C’est parti, tout de suite, avec l’histoire d’une contamination mystère : celle des marins du Charles-de-Gaulle, atteints par le coronavirus alors qu’ils étaient en haute mer depuis plusieurs semaines…
Dimanche 12 avril, le porte-avions Charles-de-Gaulle est entré dans la rade de Toulon avec une dizaine de jours d’avance, après avoir dû interrompre sa mission dans l’Atlantique nord à cause du COVID-19. À son arrivée dans sa base méditerranéenne, il y avait officiellement une cinquantaine de cas positifs à bord du fleuron de la Marine française. Cinq jours plus tard, le vendredi 17 avril, le ministère des Armées reconnaissait que près de deux tiers des 1.760 membres de l’équipage étaient touchés. Cela représente près de 1.100 marins atteints par le virus.
Début janvier, le cours du baril de Brent flirtait avec les 70 dollars. En début de semaine, il atteignait difficilement les 25 dollars sur le parquet de Londres. Jamais depuis le début des années 90 et la guerre du Golfe le pétrole n’avait autant été chahuté sur les marchés. Pour le pétrole américain, c’est encore pire : lundi, les barils pour livraison en mai ont perdu toute leur valeur, et le cours du brut a même terminé en dessous de zéro, pour la première fois de son histoire. Il faut dire que l’or noir fait face à une situation inédite : la moitié de la population mondiale confinée, les échanges commerciaux réduits au minimum, des milliers d’avions cloués au sol, des milliers de cargos immobiles dans les ports. 2020 est déjà considérée comme une année noire par les producteurs de pétrole.
Dimanche 12 avril, après de longues journées de négociations, les principaux acteurs du marché pétrolier se sont mis d’accord pour essayer de limiter la casse. Les États-Unis, la Russie et l’Arabie Saoudite, les trois premiers producteurs du monde, ont mis de côté leurs différences. Avec les membres de l’OPEP, l’Organisation mondiale des pays producteurs de pétrole, ils ont décidé de réduire
Quand on est à Paris et qu’on s’engage sur le Pont Saint-Michel, l’illusion d’optique est parfaite. Le coup d’œil vers l’est dévoile les deux tours principales de Notre-Dame qui se découpent sur l’île de la Cité. La cathédrale est bien là, installée au cœur de Paris, comme depuis plus de huit siècles. Pourtant, notre regard s’arrête très vite sur l’immense grue posée à côté de l’édifice gothique. Puis sur le parvis, fermé aux visiteurs par de grandes barrières. Et nos yeux cherchent encore la flèche qui ne domine plus la partie supérieure de l’église.
Toutes ces anomalies nous ramènent un an en arrière. Au 15 avril 2019, et à cette maudite fin d’après-midi printanière dans la capitale française, quand les flammes se sont emparées du joyau gothique parisien. En quelques heures, une grande partie du monument le plus visité d’Europe a été détruite. Son toit s’est effondré. L’incendie de Notre-Dame a été suivi en direct à la télévision par des millions de personnes dans le monde entier. Des milliers de Parisiens et de touristes l’ont vécu en direct, depuis leurs balcons, les quais de Seine ou la place de l’Hôtel de Ville. Stupeur, effroi, tristesse : l’onde de choc a été immense.
Un an p
Gaspacho de poivrons et tomates grillées, confit d’épaule d’agneau, tarte vanillée à la rhubarbe et aux fraises : c’était une partie du menu du personnel soignant de l’Hôpital Robert Debré de Paris pour le lundi de Pâques. Une sorte de repas de fêtes, élaboré et cuisiné par les chefs de l’Hôtel George V. On parle là de références de la gastronomie française. Le palace est l’hôtel le plus étoilé du pays. Ses trois principaux restaurants sont inscrits au palmarès du guide Michelin : trois étoiles pour Le Cinq, une pour L’Orangerie, et une autre pour Le George.
Au repos forcé depuis la fin mars à cause de la pandémie de COVID-19, les chefs du George V ont décidé de retourner derrière les fourneaux pour la bonne cause. Ils n’étaient pas seuls, puisque tout le personnel de l’hôtel a participé. Les gardiens, les serveurs, et même la directrice des ressources humaines ont donné un coup de main pour élaborer les repas ! En tout, ce sont 170 menus qui ont été concoctés pour les médecins, infirmières et urgentistes du centre hospitalier de l’est de Paris.
Ce geste symbolique a beaucoup fait parler en France. Il a aussi permis de mettre en lumière d’autres initiatives pour aider les acteurs d
Depuis début mars, le football européen est paralysé. L’Italie a été la première à suspendre son championnat domestique, puis tout s’est enchaîné. L’Espagne, la France, l’Allemagne, l’Angleterre… Les uns après les autres, les pays ont mis entre parenthèses leurs compétitions sportives. Le ballon rond s’est arrêté de tourner dans les stades du Vieux Continent. Les coupes d’Europe aussi ont été suspendues, et depuis, c’est l’incertitude. L’UEFA, l’Union européenne des fédérations de football, n’a pas encore pris de décision sur l’organisation de la fin de la saison 2019-2020.
Les hypothèses ne manquent pas. Les deux principales : que la saison se termine coûte que coûte, même s’il faut jouer dans des stades vides et tous les trois jours. Ou bien l’annulation pure et simple de la saison. On fait table rase de tout ce qui s’est passé depuis septembre, et on reprend après les vacances d’été. Les deux cas posent des problèmes de calendrier et d’équité sportive. D’argent, aussi. L’UEFA penche pour la première option : finir la saison et toutes les compétitions. Les principales ligues professionnelles sont plus partagées et hésitent sur la marche à suivre.
En Belgique, ce n’est pas le ca