On commence tout de suite. On revient sur les critiques qui se sont multipliées ces derniers jours en France contre l’entreprise Sanofi. Le géant pharmaceutique français travaille pour trouver un vaccin contre le Covid-19, et il a averti : les États-Unis seront les premiers à en bénéficier, car ils financent les recherches…
Dans la course au vaccin contre le coronavirus, le groupe pharmaceutique Sanofi est au cœur d'une intense polémique. Tout commence mercredi dernier, avec une interview à l’agence de presse Bloomberg du directeur général de l’entreprise. Paul Hudson explique dans cet entretien que si son entreprise trouvait un vaccin, celui-ci serait distribué en premier aux États-Unis. Les raisons sont simples : ce pays a investi aux côtés de Sanofi, et il partage les risques liés à la recherche.
Le constat semble logique : les États-Unis financent une partie des investigations de Sanofi, ils seront servis les premiers. Ce sera, selon Hudson, une avance de quelques jours, peut-être de quelques semaines. Mais en France, on n’est pas du même avis. On peut le comprendre : Sanofi est le fleuron de l’industrie pharmaceutique française, l’un des plus grands groupes du pays. Il a son siège social en France, il bénéficie d’aides de l’état. Les Français ne comprennent pas comment il peut donner la priorité à un autre pays. Dès l’annonce de Sanofi, les critiques se sont multipliées : la classe politique dans son ensemble, les syndicats, les médias… tout le monde s’en est pris à la prestigieuse entreprise phar
Coincée entre la côte orientale de l’Afrique et Madagascar, la petite île de Mayotte est devenue depuis lundi 11 mai une exception. Alors que toute la France vivait un début d’assouplissement des mesures de restriction destinées à freiner la pandémie de Covid-19, le territoire insulaire français est resté confiné. Avec plus de 1300 cas confirmés et une vingtaine de victimes mortelles, la situation dans le département d’outre-mer n’est pas sous contrôle. Les autorités locales situent d’ailleurs le pic de l’épidémie pour cette semaine, sans beaucoup de garanties.
Mayotte est un cas à part dans la gestion du coronavirus en France. Pour plusieurs raisons. La petite île, qui compte près de 280.000 habitants, a la densité de population la plus élevée des départements français d’outre-mer. Une densité qui facilite les contacts… et donc, la contagion. En plus, il existe de fortes carences dans les services de santé. Dans la métropole, on dénombre en moyenne plus de 320 médecins pour 100.000 habitants. À Mayotte, il y en a quatre fois moins, avec seulement 80 docteurs pour 100.000 habitants.
Les difficultés de Mayotte ne s’arrêtent pas là. C’est le département le plus pauvre de France, avec
À un mois du début de l’été, les pays du pourtour méditerranéen retiennent leur souffle. Avec la mise en place de la quarantaine dans certains pays, la chute spectaculaire du trafic aérien ou encore le rétablissement des frontières, la haute saison touristique qui arrive est ntourée de nombreuses inconnues. Et les perspectives sont peu réjouissantes. Au nord comme au sud de la Méditerranée, la pandémie de coronavirus a paralysé un secteur économique fondamental, et rien ne dit qu’il repartira dans les prochains mois.
Avec près de 400 millions de visiteurs en 2018, selon les dernières données de l’Organisation Mondiale du Tourisme, la Méditerranée est la première destination mondiale. Cette année-là, les pays méditerranéens ont accueilli 32% des arrivées de touristes internationaux et ils ont recueilli 30% des recettes touristiques dans le monde. La France, l’Espagne et l’Italie font partie du Top 5 des pays les plus visités, mais il n’y a pas qu’eux ! La Méditerranée, c’est aussi la Grèce, la Turquie, la Croatie, l’Egypte, la Tunisie et le Maroc, qui sont également des destinations très prisées.
Sur les deux rives de la Méditerranée, ce sont 20 millions de personnes qui travaillent
Les États-Unis sont devenus ces dernières semaines l’épicentre de la pandémie de Covid-19. Parmi les principales victimes du coronavirus dans le pays, les Amérindiens, en raison notamment de leurs conditions de vie, particulièrement précaires. Dans plusieurs réserves indiennes, l’eau potable se fait rare, le travail aussi, et le taux de pauvreté atteint les 40%. Des circonstances qui placent les tribus dans une situation délicate pour tenter de freiner l’expansion du virus.
Pour venir en aide aux tribus Navajo et Hopi, installées majoritairement en Utah et en Arizona, un fonds a été créé à la fin du mois de mars. Ce lundi, il avait recueilli près de 4 millions de dollars. Ce qui surprend le plus, ce n’est pas la quantité recueillie, mais l’origine des donateurs. Il suffit de jeter un coup d’œil aux messages qui accompagnent les dons pour s’en rendre compte : on y retrouve beaucoup de personnes qui vivent en Irlande, ou qui envoient de l’argent au nom de l’Irlande.
Pour comprendre un tel élan de solidarité en provenance de cette île européenne, il faut remonter… au milieu du XIXème siècle. Pendant plusieurs années, entre 1845 et 1852, les Irlandais sont victimes d’une terrible famin
Si vous deviez choisir un objet qui symbolise pour vous le confinement, que choisiriez-vous ? Ce roman, que vous avez dévoré pendant les longues heures installé sur le canapé ? Cette casserole, qui vous a permis de découvrir un nouveau monde derrière les fourneaux ? Ce tapis de gym , avec lequel vous avez maintenu votre ligne ? Peut-être la tablette qui vous a connecté avec le reste de la famille et les amis? Ou cette vieille trompette, que vous avez enfin ressorti de l’armoire, au grand dam de vos voisins ?
Ce n’est pas si facile de choisir... Mais ce qui est à peu près sûr, c’est que tout le monde a découvert – ou redécouvert – pendant ces semaines de confinement des objets qui ont pris une nouvelle dimension dans le domicile. Des objets oubliés, anodins, voire inventés ou bricolés, et qui sont devenus indispensables au quotidien des confinés. À Marseille, le MUCEM, le Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, a décidé de leur rendre hommage.
Jusqu’à la fin de ce mois de mai, il a mis en place une collecte volontaire : toutes les personnes qui le souhaitent peuvent envoyer une photo de l’objet qui les a marquées, avec un petit texte explicatif. Une fois le confin