On commence tout de suite, avec un focus sur le Tour de France. La plus grande course cycliste du monde s’est terminée dimanche 20 septembre. Remportée par le jeune slovène Tadej Pogacar, elle restera dans l’histoire comme l’édition du coronavirus…
Il y a trois semaines, au départ de Nice, la question était sur toutes les lèvres : les coureurs du Tour de France réussiraient-ils à rallier Paris sans encombre ? Depuis dimanche, on le sait, la réponse est oui. Sur les 176 coureurs qui s’étaient élancés fin août, une trentaine a abandonné en route, mais c’est à peu près dans la moyenne de ces dernières années. Les abandons ont été liés à la fatigue ou à des blessures. Aucun coureur n’a renoncé à cause d’un positif au coronavirus, et aucune équipe n’a dû quitter la course pour risque de contagion.
Pour les organisateurs de la Grande Boucle, c’est déjà une victoire. Et un sacré soulagement, car ce n’était pas gagné d’avance ! La crainte que le virus vienne perturber la course à étapes était réelle, d’autant plus qu’il est de nouveau en pleine expansion en France. Mais finalement, à part quatre cas positifs recensés parmi des membres de staff dans la première semaine, tous les contrôles ont été négatifs. La pandémie n’a donc pas eu d’influence sur la compétition. Cela ne l’a pas empêché d’avoir été omniprésente, le long des près de 3.500 kilomètres parcourus par les cyclistes.
Il n’y avait qu’à voir le bord des routes pour s’en ren
Ces dernières semaines, les habitants de Paris ont vu fleurir de curieuses publicités dans leur environnement quotidien. Dans les journaux et les hebdomadaires, dans les couloirs du métro, sur les autobus ou sur les traditionnelles colonnes Morris, il n’y a pas que les parfums, les films et les livres qui s’affichent. Désormais, il y a aussi… des villes et des départements de province ! Une visibilité nouvelle, avec un objectif précis : séduire les Parisiens qui cherchent à abandonner la capitale.
Ainsi, le département de l’Orne, en Normandie, vante dans les revues ses espaces verts et son confort pour le télétravail. La ville d’Alès a tapissé les stations du métro avec le slogan « Alès, une ville qui ne manque pas d’air », une campagne publicitaire qui met en avant le dynamisme de la cité du sud de la France. On pourrait aussi citer Limoges, dans le centre du pays, qui a carrément organisé un concours pendant l’été : les autorités locales invitaient les gagnants à rencontrer les acteurs économiques de la région !
Derrière ces démarches, un constat : la pandémie du coronavirus a modifié la perception que les Français ont de leur espace de vie. Selon l’INSEE, l’Institut français des
Au cours de l’été qui vient de se terminer, un anniversaire est largement passé inaperçu : celui de la crise des réfugiés en Europe. C’était il y a cinq ans, en 2015. Pendant plusieurs mois, des centaines de milliers de personnes avaient tenté de rejoindre le continent européen par tous les moyens : à pied, en bateau ou à bord de voitures et camions. Des hommes, des femmes, des enfants et des personnes âgées qui avaient tout abandonné derrière eux pour fuir les horreurs des conflits qui frappaient la Syrie, l’Irak ou la Libye.
Ce grand exode de 2015 s’est accompagné de tragédies, comme la mort de centaines de migrants dans le naufrage d’un bateau près de l’île italienne de Lampedusa en avril, ou la découverte de plus de 70 personnes étouffées dans un camion abandonné en Autriche au mois d’août. Et puis, il y a eu la mort du petit Alan Kurdi. Le 2 septembre 2015, le corps sans vie de l’enfant syrien de trois ans est retrouvé sur une plage turque. La petite embarcation dans laquelle il tentait de rejoindre l’Europe avec sa famille a coulé. Alan est mort noyé.
La photo d’Alan Kurdi allongé sur le sable avait provoqué un électrochoc dans l’Union européenne. Elle révélait aux citoyens le
La saison de chasse vient à peine de commencer en France, mais les chasseurs ont déjà le cœur lourd. Samedi 12 septembre, ils étaient un millier, venus de tout le pays, à défiler dans les rues de Prades, une petite bourgade des Pyrénées, pour protester contre les politiques du gouvernement à leur encontre. Le choix de la ville n’était pas un hasard : jusqu’au début de l’été, le maire de Prades était… Jean Castex, nommé depuis Premier ministre par le président Emmanuel Macron.
Les griefs des chasseurs contre l’exécutif sont nombreux. Fin août, ils ont essuyé un premier revers avec l’annonce par le chef de l’État de l’interdiction de la chasse à la glu. Cette méthode traditionnelle consiste à enduire des bouts de bois de colle, les installer dans les arbres et d’imiter ensuite les chants des oiseaux. Ceux-ci viennent se poser sur les branches imbibées et se retrouvent pris au piège. La technique, très controversée, est interdite depuis 2009 par l’Union européenne, car elle n’est pas considérée comme « sélective ». C’est-à-dire que d’autres volatiles que les espèces chassées peuvent en être victimes.
Jusqu’à présent, la France avait obtenu une dérogation pour permettre que la chasse à
L’histoire est bien connue des amateurs de reggae. En 1968, un groupe de trois jeunes musiciens et chanteurs jamaïcains lance le tube « Do the Reggay ». Ce groupe, c’est Toots and the Maytals. La chanson a été écrite par le leader de la bande, Frederick Nathaniel Hibbert, plus connu sous le nom de « Toots. » Le succès est au rendez-vous pour le titre, qui va marquer un tournant dans l’histoire de la musique jamaïcaine : c’est la première fois que le mot reggae est employé dans une chanson, et c’est ce mot qui va être utilisé pour définir le nouveau courant musical né à Kingston. La musique et le rythme existaient déjà. Grâce à la chanson de Toots, le reggae a désormais un nom.
C’est dire si la disparition de Toots Hibbert est importante pour le monde de la musique en général, et du reggae en particulier. Le chanteur-compositeur est décédé vendredi 11 septembre, à l’âge de 77 ans, après avoir été hospitalisé depuis plusieurs semaines dans la capitale jamaïcaine pour des difficultés respiratoires. La mort de Toots laisse un grand vide, car il était l’un des derniers représentants de l’époque dorée du reggae.
Cette reconnaissance ne peut évidemment pas se résumer au titre « Do the Regg