Aux États-Unis, le parti démocrate a tenu sa convention. Les principaux leaders ont tiré la sonnette d'alarme : la démocratie est en danger. Il faut aller voter. En Turquie, la situation est extrêmement tendue pour les femmes. Alors que les féminicides augmentent de façon drastique, Recep Tayyip Erdogan envisage de quitter la Convention d'Istanbul, qui protège la gente féminine. Un mauvais signal. Sur place, les militantes se battent mais cela peut-il faire reculer le président ? En France, c'est à une violence plus institutionnelle que nous avons affaire en premier lieu. Une contrainte liée à l'état sanitaire. Le Covid semble retrouver de la vigueur un peu partout. On craint une seconde vague. Les autorités obligent au port du masque, dans les entreprises et les rues des villes. Beaucoup sont rétifs, les jeunes plus que les autres encore. La situation peut vite dégénérer. Comme c'est le cas à Palavas-les-Flots. Dans cette petite station balnéaire du sud-ouest, les habitants ne supportent plus les touristes. Les incivilités se multiplient et la police évite de trop intervenir. Jusqu'à quand ?
Enfin, heureusement qu'elle est là ! La littérature, la grande, pour nous réconcilier avec nous-mêmes et ce monde déchaîné. La rentrée littéraire vient de démarrer. Elle va durer deux mois. Deux mois pour découvrir plus de cinq cents romans. Que demander de plus ?
La politique est rarement un espace d'harmonie. C'est encore plus vrai aux États-Unis, lorsque l'on approche des élections. Du 17 au 20 août, les démocrates ont tenu la convention de leur parti pour la présidentielle 2020.
Il s'appelle Brayden Harrington et il a 13 ans. Le 20 août 2020, des milliers d'yeux le regardent sur une vidéo pré-enregistrée. Une affiche appelant à voter pour Biden dans le dos, il livre un témoignage qui a fait pleurer une partie de l'Amérique. Il a rencontré le candidat démocrate à la présidentielle il y a quelques mois dans le New Hampshire. « Il m’a dit qu’on faisait partie du même club : nous bégayons », a-t-il expliqué. Le politique, qui a beaucoup lutté pour surmonter son handicap, lui a recommandé un livre de poèmes du dramaturge William Butler Yeats. Il a pris le temps de parler.
Dernier crime en date. Le 10 août 2020, dans le district de Fatsa, à Ordu, dans une province de la Mer Noire, Soner Durgun, 22 ans, se dispute avec sa compagne de 31 ans. Fou de rage, il l'asperge d'essence. Il la fait brûler. Merve Yesiltas meurt. Comme tant d'autres avant elle.
Le 8 août, la petite Dilan Karatas est retrouvée pendue à un arbre. Elle a été tuée par son père. Elle avait 7 ans. Le 21 juillet, la police de Mugla, à l'ouest de la Turquie, retrouve dans un bois, un corps calciné et coulé dans le béton. C'est celui de Pinar Gültekin, 27 ans, battue à mort par son ancien petit ami au motif, dira-t-il, que l'étudiante « se refusait à lui ». L'assassinat a donné lieu, peu après, à des manifestations dans tout le pays. Elles se sont soldées par… l'arrestation de dizaines de femmes, qui ont été placées en garde à vue. Leur crime ? Protester contre les féminicides en Turquie qui, d'année en année, ne font qu'augmenter.
Ainsi, selon le quotidien français Libération du 17 août, au moins 163 femmes ont été tuées depuis début 2020. Avec le Covid, le bilan devrait s'alourdir mais, de toute façon, la tendance est déjà à la hausse. Selon la plate-forme « Nous mettrons fin aux fémini
Ça devait arriver. Depuis le début du mois d'août, le gouvernement préparait l'opinion publique. Le 18 août, finalement, la décision est tombée. Sans surprise. À partir du 1er septembre, nous allons devoir porter un masque dans tous les « espaces clos et partagés » des entreprises. À savoir, les halls d'entrée, les ascenseurs, les couloirs, les vestiaires, les salles de réunion, les open spaces, même si les espaces sont séparés par des parois de plexiglas. Les seuls à pouvoir laisser tomber la protection étant les petits veinards qui disposent d'un bureau individuel. Autant dire les chefs. Voilà qui ne va pas arranger les rapports humains dans ce pays très attentif aux signes extérieurs d'inégalité.
Jusqu'à présent, le masque était recommandé en entreprise uniquement lorsque le fameux mètre de distance entre les individus ne pouvait être respecté. Mais depuis que le Haut Conseil de la Santé publique a publié un rapport, qui avait fuité bien avant, expliquant que le coronavirus se transmettait par l'air, on sentait que de nouvelles mesures allaient être prises. C'est désormais chose faite. Après une réunion de concertation entre la ministre du Travail, Élisabeth Borne, et les parte
C'est une petite station balnéaire, à dix kilomètres de Montpellier, dans le sud-ouest de la France. C'est un grand village de pêcheurs, sur les bords de la Méditerranée, partagé entre des quais, une grande rue commerçante et une plage surpeuplée. À cette saison, on fait la queue pour acheter des glaces, prendre un café frappé ou s'offrir un tour de bateau. L'air sent la friture, la barbe à papa et la sueur. Bienvenu à Palavas-les-Flots, 6000 habitants en hiver et jusqu'à 100 000 le week-end du 15 août. Une population qui se démultiplie le temps des vacances qui, cette année, ressemblent à l'enfer. Du moins, du point de vue des Palavasiens.
Les uns avouent ne plus vouloir mettre les pieds sur le sable. Les serviettes sont à touche-touche, les conversations rendues difficiles à cause de la musique des estivants venus en bande et les poubelles débordent de détritus. « Nous sommes confrontés à une minorité qui ne respecte rien », constate Philippe, commerçant dans la vente d'accessoires de plage, sur le site Lepoint.fr du 18 août.
Les autres se plaignent de ne plus pouvoir dormir. Rodéos de voitures et de moto passé 22 heures, rassemblements sur la grève en pleine nuit, consommation d
L'avantage lorsque cinq cents onze romans sortent dans une courte période, c'est que l'on a l'embarras du choix. La semaine du 17 août a démarré ce que nous appelons la rentrée littéraire. Elle s'achèvera fin octobre et elle s'organise autour de la parution de livres, bien sûr, et de leur médiatisation, surtout. Médiatisation d'autant plus forte que certains seront couronnés par des Prix littéraires, le plus prestigieux étant le fameux Goncourt. Mais nous n'en sommes pas encore à cette réjouissante étape.
Globalement, à en croire les critiques, le cru 2020 est plutôt bon. Même si les sorties sont un peu moins nombreuses que celles de l'an passé, qui comptait alors 524 parutions. Le Covid-19 et la crise économique sont passés par là, les éditeurs ont perdu de l'argent avec la fermeture des librairies et la baisse des ventes d'ouvrages. Conséquences : les budgets se sont resserrés et des textes sont passés à la trappe. Particulièrement touchés par ces restrictions financières, les premiers romans, suivis des titres étrangers : 145 cette année contre 188 il y a un an.
Autre tendance de fond de cet automne : l'humeur n'est pas au beau fixe. Les écrits sont, paraît-il, très marqués, di