Nous, en France, on commence par les écoles. À partir du 11 mai, petit à petit, les élèves vont retrouver leurs salles de classes. Ça va être très compliqué, beaucoup vont choisir de rester à la maison, mais enfin, la vie reprend. Et pour se donner toutes les chances d'y arriver, chacun y met du sien. L'écrivain Alexandre Jardin a appelé tout le monde à relever les manches. Il nous faut des masques ? Nous allons nous les fabriquer. Si cet élan de solidarité pouvait perdurer! Enfin, comment ne pas évoquer mon grand plaisir de la semaine : les podcasts des aventures de Tintin. Des séries interprétées par la Comédie française. Je ne saurais que trop vous conseiller cette bouffée d'air frais. On la sent jusqu'à Taïwan, où un célèbre dissident hongkongais, recherché par la Chine, vient d'ouvrir une librairie. Elle incarne le triomphe des mots et des idées sur la terreur et la répression. Et cela fait du bien!
Lam Wing-kee est un homme heureux. Le 25 avril 2020, un an, jour pour jour, après son arrivé à Taïwan, il accueille ses premiers visiteurs dans sa librairie flambant neuve. Il l'a installée, quelques jours auparavant, dans les étages d'un immeuble de Taipei. Dans les hauteurs, comme l'était sa précédente boutique à Hong Kong. L'ouverture de ce lieu était si attendue qu'elle a même été saluée par la présidente de Taïwan. Tsai Ing-wen a fait envoyer un bouquet de fleurs au célèbre dissident. On ne saurait être plus claire.
En ce début de mâtinée, les clients feuillettent des essais politiques ou des livres d'histoire. Des ouvrages qui sont censurés en Chine. Mais cela fait longtemps que cet opposant au pouvoir de Pékin a choisi son camp, comme l'indiquent les deux banderoles accrochées au mur de son établissement : « Soutien à l’indépendance de Taïwan » et « Hong Kong libre ». Une liberté que ce militant des droits de l'homme défend depuis longtemps.
Au début des années 90, cet amoureux des mots et ardent admirateur du Siècle des Lumières ouvre une librairie à Hong Kong. Il la revend en 1994 à « CauseWay Bay Books » mais en reste le manager. L'endroit est connu pour ses écrits très c
Christina Baumgärtner tient la librairie de la rue piétonne de Kehl, petite ville de 35 000 habitants, dans la région du Bad-Wurtemberg, au sud-ouest de l'Allemagne. Et, ce 20 avril au matin, elle est ravie. Nous sommes le premier jour du déconfinement et habitués, amis, soutiens de toutes sortes font la queue devant sa boutique. À plus d'un mètre de distance les uns des autres, certes, mais beaucoup sont au rendez-vous. Un soulagement après cinq semaines de fermeture.
Un peu plus loin, le magasin de sport de Bernard Riebel, président des commerçants de la cité, fait un peu plus grise mine. Là, les visiteurs se font rares. Comme il l'explique sur le site de francetvinfo, il ne se fait guère d'illusions : « Cela va repartir doucement ». « Les clients ne vont pas se ruer dans les commerces dès le début du déconfinement comme si de rien n'était. » De fait, malgré l'ambiance printanière, les Allemands se montrent encore très prudents. Pas question de multiplier les risques maintenant que la vie reprend lentement ses droits.
La République fédérale d'Allemagne, pour l'instant, va à peu près bien. Avec près de 5000 morts dus au coronavirus pour une population de 83 millions d'habitants, l
Je devrais me réjouir. Je devrais être content que le 21 avril dernier, Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation, ait commencé à préciser de quelle façon la réouverture des classes va se dérouler. Je devrais sauter de joie devant ce tout premier retour à la normale, mais je n'y arrive pas. Comme si le déconfinement s’avérait plus compliqué encore que le confinement.
Pourtant, le ministre a défini les grandes lignes. Les élèves retrouveront les bancs de l'école à partir du 11 mai de façon graduelle. En fonction des niveaux. La fin de cette rentrée printanière devrait intervenir la semaine du 25 mai. Mais pas à n'importe quel prix.
On nous promet que ce retour sera accompagné de toute une série de mesures sanitaires : des gels et des masques, d'abord. Problème : Une note confidentielle des services du ministre de l'Économie, parue le 26 avril dans le Journal du Dimanche, évalue les besoins à 600 millions d'euros juste pour démarrer le déconfinement. Nous sommes loin du compte. Les autorités exigent également le respect de la distanciation sociale. On ne voit pas très bien comment rien que ce dernier point va pouvoir être mis en place, notamment dans le primaire.
Par ailleurs, il semb
C'est une initiative généreuse, un beau geste solidaire. De ceux qui protègent les plus démunis et réchauffent le cœur de tous en ces temps esseulés. Le 24 avril, l'opération « Masques solidaires » a démarré. Elle vise à offrir gratuitement des protections aux personnes les plus vulnérables physiquement et/ou socialement. Ces morceaux de tissu seront très bientôt offerts par des caissières de supermarchés à leurs clients. Dans un premier temps, six mille points de distribution vont être installés dans le pays.
À l'origine de cette dynamique, il y a un homme : Alexandre Jardin, 55 ans. Cet auteur de romans à succès est tout sauf un inconnu pour les Français. Issu d'une célèbre famille d'écrivains – son père – et de politiques – l'arrière grand-père a fondé l'ancêtre du parti socialiste, le grand-père a collaboré avec les Nazis et co-organisé la grande rafle du Vel d'Hiv – il s'est illustré autant par ses écrits traduits dans vingt-trois langues que par ses engagements civiques. En 1999, ce chroniqueur littéraire a, par exemple, tenté de mobiliser les retraités pour qu'ils suscitent le goût de la lecture chez les plus petits. Un peu plus tard, il a recruté des bénévoles pour qu'ils s
C'est un petit-déjeuner de bon matin qui donne envie de sourire. Le soleil commence à nous réchauffer. Le temps est incroyablement agréable pour un 22 avril ! Dans la maison, France Inter, radio publique très écoutée dans l'Hexagone, bourdonne gentiment. Les enfants discutent, bruyants, lorsque tout d'un coup, un nom attire leur attention : Tintin. Un miracle se produit. Ils se taisent... enfin. Et écoutent. Une journaliste en charge des activités pour petits en temps de confinement propose ce jour-là d'occuper la marmaille, du moins pendant quelques heures, avec ce merveilleux personnage de bande dessinée qu'est Tintin.
En France, comme dans tous les pays francophones, nous avons grandi avec les aventures de ce jeune reporter globe-trotter. Comme d'ailleurs avec celles du gentil cow-boy Lucky Luke et celles, hilarantes, des deux Gaulois, Astérix et Obélix. Ces bandes dessinées sont devenues des compagnons fidèles que nous nous repassons de génération en génération.
Mais au fait, le connaissez-vous ? Tintin a été inventé par le génial dessinateur et scénariste belge Hergé, en janvier 1929. Ses récits imagés comptent parmi les plus populaires au monde car ils mêlent habilement voyag