On commence avec le Festival de Cannes, qui s’est terminé samedi soir sur la Côte d’Azur. C’est une réalisatrice française, Julia Ducournau, qui a remporté la Palme d’or d’une édition particulière, après la suspension du rendez-vous en 2020…
Dans le calendrier des événements annuels prisés par les Français, le Festival de Cannes rime avec le mois de mai. Il a toujours eu lieu ou presque à cette époque de l’année. C’est synonyme de printemps et, dans la douceur et la lumière de la Côte d’Azur, c’est un aperçu des vacances qui se rapprochent… Cette année, pourtant, avec cette pandémie qui continue de bouleverser nos habitudes, les stars du cinéma se sont données rendez-vous en juillet. Au cœur de l’été. Une exception, mais pas question pourtant de faire la fine bouche : après l’annulation en 2020, c’est déjà une victoire que l’édition 2021 puisse avoir lieu, et que le cinéma soit de retour sur la Croisette !
La semaine dernière, on attendait Emmanuel Macron, le 14 juillet, pour la traditionnelle interview à l’occasion de la Fête Nationale. Le chef de l'État a présidé le défilé sur les Champs Élysées, mais il n’a pas répondu aux questions des journalistes ce jour-là. Il avait préféré s’adresser aux citoyens d’une manière plus solennelle, lors d’une allocution prononcée deux jours plus tôt, le lundi 12 juillet. Peut-être parce que ce qu’il avait à annoncer n’était pas vraiment en phase avec les festivités du 14 juillet : en pleine reprise de l’épidémie de Covid-19 un peu partout dans le monde, Emmanuel Macron a tapé du poing sur la table.
La raison : une hausse des contagions, à cause du variant Delta, et une baisse du rythme des vaccinations en France. Au printemps, le président français promettait de ne pas rendre obligatoire le vaccin contre le coronavirus. Son gouvernement balayait aussi l’idée de faire la distinction dans la vie quotidienne entre vaccinés et non-vaccinés. Oui, mais voilà : la crainte d’une nouvelle vague cet été est réelle. Et Macron a décidé de changer son fusil d’épaule, en prenant des mesures pour accélérer la vaccination des Français.
Le président a d’abord anno
Les Cubains en ont marre. En tout cas, suffisamment pour le clamer haut et fort. Dans un pays où les manifestations sont normalement réservées aux partisans du régime communiste, des milliers de personnes sont descendues dans les rues dimanche 11 juillet. Dans la capitale La Havane, à Santa Clara, à Santiago et dans des dizaines de petites villes, les rassemblements ont eu lieu de manière spontanée et inattendue. Rapidement relayées sur les réseaux sociaux, ces protestations ont mis en lumière la colère d’une partie de la population cubaine.
Il faut dire que la situation sur l’île est particulièrement critique depuis plusieurs mois. La pandémie de Covid a provoqué l’arrêt du tourisme, une des principales sources de revenus pour les Cubains. Elle a aussi entraîné une baisse de l’envoi des devises des citoyens installés à l’étranger. La conséquence, c’est une pénurie qui frappe la société. Il manque de tout : de la nourriture, des médicaments, du carburant. Les coupures d'électricité sont fréquentes dans tout le pays. Une crise économique qui s’ajoute à une crise sanitaire, alors que Cuba affiche des niveaux de contagion jamais vus depuis l’arrivée du coronavirus, il y a un an et dem
Le monde de l’art contemporain a perdu l’un de ses génies. Mercredi 14 juillet, Christian Boltanski est mort à l’âge de 76 ans. L’artiste plasticien avait créé, au fil des décennies, une œuvre gigantesque qui a largement influencé les nouvelles générations. Photographies, films, sculptures, installations : il avait décliné son art sur des supports très divers, exposés dans les plus grands musées du monde à Paris, New York, Tokyo et Madrid. Fil conducteur de son travail, une recherche permanente autour de la mémoire, du souvenir, de la mort et du temps qui passe. Lui-même se présentait comme un artiste qui luttait « contre l’oubli et la disparition. »
Une obsession qui se retrouve dans quasiment toutes ses œuvres, et qui a beaucoup à voir avec les origines de Boltanski. Fils d’un médecin d’origine juive et d’une écrivaine, il est né en 1944 dans un Paris qui vient juste d’être libéré de l’occupation nazie. Son père a dû vivre caché dans un abri aménagé sous le plancher de leur appartement pendant une bonne partie du conflit, pour éviter la déportation. Christian Boltanski va régulièrement puiser dans cette histoire familiale pour alimenter son art.
D’un côté, il y a l’enfance. Il l’
53 ans. C’est le nombre d’années qui séparent les deux titres européens de la sélection italienne de football. Plus d’un demi-siècle après son sacre de 1968, à l’époque du football en noir et blanc, la Nazionale est remontée dimanche 11 juillet sur le toit de l’Europe. Dans une finale d’une haute intensité à Londres, dans le stade de Wembley, les Italiens se sont imposés au penalty face à l’Angleterre. Rapidement menés au score, les joueurs du sélectionneur Roberto Mancini ont réussi à égaliser en deuxième période, avant de faire la différence lors de la séance des tirs au but. Une victoire méritée, qui couronne un tournoi au cours duquel l’Italie a séduit tous les spectateurs et observateurs, grâce à un jeu léché et tourné vers l’offensive.
Pourtant, au début de la compétition, l’Italie ne faisait pas forcément partie des favoris. Même si la Squadra Azzura arrivait sur une bonne dynamique, invaincue depuis plus de deux ans, elle restait surtout sur une immense déception : sa non-qualification pour le Mondial de Russie en 2018. Cette absence a été vécue comme un véritable traumatisme chez les transalpins. Et pour cause : jusqu’alors, l’Italie – forte de quatre titres en Coupe du Mo