En France, nous sommes entrés dans un second confinement. On retrouve les réflexes d'il y a quelques mois mais les règles sont beaucoup plus lâches. Drôle d'ambiance. Le 5 novembre s'est tenue la journée de la lutte contre le harcèlement scolaire. Une nécessité face aux chiffres en hausse. Et le précédent confinement n'a, semble-t-il, fait qu'empirer le phénomène. Enfin, en cette période aussi morose que pauvre culturellement, quoi de mieux qu'un bon livre pour prendre de la hauteur. Problème : le gouvernement a fermé toutes les librairies. Une pure folie.
On ne sait pas encore tout ce que l'histoire et la littérature retiendront des présidentielles de 2020 aux États-Unis. Mais il a fallu quatre jours à la première puissance mondiale pour connaître le nom du 46ème président.
D'abord il y a eu une clameur qui semblait venir de différents endroits du pays. Des cris de joie, des concerts de klaxons ou des bruits de casseroles. Il fallait faire entendre l'allégresse qui a saisi une partie de la population, montrer que cette victoire était essentielle pour la majorité du pays. Et le monde entier, peut-être. Sitôt annoncé le nom du quarante-sixième président des États-Unis, le 7 novembre, les citoyens sont descendus spontanément dans la rue. À Washington, une foule s'est dirigée vers la Maison Blanche et la « Black Lives Matter Plaza », rebaptisée ainsi pour dénoncer les violences policières contre les Afro-Américains. À New York, c'est autour de Columbus Circle, en bordure de Central Park, à Times Square ou encore devant la Trump Tower que les foules se sont retrouvées. Les mêmes scènes se sont déroulées à Atlanta, en Géorgie, à Louisville dans le Kentucky ou, bien sûr, à Wilmington, ville tranquille du Delaware, et fief de Joe Biden.
C'est de là que le nouveau chef de l’État s'est exprimé longuement le 7 novembre à 20h30, pour annoncer, entre autres, qu'il sera « le président de tous les Américains ». « Je promets d'être un président qui n'essaie pas de di
Le moment devait être émouvant. « Je dirais simplement que c'est Aotearoa Nouvelle-Zélande qui est assis à cette table », déclare Jacinda Ardern, en anglais et en maori. Aotearoa étant le nom maori du pays. Nous sommes le 6 novembre, à Wellington, en Nouvelle-Zélande, et la charismatique première ministre prête serment pour un second mandat. Lors de cette cérémonie très suivie, la dirigeante travailliste s'explique sur le choix des membres de son gouvernement : « Ils représentent ensemble des perspectives très différentes, des talents et une expérience énorme et, comme on est en droit de s'y attendre pendant une crise, un énorme engagement au service du pays.»
De fait, grâce, entre autres, à son succès dans la lutte contre la Covid-19, Jacinda Ardern a offert au parti travailliste sa plus grande victoire électorale depuis la Seconde Guerre mondiale. Le 17 octobre dernier, elle a recueilli 50 % des suffrages et raflé 65 des 120 sièges au Parlement. Un triomphe que l'histoire retiendra, tout autant que sa capacité à permettre à toutes les minorités du pays d'avoir une place en vue dans la société. Parmi les 20 ministres annoncés, huit sont en effet des femmes, cinq sont issus du peup
L'humeur des Français est à l'image du ciel parisien. Changeant d'une minute à l'autre, passant du bleu au gris, du soleil à la menace de pluie sans que le pire survienne. Pour l'instant. Depuis le 30 octobre, minuit une, nous sommes reconfinés. Sur tout le territoire, et ce jusqu'au 1er décembre, au moins. On retrouve immédiatement les habitudes des mois de mars-avril-mai derniers. Les attestations de déplacements sans lesquelles il est interdit de sortir, les invitations à rester à la maison pour pratiquer le télétravail, les spots radios nous enjoignant de respecter les distances et les gestes barrières. On connaît si bien ces recommandations qu'on n'y prête plus guère d'attention. Rien ne semble avoir réellement changé et, pourtant, rien n'est tout à fait comme avant, lors du premier confinement.
Il suffit de sortir pour s'en apercevoir. Les villes vivent. Elles bougent, mais au ralenti. Les boulangeries sont ouvertes, tout comme les supermarchés et les commerces de première nécessité. Les restaurants vendent des plats préparés, certains cafés proposent du « à emporter ». Les bus et les métros fonctionnent, des voitures circulent, les passants marchent. En petit nombre et sans
Le 5 novembre dernier, journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, ce fait divers épouvantable a refait la une des pages société. Elle s'appelait Evaëlle Dupuis, elle avait 11 ans, et le 21 juin 2019 elle s'est pendue aux barreaux de son lit d'enfant. Dans sa maison du Val-d'Oise, en région parisienne, la toute jeune fille s'est suicidée...
En septembre 2018, Evaëlle fait son entrée au collège et devient très vite la tête de turc de sa professeure de français, qui la traite de « folle » et d'un petit groupe d'élèves. Insultes, brimades, coups.... En février 2019, ses parents déposent plainte et la changent d'établissement, mais les humiliations recommencent très vite. Quelques mois plus tard, cette préadolescente, intellectuellement précoce, y met un terme définitif.
Suite au drame, ses parents ont porté plainte contre cinq élèves, jugés responsables de ce harcèlement, et contre l'enseignante. En septembre 2020, cette femme de 58 ans est mise en examen pour « harcèlement d’un mineur de moins de 15 ans par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de vie altérant la santé », placée sous contrôle judiciaire avec interd
D'ordinaire, les jurées se réunissent à l'hôtel Crillon, palace parisien situé sur la prestigieuse place de la Concorde, pour délibérer. Lors d'un long déjeuner, les douze femmes qui composent le jury du Prix Femina discutent ardemment de leurs choix. Puis, devant un parterre de journalistes agglutinés les uns les autres, les noms des lauréats de ce prestigieux prix littéraire sont enfin annoncés. Le cérémonial est bien rôdé, mais cette année, il n'a pas pu être respecté.
Covid-19 et confinement obligent, le verdict est tombé le 2 novembre, à 10h30. Un simple communiqué sans réunion préalable, ni cérémonie médiatique. Une belle consécration, certes, mais au goût un peu amer. C'est du moins l'avis de Serge Joncour, qui a donc obtenu le Prix du roman français pour « Nature humaine », édité chez Flammarion.
Dans son récit rural, l'auteur retrace les mutations subies par une famille d'éleveurs du Lot, région située dans le Sud-Ouest de la France, de la canicule de l’été 1976 à la tempête de décembre 1999. Une superbe peinture de notre société qui raconte l'éloignement croissant de l'homme et de la nature. Un roman, qualifié d'« ample et délicat » par Le Monde, à lire d'urgence. À condi