La nomination de Kamala Harris, candidate démocrate à la vice-présidence, va marquer les générations futures. C'est la première femme noire en position de devenir, éventuellement, vice-présidente des États-Unis. Recep Tayyip Erdogan va aussi passer à la postérité. En semant les ferments de la discorde. Il a poussé à la guerre entre l’Azerbaïdjan et le Haut-Karabagh. Un très fragile cessez-le-feu est entré en vigueur le 10 octobre. Et maintenant, que va-t-il faire ?
2020 restera sans doute aussi dans les mémoires comme l'année de la pandémie. Une deuxième vague nous arrive en France. Allons-nous parvenir à nous en protéger ?
Elles, elles vont marquer les esprits des prochaines générations. Emmanuelle Charpentier a obtenu, le 7 octobre, le Prix Nobel de Chimie avec l'Américaine Jennifer Doudna. Ces scientifiques ont découvert une technique pour réparer l'ADN. Un exemple à suivre.
Enfin, ses vêtements ont habillé des générations de femmes et d'hommes. Kenzo, le célèbre styliste japonais, est mort le 4 octobre mais ses créations, elles, sont rentrées dans l'histoire.
Quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle aux États-Unis, personne ne va oublier Kamala Harris, fille d’un père jamaïcain et d’une mère indienne, en passe de devenir vice-présidente de la première puissance mondiale, si Joe Biden l'emporte.
Il y a quelques mois encore rares étaient ceux en Europe qui connaissaient son nom. Mais depuis que Joe Biden, candidat démocrate à l'élection présidentielle, l'a choisie comme vice-présidente, Kamala Harris fait l'objet de toutes les attentions. Cette concentration des regards sur sa personnalité et, surtout, sur son potentiel en tant que femme politique a atteint son apogée le 7 octobre dernier. Ce soir-là, à Salt Lake City dans l'Utah, la sénatrice de Californie a participé au premier débat des candidats à la vice-présidence. Elle a fait face à Mike Pence. Dans des circonstances particulières.
Stepanakert, le 10 octobre, à 10 heures. Début du cessez-le-feu. La ville est en ruine, des éclats d'obus sont plantés dans la chaussée défoncée mais quelques personnes osent enfin sortir de leur abri. Les bombardements ont cessé. Les survivants regardent le ciel, écoutent le silence comme stupéfaits de ne plus entendre les alarmes qui hurlaient, parfois plusieurs fois par heure, pour annoncer le pilonnage de la capitale de la République du Haut-Karabagh. Un territoire qui ne dépasse pas les 11 000 km2, niché dans le sud du Caucase. Un pays de montagnes peuplé d'Arméniens depuis plus de vingt siècles. Une terre que Staline a rattachée en 1921 à l’Azerbaïdjan et qui a voté en 1991 son indépendance. Depuis, ce minuscule État, soutenu par l'Arménie, lutte pour sa reconnaissance internationale. Pour pouvoir vivre en paix. Mais ces deux dernières semaines prouvent que ce combat est loin d'être gagné. Car les aspirations légitimes des Arméniens se heurtent aux visées expansionnistes de Recep Tayyip Erdogan.
Dès que l'Azerbaïdjan a déclenché les hostilités contre le Haut-Karabagh, le 27 septembre dernier, les puissances du monde entier ont appelé à un cessez-le-feu de peur de voir cette r
C'est décourageant et angoissant. Chaque soir, Santé Publique France, une agence sanitaire de l’État, communique son macabre décompte. Le 12 octobre, nous apprenions que nous avions une augmentation de 8505 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, ce qui porte le nombre de personnes infectées à 743 479 et celui des morts à 32.825, depuis le début de l'épidémie. Enfin, le taux de positivité des tests s'élève à 11,8%. Des chiffres tous plus inquiétants les uns que les autres et qui poussent l'exécutif à hausser le ton. À ajouter des restrictions.... aux restrictions, pour reprendre le terme d'Emmanuel Macron, le 7 octobre au soir.
Actuellement, la situation est très contrôlée par le gouvernement dans certaines zones. La métropole Aix-Marseille, ainsi que Paris et sa petite couronne, sont en alerte maximale. Les bars, les clubs de sport, les salles de jeux et de danse sont actuellement fermés au public. Les centres commerciaux limités à une personne pour quatre mètres carrés et les universités n'accueillent plus qu'un étudiant sur deux dans les amphithéâtres.
Depuis le 8 au matin, « le plan blanc » a été déclenché dans la région parisienne. Ce qui signifie que tous les hôpitaux d’Île-de-F
Dans une interview donnée en 2015 au quotidien suisse, Le Temps, Emmanuelle Charpentier disait vouloir éviter l'exposition médiatique. La généticienne se définissait comme « pragmatique », elle avait besoin de « garder les pieds sur terre ». Elle ajoutait même : « Les héroïnes sont les bactéries; la nature et l’humanité, mes inspirations ». Puis, cet entretien achevé, elle est repartie en vélo, vêtue d'un jean-tee-shirt, son sacro-saint uniforme. Quels que soient son besoin de discrétion et son humilité naturelle, cette scientifique de haut vol va devoir, durant quelques semaines au moins, s'habituer à la célébrité.
Le 7 octobre, Charpentier s'est vue décerner le Prix Nobel de Chimie, avec sa consœur, l'Américaine Jennifer Doudna. Les deux scientifiques vont se partager un million d'euros. Leur collaboration a, en effet, permis en 2012 de mettre au point une technologie révolutionnaire pour corriger les défauts génétiques. Elles ont inventé des « ciseaux moléculaires », capables de modifier le génome de n'importe quel être vivant. Cet outil est connu sous le nom de CRISPR-Cas9. « Seule l'imagination peut fixer la limite de son utilisation », a salué le jury du Nobel.
Si les médias
Il voulait célébrer la vie, en faire une fête. À chacun de ses défilés, Kenzo rivalisait d'imagination pour offrir un spectacle. Ils avaient lieu dans des endroits grandioses : le Château de Maisons-Laffitte, les Beaux-Arts, le Cirque D'hiver, la Bourse du Commerce ou la célèbre discothèque parisienne Le Palace. Ils créaient la surprise, aussi. Une fois, les mannequins sont entrés en scène sur des chevaux blancs. Une autre, c'est carrément Kenzo en personne qui a fait une entrée fracassante à dos d'éléphant, suivi par des cavalières entièrement… dénudées. Parfois aussi, cet avant-gardiste demandait à ses amis – Grace Jones, Guy Cuevas ou Jaime Santiago – de remplacer les tops models sur les podiums.
Le créateur de mode aimait également façonner les endroits mythiques de la capitale. En juin 1994, 30 000 pots de bégonias et un rideau de lierre viennent décorer le Pont neuf pour célébrer l'arrivée de l'été. En 2000, pour le lancement de son parfum « Flower », « le plus parisien des Japonais », comme il était surnommé, fait planter 150 000 coquelicots sur le parvis du Centre Pompidou. Tout comme à Moscou, Vienne, Hongkong…
Plus que jamais, dans notre monde troublé, ses douces folies