Nous commençons notre tour d’horizon aux États-Unis où, à l’approche d’une élection décisive, tout le monde s’accorde au moins sur le fait qu’aucun jour ne ressemble au jour précédent.
Depuis le tout début de l’épidémie du Covid-19 aux États-Unis, il y a neuf mois déjà, Donald Trump a entrepris d’en nier le danger potentiel pour la population. Pendant que plus de 7 300 000 Américains contractaient la maladie et 209 000 d’entre eux en mouraient – l’un des taux de mortalité par habitant les plus élevés du monde – Trump n’a pas cessé d’insister que le virus serait bientôt vaincu. Il voyait dans la réalisation de ce vœu pieux et la relance économique qui s’ensuivrait les conditions nécessaires et suffisantes de sa réélection.
L’annonce, le 23 septembre, par le ministre français de la Santé, de nouvelles mesures sanitaires pour combattre l’épidémie de Covid-19 a été accueillie avec colère par les élus locaux de Marseille.
Dans la deuxième ville de France, récemment déclarée « zone d’alerte maximale » en raison d’une recrudescence du nombre d’infections, bars et restaurants devront fermer, de même que tout lieu public ne respectant pas un protocole sanitaire strict. Les nouvelles restrictions s’appliquent aussi à la ville voisine d’Aix-en-Provence et à toute la région environnante.
Ce retournement promet de frapper durement les établissements de restauration, qui avaient connu un été actif après la levée du confinement au mois de mai. Mais les chiffres sont là pour le prouver : la propagation de Covid-19 continue de s’accélérer en France, comme d’ailleurs dans d’autres pays d’Europe, et fait craindre un retour à la situation du printemps : 69 départements sont aujourd’hui en état d’alerte avec un taux d’incidence supérieur à 50 pour 100 000 habitants. Parmi ceux-ci, 14 territoires, comprenant les plus grandes villes, sont en état d’alerte renforcée, avec un taux d’incidence supérieur à 150 pour 100 000 habi
En août dernier, avant que le ciel de San Francisco tourne à l’orange, la température dans la Vallée de la Mort a atteint 54,4 °C, un sommet historique pour la planète. Des dizaines de personnes sont mortes de chaleur à Phoenix, dans l’Arizona, qui a connu en juillet son mois le plus chaud jamais enregistré, un record d’ailleurs surpassé le mois suivant…
C’est sur ce fond de désastres en cascade – sécheresse embrasant les forêts de la Californie et de l’Oregon, tempêtes s’alignant dans l’Atlantique pour s’abattre sur l’Amérique du nord – que s’est déroulée la semaine du climat, du 21 au 27 septembre à New York.
Comme de coutume, la Chine et l’Union européenne, deux des trois plus importantes économies mondiales, qui sont aussi responsables de 44 % des émissions de gaz à effet de serre, ont promis d’agir plus rapidement afin d’endiguer la crise climatique. Pour ce qui est des États-Unis, engagés depuis bientôt quatre ans dans la direction opposée, tout repose sur le résultat de l’élection présidentielle.
Ne nous faisons pas d’illusions : les promesses restent jusqu’à présent des promesses et les émissions n’ont pas cessé d’augmenter.
Aussi la jeunesse européenne a-t-elle entrepris de s
« Arthur Rimbaud et Paul Verlaine sont parmi les plus grands − sinon les plus grands − poètes de notre langue. Il se trouve qu’ils étaient aussi amants. Voilà pourquoi nous avons suggéré, avec un collectif d’intellectuels et d’écrivains du monde entier, leur entrée au Panthéon. »
Ainsi s’ouvre, dans Le Monde du 25 septembre, une tribune de l’éditeur Jean-Luc Barré en réponse à une « contre-pétition » qui s’oppose à cette « panthéonisation ». Le Panthéon est le mausolée national où reposent d’illustres écrivains français, parmi lesquels Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Alexandre Dumas, Victor Hugo et Émile Zola.
Rimbaud, auteur des Illuminations et d’Une saison en enfer, est mort en 1891 à l’âge de 37 ans. Il est enterré à Charleville, dans les Ardennes françaises. Verlaine, l’un des fondateurs du mouvement symboliste, est mort en 1896 et est enterré au cimetière des Batignolles, dans la banlieue parisienne.
Quand Rimbaud, âgé de 17 ans, débarque à Paris, les deux s’engagent dans une affaire orageuse. Verlaine quitte sa femme et son enfant pour Rimbaud, qu’il surnomme « l’homme aux semelles de vent ». Au retour d’un séjour à Londres, la relation se termine lorsque Verlaine, suite à u
Le 30 septembre, Emery Mwazulu Diyabanza, un Congolais de 42 ans établi en France, a comparu avec quatre autres personnes devant le tribunal correctionnel de Paris pour tentative de vol. Le groupe avait été interpellé le 12 juin au Musée du Quai Branly alors qu’il tentait d’emporter un poteau funéraire du 19ème siècle provenant du Tchad. Le délit est passible de dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.
L’œuvre a été reprise sans heurt par la police et, en garde à vue, les prévenus ont reconnu la matérialité des faits, mais ils contestent la volonté de réappropriation frauduleuse. Diyabanza qualifie son acte de « récupération » et il a, de son côté, déposé plainte contre l’État français pour « vol et recel ».
L’action au Musée du Quai Branly serait bientôt suivie de deux autres semblables, commises par le même groupe, à Marseille et aux Pays-Bas.
L’argument de Diyabanza ? « Ces biens nous ont été volés sous la colonisation… Ça nous a été pris sans notre consentement, donc je rentre avec à la maison. Les présidents africains sont incapables de venir récupérer ces biens. Les Africains doivent aller récupérer leur dû dans les musées européens. On ne demande pas au voleur l’aut