Tout de suite, on commence donc avec la stupeur provoquée en France par l’assassinat par un islamiste d’un professeur de collège. Les réactions et les mobilisations qui ont suivi rappellent la relation particulière qui existe entre les Français et l’école républicaine…
Mercredi dernier, la cérémonie d’hommage national à Samuel Paty a eu lieu dans la cour centrale de l’Université de La Sorbonne, à Paris. Il n’y avait sans doute pas d’endroit plus approprié pour saluer la mémoire de ce professeur d’histoire, sauvagement assassiné vendredi 16 octobre par un jeune islamiste. La Sorbonne, c’est le symbole du savoir et de la transmission des connaissances. C’est le symbole aussi du débat, de la discussion, de l’argumentation. Autant de valeurs que le professeur Samuel Paty cherchait à transmettre à ses élèves dans le collège où il exerçait, à Conflans-Saint-Honorine, au sud de la capitale.
C’était le dernier grand rendez-vous avant le verdict des urnes. Jeudi dernier à Nashville, dans le Tennessee, Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés au cours d’un débat télévisé. Le face-à-face était très attendu après un premier affrontement chaotique fin septembre. Au cours de cette première rencontre, les deux hommes avaient passé plus de temps à s’invectiver qu’à présenter leurs programmes. Le président sortant, notamment, avait constamment interrompu son adversaire, ce qui avait eu le don d’agacer l’aspirant démocrate.
Tout le monde en général – l’électorat américain en particulier – espérait que le second débat serait plus constructif. Cela a été le cas. Le ton a été plus policé, et les deux candidats ont eu le temps, pendant une heure et demie, d’exposer leurs arguments et leurs visions, bien distinctes, des États-Unis. Il y a eu des attaques et des moments de tensions, mais rien qui n’ait dépassé le cadre habituel de la bataille dialectique entre deux responsables politiques.
Pour l’observateur étranger – et c’est mon cas –, ce débat aura servi à mettre en avant de manière évidente le fossé qui sépare Donald Trump et Joe Biden. Le président et le candidat démocrate s’o
La « Jacindamania » a encore frappé. Il y a quatre ans, c’est le nom qu’on avait donné au mouvement qui avait accompagné la victoire inattendue de la jeune responsable politique lors des élections législatives. Un mandat plus tard, le phénomène est plus d’actualité que jamais en Nouvelle-Zélande. Samedi 17 octobre, la formation travailliste de Jacinda Ardern a obtenu une victoire historique. Avec 49% des suffrages, elle disposera de 64 des 120 sièges au Parlement de Wellington. Une majorité absolue jamais vue dans le pays depuis 1996. Pour le parti de centre-gauche de Ardern, c’est tout simplement le meilleur résultat depuis…1946 !
Cette victoire doit beaucoup à la première ministre. Agée de 40 ans – elle les a eu cet été –, Jacinda Ardern a réussi à se forger une popularité extraordinaire en temps de crise. Ces derniers mois, sa gestion de la pandémie a été exemplaire. La Nouvelle-Zélande, avec cinq millions d’habitants, ne compte que 25 morts depuis le début de la pandémie. Dès la fin du mois de mars, Ardern avait annoncé la fermeture des frontières et imposé pendant sept semaines un confinement très strict à la population. Début mai, le virus avait pratiquement disparu de l’ar
Il y a quinze ans, les banlieues françaises s’embrasaient. Le 27 octobre 2005, la mort de deux adolescents poursuivis par des policiers à Clichy-sous-Bois, dans l’est de Paris, déclenchait plusieurs semaines d’émeutes urbaines. Des événements d’une rare violence, qui obligeaient le gouvernement à décréter l’état d’urgence, une mesure exceptionnelle à l’époque. La crise des banlieues faisait découvrir aux Français les difficiles conditions de vie dans les quartiers pauvres, en périphérie des grandes villes : absence de services publics, immeubles très détériorés, surpopulation et chômage…
Quinze ans plus tard, l’image de ces zones périphériques reste associée à la violence, mais aussi à l’insécurité, au trafic de drogue et à l’assistanat. Qu’en est-il vraiment ? C’est la question que s’est posée l’Institut Montaigne, un think tank français qui a publié ce dimanche 25 octobre un rapport sur la situation des banlieues. Le document, de près de 300 pages, offre un panorama très complet de la situation des quartiers pauvres dans le pays. Et son auteur, Hakim El Karoui, y casse un certain nombre de préjugés qui collent encore à la banlieue.
Chiffres à l’appui, il démontre que ces territoi
Dès le mois prochain, les visiteurs qui se rendent à Cannes auront la possibilité de découvrir un nouveau musée dans la ville méditerranéenne. Enfin, pour être précis, ce ne sera pas dans la ville, mais à proximité des îles de Lérins, un petit archipel ancré au large de la cité. D’ailleurs, techniquement, pour découvrir les œuvres, pas besoin d’un audioguide : il faudra plutôt un masque et un tuba… Vous l’aurez compris, le musée qui s’inaugure dans les prochaines semaines n’est pas un musée comme les autres. Il s’agit du premier écomusée sous-marin en France et en mer Méditerranée.
Le principe est simple : des sculptures vont être immergées, à cinq mètres de profondeur, dans une zone de baignade protégée proche de l’archipel. Les baigneurs et les plongeurs pourront s’y rendre librement pour les admirer. En tout, ce sont six pièces qui vont être installées. Leur auteur, l’artiste britannique Jason deCaires Taylor, les a dévoilées vendredi 16 octobre à Cannes. La présentation était très attendue, car les œuvres représentent… des visages d’habitants de la ville de la Côte d’Azur. Plusieurs volontaires ont répondu il y a deux ans à l’appel de la maire de la municipalité pour participer