On commence tout de suite, avec une polémique qui secoue la France ces derniers jours : un reportage d’une télévision privée a révélé l’existence de restaurants clandestins dans les beaux quartiers parisiens. Une enquête judiciaire a été ouverte…
Foie gras, caviar, langoustes et champagne : ce n’est qu’une partie du menu dévoilé vendredi dernier, au cours d’un reportage diffusé par la chaîne de télévision M6. En temps normal, cette description de la carte d’un restaurant serait sans doute passée inaperçue, ou elle aurait été limitée à la section gastronomique du journal télévisé. Mais, à l’époque actuelle, elle a déclenché une véritable polémique. Pour une raison assez évidente : les restaurants sont actuellement fermés en France. Depuis fin octobre, les rideaux des établissements de restauration sont baissés, au nom de la lutte contre la pandémie de Covid.
C’est une blessure qui marquera à jamais l’histoire de la France. Près de trois décennies après le terrible génocide au Rwanda, un rapport rendu public vendredi 26 mars est venu rappeler les erreurs des autorités françaises dans le petit pays africain entre 1990 et 1994.
À l’époque Paris soutient le gouvernement en place à Kigali. Dirigé par des membres de l’ethnie majoritaire dans le pays, les Hutus, l’exécutif va peu à peu se radicaliser pour déboucher sur l’horreur absolue : entre avril et juin 1994, il encourage et facilite l’assassinat systématique de membres de la minorité tutsi et de Hutus modérés. En l’espace de trois mois, plus de 800.000 hommes, femmes et enfants sont massacrés.
Depuis, la question de la responsabilité de la France dans ce génocide se pose. Pour tenter d’y répondre, l’actuel président français, Emmanuel Macron, a choisi d’ouvrir les archives de l’époque aux chercheurs. Pendant deux ans, une commission d’historiens a épluché près de 8.000 documents : des notes de synthèse, des télégrammes, des rapports des services secrets… Ils ont rendu, fin mars, leur travail. Au long de ses 1.200 pages, le rapport Duclert –du nom de Vincent Duclert, le président de cett
Après un procès fleuve, commencé en septembre 2019 et interrompu par la pandémie de Covid, le verdict est tombé lundi 29 mars dans l’affaire du Mediator. Les Laboratoires Servier ont été reconnus coupables de « tromperie aggravée » et « homicides involontaires » pour la commercialisation de ce médicament entre 1976 et 2009. Produit-phare du groupe pharmaceutique, le deuxième de France, le Mediator était présenté comme un antidiabétique. En réalité, il a été prescrit pendant des années comme coupe-faim. Sans jamais tenir en compte sa toxicité : il provoquait des problèmes de valves cardiaques et surtout, de l’hypertension artérielle pulmonaire, une pathologie mortelle.
Dans toute la France, les victimes du Mediator se comptent par milliers : entre 1500 et 2100 personnes en sont mortes. D’autres vivent aujourd’hui avec de nombreuses séquelles. Elles seront indemnisées par les laboratoires Servier pour un total de 180 millions d’euros, selon la décision de justice. C’est bien, mais cela doit leur sembler dérisoire. Car le scandale du Mediator n’aurait jamais dû avoir lieu. Les dirigeants du groupe connaissaient les effets secondaires du médicament. Pendant des années, ils ont tenté de
Je suis sûr et certain que si je vous demande qui est Pelé, l’immense majorité d’entre-vous saura me répondre. Forcément. On parle, quand même, du Roi du football. D’ailleurs, il n’y en a qu’un : Edson Arantes do Nascimento, plus connu comme Pelé, donc, vainqueur de trois Coupes du Monde, et artiste brésilien du ballon rond. Pour beaucoup, le meilleur joueur de tous les temps, tout simplement. Son talent est reconnu dans le monde entier, même par les plus jeunes, qui n’ont pourtant jamais vu jouer le numéro 10.
Et si je vous demande qui est Mario Filho ? Je pense que vous serez beaucoup moins nombreux à savoir de qui il s’agit. Et c’est normal. Mario Filho est surtout connu au Brésil. Journaliste, homme de presse, il a participé au développement du football dans le pays sud-américain dans la première moitié du XXème siècle. Il a créé et organisé de nombreux tournois à Rio, sa ville d’origine. Dans les années 40, il se met en tête de créer un grand stade dans le quartier populaire de Maracana, pour accueillir la finale de la Coupe du Monde 1950, dont l’organisation a été attribuée au Brésil. Mario Filho va se servir de son aura, comme journaliste et passionné de football, pour parve
On ne présente plus Banksy. Le street-artiste britannique a laissé son empreinte sur les murs du monde entier. De New York à Paris, de Londres à Jérusalem, certains de ses pochoirs sont déjà devenus des classiques. Son art ne se résume pas à son talent et son mystérieux anonymat. Banksy a aussi marqué l’univers artistique contemporain par ses combats : contre la guerre, contre le Brexit ou en défense des réfugiés. Alors, quand au printemps dernier, il offre l’un de ses dessins à l’hôpital de Southampton, personne n’est vraiment surpris. Avec cette donation, le peintre entend montrer son soutien au personnel sanitaire qui lutte en première ligne contre la pandémie de Covid. Il laisse d’ailleurs une petite note à leur adresse : « Merci pour tout ce que vous faites. J’espère que cela égayera un peu le lieu, même si ce n’est qu’en noir et blanc. »
Le tableau en question, “Game Changer”, n’est pas vraiment une œuvre comme les autres. Dans le style caractéristique de l’artiste britannique, le dessin représente un petit garçon en salopette, assis en train de jouer avec une petite figurine. Une scène universelle, mais loin d’être neutre. L’enfant fait voler une infirmière avec une cape et u