On commence avec le concours Miss France, qui a eu lieu samedi soir en France. Le rendez-vous célébrait son centenaire. Il l’a fait avec un grand succès d’audience… et plusieurs polémiques.
Une année de plus, le concours de Miss France a été couronné de succès. Samedi 19 décembre, dix millions de téléspectateurs ont suivi la cérémonie en prime time. Cela représente quand même plus de 40% de parts d’audience, pour une édition pas comme les autres : il s’agissait du centième anniversaire du concours, l’un des plus vieux du genre dans le monde. Depuis 1920, l’élection de Miss France a évolué. Le concours de beauté a commencé dans l’indifférence mais, au fil des ans – et surtout après son arrivée à la télévision, dans les années 80 – , il est devenu un rendez-vous incontournable pour de nombreux Français.
Jeudi 31 décembre marquera une nouvelle étape dans le processus du Brexit. C’est ce jour-là que se termine la période de transition. Le Royaume-Uni, rappelez-vous, a quitté l’Union européenne officiellement le 1er février dernier. Mais, depuis ce jour-là, la relation entre Londres et Bruxelles n’a pas changé. Ce sont toujours les règles communautaires qui sont en vigueur, dans tous les domaines : commerciaux, économiques, environnementaux… En fait, les Britanniques et les Européens s’étaient donné du temps pour définir leur future relation commerciale une fois le divorce consommé.
Et ils avaient fixé une date butoir pour que ces négociations aboutissent : celle du 31 décembre. Jeudi prochain, donc. Passé ce délai, si aucun accord n’est trouvé, ce sont les règles de l’OMC, l’Organisation Mondiale du Commerce, qui seront appliquées entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie que les droits de douane seront rétablis, et que des quotas devront être instaurés sur tous les échanges commerciaux entre l’île et le Vieux Continent. Exit le marché unique, terminée la relation privilégiée : cela aura sans doute de lourdes conséquences sur les économ
Le trésor du palais royal d’Abomey va quitter la France pour rejoindre le Bénin. Il y a près de 130 ans, il avait fait le chemin inverse : les 26 objets qui le composent, dont la statue de l’homme requin et le siège royal, avaient été emportés par les troupes françaises lors de la conquête du territoire africain. C’était à la fin du dix-neuvième siècle, la période de l’expansion coloniale des puissances européennes. Ces occupations, la plupart du temps violentes, ont été accompagnées de pillages : de nombreuses œuvres d’art et trésors locaux ont été dérobés pour être envoyés dans le pays colonisateur.
C’était le cas, donc, des merveilleux objets d’Abomey, jusqu’à la semaine dernière : jeudi 17 décembre, à une immense majorité, les députés français de l’Assemblée Nationale ont approuvé la restitution de ces biens au Bénin. Le vote, historique, est l’aboutissement d’un long processus. Il y a quatre ans, le petit pays d’Afrique de l’Ouest, devenu indépendant en 1960, avait fait une demande officielle à la France pour récupérer son trésor, exposé au musée du Quai-Branly à Paris. La requête est alors refusée, au nom de l’inaliénabilité des objets détenus par les musées nationaux : les œ
En mathématiques, la France vient de recevoir un prix dont elle se serait bien passée : le bonnet d’âne ! Au début du XXème siècle, ce couvre-chef symbolique était donné dans les classes à l’élève qui avait les plus mauvais résultats. Et justement, selon l’enquête internationale Timss, les élèves français se classent bons derniers de l’Union européenne en maths. Pire encore : au niveau des pays les plus développées, ils ne devancent que le Chili, bien loin des pays asiatiques comme Singapour et la Corée du Sud, en tête du classement.
L’enquête, publiée début décembre, a été réalisée par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite éducative, un organisme scientifique basé aux États-Unis. Elle a été menée sur deux niveaux d’études : en primaire, c’est le cours moyen 1, couramment appelé le CM1, qui a été analysé. Il concerne les enfants de 9 ans. Dans le secondaire, ce sont les classes de quatrième, pour les 12-13 ans, qui ont été suivies. À chaque fois, ce sont les compétences d’environ 4.000 élèves qui ont été disséquées. Et à chaque fois, le constat est le même : ces compétences sont insuffisantes. Selon le ministère de l’Éducation Nationale, elles sont même « sig
Le roman d’espionnage a perdu sa grande référence. David Cornwell, mondialement connu sous le nom de John Le Carré, est décédé samedi 12 décembre à l’âge de 89 ans. Il laisse derrière lui une vingtaine de livres, dont la plupart sont considérés comme des chefs-d'œuvre du genre. De Bonn à Moscou, de Berlin à Londres, John Le Carré a patiemment dépeint au cours de sa carrière littéraire une fresque qui appartient aujourd’hui à l’histoire : l’espionnage au temps de la Guerre Froide.
John Le Carré savait de quoi il parlait. Il a lui-même été un agent secret au service de sa Majesté. C’était dans l’après-guerre. Le jeune homme quitte l’Angleterre pour la Suisse. Il a laissé derrière lui une enfance tourmentée : une mère qui l’a abandonné quand il avait cinq ans, et un père qui alterne les arnaques et les séjours en prison. Dans la petite ville de Berne, il découvre le monde des services secrets. Abordé par un couple de Britanniques, il se met rapidement au service de son pays. Officiellement, il est diplomate. Officieusement, il devient celui qui fait le lien entre les espions et le service à Londres.
Le Carré restera toujours discret sur cette période de sa vie. Mais cette expérience a