Nous commençons avec un coup d’œil sur le régime égyptien à l’occasion de la récente visite du président Abdel Fattah al-Sissi à Paris.
Le journaliste et écrivain italien Corrado Augias a annoncé, le 13 décembre, qu’il allait restituer sa Légion d’honneur en signe de protestation contre celle accordée au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qu’il qualifie de « complice d’atroces criminels ». Augias a notamment évoqué la mémoire de Giulio Regeni, un étudiant italien de 28 ans enlevé par des inconnus en Egypte en 2016, et dont le corps avait été retrouvé torturé et atrocement mutilé dans la banlieue du Caire.
La remise par le président Macron de la grand-croix de la Légion d’honneur au général al-Sissi, en visite officielle en France, a suscité des réactions outrées en raison de la répression des droits humains exercée en Egypte, rapporte Le Monde.
« On est stupéfait que la France déroule le tapis rouge à un dictateur alors qu’il y a plus de 60 000 détenus d’opinion aujourd’hui en Egypte », a déclaré à l’Agence France-Presse Antoine Madelin, un des responsables de la Fédération internationale des droits humains.
Depuis l’arrivée au pouvoir du général al-Sissi, en 2014, après la destitution par l’armée du président Mohamed Morsi, le pays a basculé dans la répression généralisée : contre les militants prodémocratie,
La Sonacos, principale huilerie publique du Sénégal, ne trouve pas suffisamment d’arachides pour employer ses 2 000 salariés, rapporte Le Monde du 20 décembre. Pour fonctionner, l’entreprise a besoin de 200 à 400 000 tonnes de cette graine surnommée « l’or du Sénégal » et qui représente la première source de revenus des paysans locaux. Originaire de l’Amérique du Sud, la plante a été introduite au Sénégal au 16ème siècle par les navigateurs portugais. Sa graine est consommée décortiquée – c’est la cacahuète – ou pressée pour en extraire l’huile. Elle compte parmi les quatre premiers produits d’exportation du pays.
Le problème ne vient pas des récoltes, excellentes cette année : grâce à des pluies exceptionnelles, la production s’élève à 1,8 million de tonnes d’arachides, contre 1,4 million l’année précédente. Mais ce ne sont pas les transformateurs locaux qui en profitent. Un circuit parallèle, entretenu par des exportateurs étrangers, offre aux producteurs des prix que l’industrie locale ne peut pas se permettre. Alors que le prix plancher est actuellement fixé à 250 francs CFA – ou 0,38 euro – le kilo, les exportateurs étrangers, principalement chinois, vont directement en brousse
Nous connaissions déjà l’impact des croisières sur l’environnement : pollution de l’air et émissions de gaz à effet de serre, déversement de boues acidiques, d’eaux usées et autres déchets dans les océans avec des effets désastreux sur les écosystèmes… Un impact d’autant plus massif que les croisières sont la forme de vacances qui a augmenté le plus rapidement ces vingt dernières années. Pour satisfaire une demande qui atteignait 30 millions de passagers annuellement, les croisières se sont multipliées, et la taille des navires a quadruplé depuis les années ’90.
C’était du moins le cas jusqu’au printemps dernier, lorsque l’épidémie du Covid-19 a largement mis un terme à cette aberration.
La suspension des croisières décrétée par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies a fourni aux résidents des ports où les navires font escale l’occasion de respirer et de prendre la mesure de ce qu’ils avaient perdu.
Arlo Haskell et Karla Hart, à qui le Guardian consacre un article le 20 décembre, vivent à plus de 4 500 milles l’un de l’autre – lui à Key West, en Floride, elle à Juneau, en Alaska –, mais ils admettent avoir le même problème : l’envahissement de leur vill
Un chasseur de trésors affirmant avoir déterré des milliers de pièces de monnaie datant de l’époque gallo-romaine est accusé d’un des plus importants pillages archéologiques de l’histoire européenne, rapporte le Guardian du 16 décembre.
Le collectionneur, un Français, a déclaré qu’il avait trouvé les pièces par hasard avec un détecteur de métaux, près d’un terrain qu’il venait d’acheter dans les Flandres belges.
En Belgique, les détecteurs de métaux peuvent être utilisés à titre personnel et ce qui est trouvé dans le sous-sol appartient légalement au propriétaire du terrain. En France, par contre, les biens d’un intérêt archéologique sont considérés la propriété de l’État dès leur mise à jour, qu’il s’agisse d’une opération scientifique ou d’une découverte fortuite.
Les soupçons des autorités belges ont été immédiatement éveillés quand elles ont été mises en présence de deux grands seaux contenant plus de 14 000 pièces, notamment des « antoniniens » du IIIème siècle, reconnaissables à l’effigie couronnée de l’empereur. Doutant qu’une telle quantité ait pu être découverte dans un seul endroit, les experts ont soupçonné une opération de blanchiment et ont alerté les douanes françaises.
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