Si vous envisagez une carrière dans la finance, soyez averti : cette occupation lucrative a un prix.
Un groupe d’analystes fraîchement embauchés par la banque d’investissement Goldman Sachs vient de faire du bruit avec une présentation sur leurs conditions de travail, rapporte le New York Times du 19 mars.
Adoptant le style des documents préparés pour les clients de la banque, la présentation est composée de chiffres et de graphiques résultant d’une enquête auprès de treize salariés de première année qui affirment travailler en moyenne 98 heures par semaine et ne pas aller se coucher avant 3 heures du matin.
La plupart se considèrent victimes d’abus professionnel. Ils évaluent à 2 sur 10 leur taux de satisfaction au travail et affirment qu’ils ne pourront tenir plus de six mois si les conditions ne changent pas. En plus des longues heures, ils invoquent les délais irréalistes, la microgestion et le fait d’être ignorés dans les réunions comme sources majeures de stress.
« Je ne peux plus dormir car mon niveau d’anxiété a explosé », confie l’un d’eux, cité dans le document. « Je savais que mes horaires ne seraient pas de 9h à 5h du soir, mais j’ignorais que ce serait en permanence de 9h à 5h du matin », se plaint un autre.
Pour « rectifier la situation », la présentation suggère qu’u
Un parti issu des grèves scolaires pour le climat s’est présenté à deux élections régionales en Allemagne, le 14 mars.
Fondée il y a moins de six mois par des activistes du mouvement initié par Greta Thunberg en 2018, Klimaliste (Liste du Climat) a réussi à obtenir les signatures nécessaires pour figurer sur les bulletins de vote dans deux États du sud-ouest du pays, le Bade-Wurtemberg et la Rhénanie-Palatinat.
Selon le Guardian, qui leur consacrait un article le 11 mars, les fondateurs, tous âgés de moins de 35 ans, ont déclaré n’avoir pas eu le choix : dans le Bade-Wurtemberg, seul État du pays où les Verts sont au pouvoir, davantage de soutien continue d’aller à l’industrie automobile toute-puissante, plutôt qu’au développement des énergies renouvelables.
Klimaliste propose des mesures visant à remettre les objectifs climatiques, notamment le respect de l’accord de Paris pour contenir le réchauffement, au centre des discussions politiques. Elle demande la transition complète vers les énergies renouvelables dans les cinq ans, l’élimination des combustibles fossiles, la création d’une assemblée de citoyens et l’abaissement de la majorité électorale.
Depuis septembre de l’année dernièr
Un retournement significatif s’est produit aux élections municipales, l’année dernière, à Perpignan, une ville de 120 000 habitants sur la côte méditerranéenne près de la frontière espagnole.
Depuis des années, d’un scrutin à l’autre, les électeurs de cette ville largement conservatrice avaient laissé de côté leurs différences politiques et choisi d’élire n’importe qui plutôt que des candidats d’extrême-droite – érigeant un barrage contre ces derniers comme le font les castors pour se protéger des prédateurs. Mais l’année dernière, le barrage a cédé : Perpignan est passée sous le contrôle du Rassemblement National, le parti d’extrême-droite dirigé par Marine Le Pen.
À quatorze mois de l’élection présidentielle, l’attention se tourne maintenant vers ceux qu’on surnomme les « castors », et la question se pose de savoir si le « barrage républicain » résistera en 2022.
Dans un article consacré à ce développement, le New York Times du 13 mars retrace d’abord l’évolution du Rassemblement National, qui a permis à Marine Le Pen d’atteindre le second tour de la dernière présidentielle, en 2017, un exploit jusqu’alors inimaginable pour un parti longtemps caractérisé par l’antisémitisme, la nos
L’occupation du Théâtre de l’Odéon à Paris, le 4 mars, pour réclamer la réouverture des lieux culturels, fermés depuis l’automne en raison de la pandémie de Covid-19, s’est depuis deux semaines étendue à d’autres théâtres à Paris et un peu partout en province. Sur les pancartes brandies, on peut lire des slogans tels que : « Vie sans culture, droit dans le mur ».
Les manifestants – acteurs, techniciens et étudiants – veulent aussi alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur la précarité financière spécifique à leur profession : pour la plupart travailleurs « intermittents », c’est-à-dire embauchés sous contrat à durée limitée, ils réclament une extension de leurs droits à l’assurance-chômage, alors même que le gouvernement Macron vient d’annoncer un durcissement des règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi.
Si la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a jugé ces occupations « inutiles » et « dangereuses », le gouvernement a néanmoins promis différentes mesures de soutien au secteur culturel, notamment vingt millions d’euros supplémentaires pour aider les équipes artistiques les plus fragiles et accompagner les jeunes diplômés qui commencent leur carrière dans des conditi
Les achats de fromages par les Français pour leur consommation à domicile ont battu tous les records en 2020, rapporte le Guardian du 15 mars, un phénomène que les experts attribuent au désir de réconfort éprouvé par une population confinée en raison de la pandémie de Covid.
Mais dans un pays qui se targue d’offrir 246 sortes de fromages, c’est la mozzarella, un produit italien, qui l’emporte, avec une hausse de 21,2 %. Elle est suivie par la raclette, qui se consomme fondue avec de la charcuterie et des pommes de terre, particulièrement en hiver.
À côté du progrès des fromages au lait de vache, comme le comté et le camembert, on note la même tendance pour les fromages de chèvre et de brebis, ainsi que pour les fromages bios.
Le site Les Marchés, qui suit l’industrie alimentaire, explique que le fromage avait plusieurs atouts à jouer dans cette période particulière : avec l’augmentation de la consommation à la maison, il peut être utilisé comme ingrédient ; il est synonyme de réconfort et de convivialité, notamment lorsqu’il est fondu, ou servi en plateau à la fin d’un repas plus raffiné, avec les AOP (Appellation d’Origine Protégée) ; il peut aussi faire partie du menu d’un repas du