On commence tout de suite, avec l’anniversaire de l’accord de Paris sur le climat. Adopté en décembre 2015 dans la capitale française, le texte reste la référence de la lutte contre le réchauffement climatique, malgré de nombreux défis…
C’était le 12 décembre 2015. Après plusieurs semaines de négociations et quelques nuits blanches, le président de la Conférence de Paris sur les changements climatiques, la COP21, levait son petit marteau vert. Laurent Fabius, alors ministre français des Affaires étrangères, demandait une dernière fois à la salle si quelqu’un avait une objection à faire. Face au silence, il donnait un coup sur la table pour sceller un engagement historique : l’accord de Paris sur le climat.
Le traité international prévoit de limiter le réchauffement de la planète à un niveau nettement inférieur à 2ºC par rapport aux niveaux préindustriels. Il est adopté par près de 200 pays. Côte à côte, on retrouve les plus gros pollueurs de la planète, comme les États-Unis, la Chine et l’Union européenne, et les pays les plus vulnérables au changement climatique, comme le Bangladesh et Haïti. Le texte exige d’ailleurs aux premiers d’aider les seconds. Et il impose à tous une révision régulière des objectifs fixés.
L’accord de Paris reste un symbole de la réussite de la diplomatie française. En parvenant à convaincre tous les participants de s’engager sur un texte contraignant, Laurent Fabius et le président de la
Dire que l’art du compromis est la base de l’Union européenne peut sembler être un cliché. Et pourtant, force est de constater que l’histoire de la communauté des pays du Vieux Continent a été marquée par les négociations. Le schéma est toujours le même : il y a d’abord les disputes, les portes qui claquent et les chaises vides. Viennent ensuite les discussions et les débats, qui s’éternisent. La dernière séquence, c’est celle des embrassades, des poignées de mains… et des grands accords.
Cela ne devrait pas nous surprendre, car c’est extrêmement complexe de faire fonctionner un projet qui réunit maintenant 27 pays, chacun avec ses particularités. Mais, personnellement, cela continue de m’étonner. Car, en plus de l’art du compromis, il me semble que l’Europe cultive aussi l’art de… se compliquer la vie. On l’a encore vu à l’occasion du dernier conseil européen de l’année. Réunis à Bruxelles jeudi 10 et vendredi 11 décembre, les chefs d'État et de gouvernement se sont mis d’accord sur les conditions du plan de relance pour faire face à la pandémie de Covid.
En réalité, ce fonds de reconstruction est connu depuis le mois de juillet. Souvenez-vous, nous étions alors en plein été, l’Un
« Tout ce qu’il touche devient un problème en ce moment. » La confidence vient d’un proche collaborateur du président de la République, Emmanuel Macron, et elle concerne Gérald Darmanin. Relayée par le quotidien Le Figaro la semaine dernière, la petite phrase sonne comme un avertissement pour le ministre de l’Intérieur. Longtemps considéré comme un atout du gouvernement, Darmanin termine difficilement cette année 2020. Il a enchaîné les déboires et les polémiques ces dernières semaines.
Il y a d’abord eu l’évacuation violente d’un camp de migrants le 24 novembre, en plein centre de Paris. Deux jours plus tard, c’était une vidéo du passage à tabac d’un producteur de musique par des policiers qui provoquait un tollé en France. La même semaine, l’assemblée nationale adoptait en première lecture la loi de sécurité globale défendue par le ministre, un projet controversé dont nous vous avions parlé fin novembre. Le texte, qui permettait de sanctionner la diffusion d'images de policiers en opération, était critiqué par les syndicats de journalistes et les organisations de défense des droits de l’homme.
À chaque fois, Gérald Darmanin s’est retrouvé en première ligne. Et il n’en est pas
Le passage de la tempête Dora a dissipé les derniers doutes la semaine dernière. La neige sera au rendez-vous cet hiver dans les montagnes françaises. Dans les principales stations des Alpes et des Pyrénées, les premiers flocons ont fait leur apparition avec la chute des températures. En temps normal, les professionnels du secteur seraient certainement en train de se frotter les mains et de saluer une météo favorable. Mais en 2020, faut-il encore le rappeler, rien n’est vraiment normal. Et dans les stations de ski françaises, pour l’instant, il y a de la neige, mais il n’y a pas de skieurs…
La raison est simple : le gouvernement n’a pas autorisé l’ouverture des pistes pour les vacances de Noël. Plus exactement : les stations de sports d’hiver peuvent ouvrir mais les remontées mécaniques doivent rester fermées. Les amateurs pourront donc chausser leurs skis, mais ils ne pourront pas utiliser les télécabines, télésièges et téléskis. Si vous voulez vous offrir une descente, il faudra d’abord monter à pied ! Vous l’aurez compris : la mesure cherche à dissuader les Français de se rendre à la montagne pendant les fêtes de fin d’année.
Le gouvernement justifie l’application de cette mesur
L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans le monde du cinéma. Début décembre, les studios Warner Bros ont fait savoir que ses superproductions sortiraient en 2021 aux États-Unis en même temps au cinéma et en streaming. Autrement dit, les principaux titres de la compagnie seront disponibles sur sa plateforme le jour même de leur diffusion en salle. Ce n’est pas rien, quand on sait que parmi les longs-métrages de Warner Bros, l’année prochaine, on retrouve notamment le remake de « Dune » ou « Matrix 4. »
Au-delà des titres, la décision est inédite dans l’histoire de l’industrie cinématographique. Jusqu’à présent, les salles de ciné avaient l’exclusivité de la diffusion des blockbusters pendant 90 jours. Ce n’est qu’une fois passé ce délai que les copies commençaient à être diffusées sur d’autres supports. Mais à l’heure où la pandémie de Covid continue de sévir, et où bon nombre de cinémas restent fermés aux États-Unis, Warner Bros a préféré s’adapter. Le mois dernier, la compagnie avait déjà annoncé la sortie simultanée de « Wonder Woman 1984 » en salles et en streaming, le jour de Noël.
Ce qui ressemblait à une opération marketing était en fait le prélude d’une décision qui pourrai