adèle, ne pourront plus être diffusés en prime-time à la télévision. Ou encore q
Mercredi 23 juin, la veille de la San Juan, une fête très importante en Catalogne, les neuf principaux dirigeants indépendantistes catalans sont sortis de prison. Incarcérés depuis 2019 pour une tentative de sécession de la région du nord-est de l’Espagne, ils ont été libérés sur décision du gouvernement de Madrid. La veille, à l’issue d’un Conseil de Ministres très attendu, le premier ministre espagnol avait annoncé la grâce des leaders séparatistes. Pour Pedro Sanchez, la mesure est justifiée par la nécessité de rétablir le « vivre ensemble » et la « concorde » entre les citoyens catalans et le reste du territoire espagnol.
La fracture existe depuis le 1er octobre 2017. Ce jour-là, les indépendantistes catalans au pouvoir à Barcelone avaient organisé un référendum d’autodétermination. Considérée illégale par la justice espagnole, la consultation avait provoqué la détention de plusieurs
Le petit événement a eu lieu le mois dernier : durant plusieurs jours, la chaîne CNews a été la première télévision d’informations du paysage audiovisuel français . Devant le canal public, France Info, devant LCI, qui appartient à TF1, et surtout devant BFM TV, le leader du secteur 100% info. Sur l’ensemble du mois, BFMTV est restée le leader des audiences, avec 2,6% de parts de marché. Mais elle est en recul, et avec une perte de 0,3 points sur un an, elle est désormais talonnée par CNews. Avec 2,2% des parts de marché, la chaîne a vu son nombre de spectateurs quasiment doubler en douze mois.
Derrière ce succès, une recette bien connue : des polémiques, des dérapages, et une ligne politique qui flirte avec l’extrême droite. L’un des principaux atouts de CNews est d’ailleurs un polémiste controversé : Eric Zemmour. Condamné à plusieurs reprises pour injure, provocation à la haine et prov
Magnifiquement dépeinte par Émile Zola dans « Au bonheur des Dames », la période dorée des grands magasins parisiens s’est déroulée à la fin du XIXème siècle. Parmi les enseignes historiques de cette époque, il y a quelques incontournables : le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Bazar de l’Hôtel de Ville et… la Samaritaine. Installée depuis 1870 en plein cœur de la capitale, entre la Seine et la rue de Rivoli, cette dernière vient de s’offrir une nouvelle vie. Après plus de seize ans et quelque 700 millions d’euros de travaux, l’emblématique immeuble a rouvert ses portes mercredi 23 juin.
La Samaritaine était, à l’origine, une petite boutique, fondée par un couple, Ernest Cognacq et Marie-Louise Jaÿ, dans la rue du Pont-Neuf. En quelques années, dans un pays en pleine Révolution Industrielle, elle n’avait cessé de s’agrandir, pour devenir un des grands magasins de référence de la cap