Sa vie fait déjà l'objet d'une série. Demain, on lui consacrera, sans doute, des longs-métrages. Le duc d’Édimbourg, époux de la reine Élisabeth d'Angleterre, est mort à 99 ans et ce prince consort reçoit les hommages d'un roi. Époustouflant. La rencontre UE-Turquie devait marquer le nouveau départ des relations entre les deux partenaires. Elle a abouti à un scandale. Une humiliation pour toutes les femmes. On parle de « Sofagate ». De quoi inspirer un jour Hollywood ? En France, la maire de Paris doit affronter une situation cauchemardesque. La construction du village des journalistes pour les Jeux olympiques d'été de 2024 vient d'être stoppée. Anne Hidalgo doit, dans le même temps, affronter une campagne dénonçant la saleté et la dégradation de la capitale. Des défis dignes de la série « West Wing ». Emmanuel Macron s'est fait hara-kiri. Il vient d'annoncer la fermeture de son école : l’École Nationale d'Administration. L'établissement le plus prestigieux du pays, là où sont formées les élites. Les élections présidentielles ne sont plus que dans un an. Un sabordage qui fait couler beaucoup d'encre. Enfin, c'est une fiction tellement proche de la vraie vie qu'elle rencontre un énorme succès. La deuxième saison d'Hippocrate vient de démarrer. Un scénario digne des meilleurs.
Il aura été sans conteste l'une des figures les plus emblématiques de la monarchie britannique. Une page de l’histoire de son pays. Il suffit pour s'en convaincre de se repasser le film de sa vie.
Vendredi 9 avril. 12 heures à Londres. Des coups de canon retentissent depuis la Tour de Londres, jusqu'au château d’Édimbourg. Deux heures plus tard, un avis est affiché sur les grilles du palais de Buckingham : « C'est avec un profond chagrin que Sa Majesté la reine annonce la mort de son époux bien-aimé ». Des mots simples pour annoncer officiellement la disparition du duc d’Édimbourg, pour dire la peine d’Élisabeth II d'Angleterre, qui a partagé sa vie avec lui pendant soixante-treize ans. Peu après, les drapeaux du Royaume-Uni et du Commonwealth sont mis en berne. Un deuil jusqu'au 18 avril a été déclaré.
Sitôt la nouvelle connue, nombre de Britanniques accourent à Buckingham pour témoigner de leur affection, comme ils le feraient avec un proche. Il est vrai qu'ici on surnommait l'époux de la reine « le grand-père de la nation ». Un attachement, apparemment, partagé par nombre de personnalités. Cela va, par exemple, de Mick Jagger, qui se dit « très attristé » et rappelle son « travail caritatif » pour de « nombreuses organisations sportives » à Joe Biden, qui salue « un mec du tonnerre », notamment pour son soutien à la cause environnementale. Barack Obama se souvient d'un ho
La visite s'annonçait prometteuse, elle s'est achevée de façon... cauchemardesque. Le 6 avril, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, et Charles Michel, président du Conseil européen, se rendent à Ankara. À la demande de Recep Tayyip Erdogan. Le président turc affirme, en effet, vouloir se réconcilier avec les Européens, qui ne demandent que cela. D'ailleurs, ils le disent clairement : ils veulent tendre la main à leur partenaire turc. Les retrouvailles devraient donc se dérouler sous les meilleurs auspices. Elles ont démarré sur une énorme faute de protocole. Une provocation pour toutes les femmes.
La vidéo tourne dans toute l'Europe, et, Bruxelles, comme beaucoup d'élus et de femmes, ne décolère pas. Qu'y voit-on ? Après avoir pris la pose devant les photographes, le chef de l’État turc et le président du Conseil européen s'assoient côte à côte, chacun dans leur fauteuil respectif, préparé à l'avance. Sans même un regard pour Ursula von der Leyen. La présidente de la Commission se retrouve seule, debout, interloquée. On l'entend murmurer « hum, hum » pour rappeler sa présence, avant d'aller s'asseoir sur un divan, en retrait. Une humiliation. Très professionnelle, von
Les nuages s'amoncellent sur la Mairie de Paris. Le 7 avril, la justice administrative a suspendu les travaux du village des médias construit pour les Jeux olympiques de Paris 2024. La raison ? Il devait être bâti en pleine nature. Sur une partie du parc Georges-Valbon, en Seine-Saint-Denis. À quelques kilomètres de Paris.
Les choses s’étaient pourtant faites dans les règles. En novembre 2020, une autorisation avait été accordée pour vendre une partie du domaine public à la société Solideo, chargée des travaux. Un quartier devait donc sortir de terre pour héberger 2000 journalistes et techniciens pendant l’événement.
Or, le site est aussi un « corridor écologique naturel », comme l’expliquent les associations à l’origine de ce retournement de situation. Le Mouvement national de lutte pour l’environnement et le Collectif pour le Triangle de Gonesse, associés à 36 riverains et usagers du parc, ont donc eu gain de cause : il est interdit de toucher aux espèces protégées.
Sacré camouflet pour Anne Hidalgo, qui voulait ces Jeux à n’importe quel prix et s’était personnellement investie dans ce dossier. Le revers est d’autant plus cinglant que la candidature de Paris était placée sous le
Emmanuel Macron a sonné la charge contre l’élite. Et d'une certaine façon contre lui-même. Il s’attaque à son ancienne école, celle qui forme les dirigeants de la France depuis des décennies. Le 8 avril, l'ancien énarque devenu président a annoncé la suppression de l’ENA, l’École nationale d’administration. Il veut la remplacer par un nouvel établissement : l’ISP, Institut du Service Public. La décision ne fait pas que des heureux.
L’ ENA est à l’enseignement ce qu’un fleuron de l’industrie est à l’économie. Un joyau. Créée en 1945 par le général de Gaulle, elle doit former les fonctionnaires de l’État français. Des hauts fonctionnaires que l’on veut exemplaires pour reconstruire un pays brisé. 75 ans plus tard, c’est toujours le même moule qui façonne les dirigeants. Pire, un passage par l’ENA est quasi obligé pour ceux qui veulent accéder aux plus hautes fonctions et ses trois lettres figurent sur tous les curriculum vitae des politiques. Tous nos présidents ou presque, dont l’actuel, nos ministres et parlementaires y ont été élèves.
C’est précisément ce programme unique, ce prêt-à-penser qui alimente les critiques. Elles se font entendre dès les années 60, mais elles atteignent a
Tout le monde attendait le 5 avril. La diffusion de la saison 2 d’Hippocrate. La Saison 1 avait déjà été un formidable succès, tant commercial que critique. Les huit nouveaux épisodes sont largement à la hauteur. Même un peu mieux encore, me semble-t-il.
Hippocrate est une série médicale, réaliste et percutante. Elle décrit le quotidien de Chloé, Alyson et Hugo, jeunes médecins du service de médecine interne de l’hôpital de Garches, dans la région parisienne. Cette fois, ils se retrouvent au service des urgences. Par hasard. Le froid glacial a fait céder une canalisation dans les locaux des urgences. C’est l’inondation, et le service doit s’installer un étage au-dessus, dans celui de médecine interne. Faute de bras suffisants, les stagiaires vont maintenant devoir, eux aussi, soigner. Sous l’autorité d’Olivier Brun, le charismatique urgentiste en chef. Du sang, des larmes et des journées qui n'en finissent pas.
L’hôpital sous l’eau, au sens propre comme au figuré. Telle est la situation que décrit la série, alors même que la pandémie de Covid-19 n'a pas encore commencé. Cette fiction, qui éclaire de l’intérieur les raisons du naufrage du système hospitalier français, a été rattrapé