Nous commençons aux États-Unis où, après une élection historique, le futur semble plus incertain que jamais...
Nous ne savons pas encore qui sera le prochain président des États-Unis mais les Américains, s’ils sont plus divisés que jamais, sont au moins d’accord sur une chose : beaucoup d’entre eux veulent s’armer.
Dans un article du 27 octobre, le New York Times note que, selon des organisations qui suivent les données du FBI sur les vérifications des antécédents judiciaires, le pays est en voie de battre le record annuel d’accumulation d’armes. Les Américains ont acheté 15,1 millions d’armes à feu en sept mois, de mars à septembre : un saut de 91 % par rapport à la même période, l’année dernière. Le FBI a aussi effectué plus de vérifications des antécédents judiciaires pour l’achat d’armes dans les neuf premiers mois de cette année qu’il ne l’a fait pour n’importe quelle autre année complète.
Cette augmentation importante est constatée partout dans un pays qui, d’après le site The Truth About Guns, comptait l’année dernière entre 400 et 660 millions d’armes à feu. Christopher Ingraham note dans le Washington Post du 19 juin 2018 qu’il y a plus d’armes que de personnes aux États-Unis. Les Américains, qui représentent 4 % de la population mondiale, possèdent environ 46 % du stock global d’ar
Avec l’assassinat de Samuel Paty, un enseignant de 47 ans, le 16 octobre, dans un faubourg de Paris, et le meurtre de trois personnes perpétré à Nice il y a quelques jours, le terrorisme est revenu au centre de l’actualité en France.
Ce ne sont que les plus récentes instances d’une liste qui continue de s’allonger. Parmi elles : le massacre de l’équipe de Charlie Hebdo et l’attaque de la salle du Bataclan en 2015, le camion qui a pris pour cible la foule rassemblée sur la promenade des Anglais à Nice, le 14 juillet 2016, le meurtre, 12 jours plus tard, d’un prêtre âgé de 86 ans dans une église de Normandie, et une autre attaque au couteau près des anciens locaux de Charlie Hebdo, le 25 septembre dernier.
Samuel Paty a été tué pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet. Les trois victimes à Nice ont été prises au hasard…
Cyrille Bret, professeur de philosophie et auteur du livre « Dix attentats qui ont changé le monde. Comprendre le terrorisme au XXIe siècle », s’interroge sur les différentes formes de terrorisme et leur impact sur la société. Quelques-unes de ses réflexions sont recueillies dans Le Monde du 22 octobre.
Bret précise d’abord que le terrorisme dans son sen
D’un côté de l’Atlantique, nous avons #metoo, emblème de la nouvelle vertu américaine, et de l’autre, « … moi non plus », référence à la célèbre chanson de Serge Gainsbourg « Je t’aime… moi non plus », enregistrée avec Jane Birkin en 1967 et interdite à l’époque dans plusieurs pays en raison de son érotisme explicite.
Qu’arrive-t-il quand ces deux pôles – ces deux stéréotypes – se rejoignent ?
C’est ainsi que Thomas Sotinel capture parfaitement, dans Le Monde du 9 octobre, l’essence de la série Emily in Paris, offerte depuis octobre sur Netflix. Réalisée par Darren Star, le créateur de Sex and the City, elle raconte les aventures d’une jeune Américaine qui, en bref, s’extrait du Midwest et traverse l’océan pour s’apercevoir qu’il existe des êtres humains qui n’obéissent pas aux mêmes lois (juridiques, libidinales, vestimentaires) que les États-Uniens.
Emily débarque donc à Paris, engagée par une compagnie de marketing pour moderniser son image grâce à l’utilisation d’Instagram et de Twitter – le prétexte pour soumettre notre héroïne à un véritable choc culturel en recourant à toute la panoplie des clichés concernant Paris et les Parisiens.
Beaucoup de ceux-ci s’accordent pour dire qu’
Mathilde n’a pas saisi tout de suite ce qui clochait. Quand elle laissait des messages vocaux, les clients ne la recontactaient pas. Durant des semaines, son répondeur est resté désespérément vide. « J’ai fini par comprendre que ce qui faisait obstacle, c’était mon accent », raconte cette agente immobilière de 24 ans dans un article du journal Le Monde, le 26 octobre.
Mathilde est originaire des Hautes-Pyrénées, dans le sud de la France. À Bordeaux, où elle commence sa vie professionnelle, son accent ne lui pose aucun problème. Mais quand elle déménage à Paris avec son compagnon, elle fait l’expérience troublante de sa « différence » : « On me faisait comprendre qu’avec cet accent, je ne pouvais pas connaître mon métier, et encore moins le marché parisien », explique-t-elle. Elle entreprend alors d’éliminer de son discours toute trace de régionalisme : en travaillant sur sa prononciation, en évitant certains mots, en réenregistrant plusieurs fois ses messages. Une gymnastique fatigante, à l’issue de laquelle sa voix ressort lissée, aseptisée, neutralisée…
Le cas de Mathilde n’est pas isolé et ce « gommage » est la solution adoptée par de nombreux jeunes professionnels pour gagner le
Parmi les commerces frappés par la pandémie de Covid, les librairies occupent une place spéciale : dans un âge où le mot est de plus en plus remplacé par l’image – films, vidéos, photos, emojis… – les livres restent le symbole ultime de la culture. S’il est difficile d’évaluer dans quelle mesure ils sont effectivement lus, ils continuent d’être chéris et gardent une place de choix sur nos étagères. Plus récemment, ils servent de décor de fond pour nos rencontres sur Zoom.
Ainsi, lorsque Nancy Bass Wyden, la propriétaire de la fameuse librairie Strand à Manhattan, a lancé sur les réseaux sociaux un appel de détresse à ses clients, ceux-ci ont répondu en faisant la queue dès avant l’ouverture, un dimanche matin. D’autres, plus nombreux encore, ont placé leur commande via internet. L’événement est relaté dans le New York Times du 26 octobre.
La librairie Strand, ouverte près de Union Square il y a 93 ans, est une vénérable institution, offrant tout l’éventail de ce qui s’imprime, depuis les romans et les livres de recettes jusqu’aux livres rares. Mais depuis des mois, elle est pratiquement désertée et a perdu 70 % de son chiffre d’affaires. Confrontée à la nécessité de fermer boutique,