En Turquie, on commence à s'inquiéter. Le nouveau président des États-Unis, l'OTAN et l'Union européenne semblent vouloir freiner les ardeurs belliqueuses de Recep Tayyip Erdogan. Une nouvelle ère s'ouvre. À Singapour, les autorités sanitaires viennent d'autoriser les restaurants à servir de la viande artificielle. Une décision qui ne peut que faire école. Dans le registre sanitaire, les chercheurs du monde entier ont travaillé jour et nuit pour produire un vaccin anti-Covid en un temps record. Mais beaucoup de Français sont sceptiques, pour l’instant. En matière politique, nous venons de tourner une page. Valéry Giscard d'Estaing incarnait une façon de gouverner comme il n'en existe plus. Il est mort le 2 décembre dernier. Enfin, qui de mieux que le nouveau Prix Goncourt a dépeint le monde de demain ? Avec « L'anomalie », Hervé Le Tellier parle de duplication de la réalité. C'est aujourd'hui de la science-fiction. Et à l'avenir ?
Quel sera le futur de la Turquie ? Il va beaucoup dépendre des décisions de Recep Tayyip Erdogan, qui jusqu'à présent est parvenu à éviter les sanctions contre son pays. Mais cela pourrait changer.
Une provocation de plus. Le 4 décembre, Recep Tayyip Erdogan a, une fois encore, attaqué le chef de l’État français. Il a déclaré espérer voir la France « se débarrasser » de Macron « le plus tôt possible », comme le relate l'Agence France Presse (AFP). Il a aussi estimé que « Macron est un problème pour la France. Avec Macron, la France vit une période très dangereuse ». En octobre dernier, déjà, le président turc s'était faussement inquiété de la « santé mentale » du Français après que celui-ci avait annoncé des mesures contre le « séparatisme islamiste ». Si depuis des mois les relations entre Ankara et Paris sont très tendues, cette nouvelle agression verbale se situe dans un contexte international en pleine mutation.
La nouvelle a fait le tour des rédactions du monde entier, tant elle parle de l'avenir de la planète. Depuis le 2 décembre, les restaurants de Singapour sont autorisés à mettre dans les assiettes de leurs clients des nuggets au poulet... sans véritable poulet. Il s'agit de viande artificielle, fabriquée en laboratoire. Après deux ans d'enquête, les autorités sanitaires du pays ont jugé ces croquettes sans danger pour la consommation mais elles se réservent quand même le droit, pendant vingt ans, de surveiller le produit et ses effets sur la santé des gens. Sage précaution, en effet.
Ceux qui s'étonnent de cette décision doivent revoir leur géographie. Dans cette cité-État, les terres agricoles sont rares et 90 % des denrées alimentaires doivent être importées. Or, avec la pandémie de Covid-19 et le ralentissement de l’économie, la question de la sécurité alimentaire des six millions de personnes vivant à Singapour se pose avec une insistance croissante. Est-elle désormais réglée ? En partie, peut-être.
C'est du moins ce que veut croire Eat Just, la start-up californienne à l'origine de cette « viande propre ». Elle est confectionnée à partir de cellules animales qui sont actuelleme
En cette après-midi, le ton est à l'optimisme. Ça y est, c'est parti, semble nous dire le Premier ministre. Nous commençons, enfin, à entrevoir la fin du tunnel. Le 3 décembre, Jean Castex a donné une conférence de presse dans laquelle il a présenté la campagne de vaccination contre le Covid. Celle dont on nous parle depuis des semaines. Pour l'instant, le programme paraît cohérent.
Bonne nouvelle : cette immunisation à grande échelle – 200 millions de doses – sera gratuite pour tous. Elle va débuter dans les prochaines semaines. L’exécutif annonce le mois de janvier pour le million de seniors qui vivent dans les maisons de retraite et les salariés de ces établissements. C'est logique. Cette population est particulièrement fragile et elle reste très impactée par la pandémie. En février, ce sera le tour des quatorze millions de personnes à risque du fait de leur âge ou de leurs pathologies et des professionnels de santé. Au printemps, enfin, tous ceux qui le souhaitent pourront bénéficier de ces vaccins. Sans aucune obligation.
D'ici là, la prudence est de mise. « Au cours des prochains mois, le vaccin ne changera pas profondément le cours de l’épidémie », a expliqué le ministre de l
C'est un concert de louanges. Les uns remercient un « amoureux de l’Histoire et du Patrimoine français », louent son intelligence, affirment qu'il a été « un grand président » de la République. Les autres se souviennent de l'homme d’État qui a « fait adopter des lois de progrès », du « militant de la relation franco-allemande », de l'« homme de culture ». Même à l'étranger, Valéry Giscard d'Estaing récolte des lauriers. Ainsi, Boris Johnson a rendu hommage à son action dans une série de tweets... en français. Depuis sa disparition, le 2 décembre au soir des suites du Covid, VGE, comme on le surnommait, fait l'unanimité.
Il faut dire qu'avant de présider aux destinées des Français – de 1974 à 1981 – Giscard d'Estaing a fait un parcours sans faute. À 18 ans, il s'engage dans la résistance. À l'issue de la seconde guerre mondiale il reçoit la Croix de guerre. Brillant élève, il collectionne ensuite des diplômes prestigieux, entre en 1952 à l’inspection générale des finances, puis se lance en politique.
Élu député en 1956, Giscard d'Estaing devient, un peu plus tard, ministre des Finances du général De Gaulle, puis de son successeur, Georges Pompidou. À la mort de ce dernier, VGE part
Cette année, Covid oblige, pas de déjeuner au restaurant parisien Drouant, pas de bousculade de journalistes au pied des escaliers, pas de lauréat ému qui fend la foule pour rejoindre les jurés. Le 30 novembre à 12h30, c'est sur la plateforme « Zoom » que Didier Decoin, le président de l'Académie Goncourt, a annoncé décerner son prix à Hervé Le Tellier pour son roman « L'anomalie », par huit voix pour et deux contre. Puis, Le Tellier engage une conversation virtuelle avec le jury, à partir des locaux de Gallimard, son prestigieux éditeur.
Ce couronnement n'est pas vraiment une surprise. L'auteur est connu depuis plusieurs décennies pour ses multiples publications ( romans, nouvelles, poésies, théâtre) et son humour. Mais avec « L'anomalie », cet intellectuel éclectique s'est apparemment surpassé.
Son roman est un habile mélange de thriller et de science-fiction. Avec un sens du rythme qui rappelle celui des séries télévisées. Cette structure narrative explique sans doute que deux producteurs français aient déjà mis une option dessus, afin de l'adapter au petit écran. Sur le fond, que racontent ces 336 pages ?
Juin 2021, un Boeing d'Air France vient de traverser de terribles turbule