On commence, sans plus tarder, avec le cri de détresse des professionnels de la culture. Acteurs, chanteurs, écrivains : ils se mobilisent pour ne pas être oubliés dans cette crise…
Jeudi dernier, lors de la présentation des nouvelles mesures de déconfinement, le premier ministre français Edouard Philippe a annoncé la réouverture des cinémas, le 22 juin. Les salles de spectacle et les théâtres ont, eux, recommencé à fonctionner ce lundi. Pour les professionnels de la culture, c’est sans aucun doute une bonne nouvelle. Mais les inconnues quant au futur du secteur restent très nombreuses, et les perspectives ne sont pas forcément très réjouissantes.
C’est une sensation de déjà-vu. Une fois encore, aux États-Unis, des images de magasins pillés, de locaux incendiés, de violents affrontements entre manifestants et policiers. Les scènes observées ces derniers jours dans plusieurs villes nord-américaines, et particulièrement à Minneapolis, dans le nord du pays, où un Afro-Américain de 46 ans est mort lundi 25 mai lors de son interpellation nous rappellent des moments sombres de l'histoire récente. La victime s’appelait Georges Floyd. Il est devenu un symbole, un de plus, des violences policières trop souvent tournées contre les personnes de couleur.
Les images de sa détention ont fait le tour du monde. Floyd, suspecté d’avoir utilisé un faux billet de 20 dollars pour faire des achats, est allongé par terre, avec le genou d’un policier sur le cou. Floyd se plaint, assure qu’il ne peut pas respirer. Mais l’agent maintient la pression, ce qui provoquera finalement le décès. Le geste, prolongé pendant plus de huit minutes, a plongé l’Amérique dans la colère et l’indignation. Les premières protestations ont commencé à Minneapolis, avant de s’étendre dans de nombreuses villes comme New York, Atlanta et Memphis.
Quand je parlais de déjà-v
Des heures fixes pour les repas, une session de sauna et... de la vodka : c’est le cocktail magique prôné par le président de Biélorussie pour se protéger du coronavirus. Alexandre Loukachenko défend également les balades à la campagne et le hockey sur glace, le sport national, comme un bon moyen de lutter contre la pandémie. Avec près de 50.000 cas officiellement confirmés et plus de 200 morts, la Biélorussie n’est pourtant pas épargnée par le virus. Mais Loukachenko, à la tête du pays d’Europe de l’Est depuis plus de 25 ans, ne veut pas entendre parler de confinement, de distance sociale et de masques.
Le leader de Biélorussie n’est pas le seul responsable politique à avoir fait des propositions loufoques dans cette pandémie. Le président des États-Unis, Donald Trump, avait défrayé la chronique il y a quelques semaines en laissant entendre que l’injection de désinfectant dans le corps humain pourrait avoir des bienfaits contre le virus. Auparavant, Trump avait vanté le potentiel des rayons ultra-violets, en dépit des avertissements de nombreux scientifiques.
À Madagascar, c’est le gouvernement dans son ensemble qui fait la promotion d’un remède miracle. C’est une tisane à base de
Stéphane Bourgoin est un habitué des médias. Au cours des dernières décennies, il a été interviewé des dizaines de fois dans la presse, à la télévision et à la radio. Il y a étalé ses connaissances sur un sujet dont il était considéré comme un grand spécialiste… le plus grand spécialiste en France : les tueurs en série. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, Bourgoin a régulièrement prononcé des conférences dans les principales universités françaises et dans des séminaires de la police et de la gendarmerie.
Depuis la mi-mai, le spécialiste est de nouveau très présent sur le front médiatique. Mais, cette fois, ce n’est pas pour assurer la promotion de son dernier ouvrage. Si on parle beaucoup de Stéphane Bourgoin en ce moment en France, c’est pour… ses mensonges. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la grande éminence française des assassinats en série était surtout un menteur invétéré. Un affabulateur, qui a construit une bonne partie de sa légende sur des inventions.
Il expliquait souvent que sa vocation était née de l’assassinat de sa première femme aux États-Unis dans les années 70 ? Cet amour de jeunesse n’a jamais existé. Sa formation, il la devait notamment à deux stages de
Petit à petit, les joueurs de football professionnel reprennent le chemin des terrains en Europe. L’Italie et le Royaume-Uni ont été les derniers à l’annoncer. En Italie, après des semaines de négociations difficiles, le doute a été levé : le « calcio » reprendra ses droits le 20 juin. Jeudi dernier, les autorités du football britannique annonçaient le retour de la compétition pour le 17 juin. Le championnat portugais recommence cette semaine, et celui de l’Espagne celle d’après. Tous ces pays suivent l’exemple de l’Allemagne, qui a été la première à redémarrer la compétition. Les équipes allemandes ont repris les matchs depuis mi-mai.
Et la France dans tout ça ? Eh bien, le football français ne reprendra pas. La LFP – la ligue de football professionnel, l’autorité nationale du sport – l’avait annoncé dès la fin du mois d’avril. Elle n’avait pas le choix : le mardi 28 avril, le premier ministre Edouard Philippe avait expliqué que les matchs de foot ne pourraient pas reprendre avant septembre. La LFP n’avait donc fait que suivre la décision du gouvernement. À l’époque, la pandémie était particulièrement virulente dans le pays, et l’annonce de l’arrêt du football avait plutôt été bie