On souhaite aussi une très bonne année à Angela Merkel, même si elle n'est pas en forme. Il lui faut pourtant toutes ses forces actuellement si elle veut garder le pouvoir....
Allemagne : maintenant ou jamais
Décidément, Angela, tu auras mal fini l'année. C'était le week-end juste avant Noël et tu venais d'arriver en Suisse, près de la célèbre station de ski de St. Moritz, où tu voulais te reposer. Tu as entamé ces vacances par une longue marche avec ton époux, Joachim. Et paf, tu es tombée ! Mal tombée, puisque tu souffres aujourd’hui d’une fracture du bassin. Dans les trois prochaines semaines, tu dois essayer de te reposer au maximum et de t'épargner physiquement. Ton voyage officiel en Pologne, prévu le 10 janvier, est donc remis, mais… désirais-tu vraiment y aller ? La visite à Berlin du ministre-président luxembourgeois a été renvoyée aux calendes grecques. Tu ne dois pas bouger. Le problème, c'est que nombre de tes rendez-vous intérieurs sont annulés alors que tu es dans une mauvaise passe. Car à ta faiblesse physique s'ajoute une faiblesse politique que tu as intérêt à compenser au plus vite. Sinon, toi, l'indéboulonnable chancelière d'Allemagne, celle dont la longévité au pouvoir faisait rêver la plupart des dirigeants européens, toi, Angela Merkel, tu risques de perdre ton pouvoir.
La Bulgarie prend la tête de l'UE
On ne choisit pas sa famille, même lorsqu'elle est européenne. Et si le mouton noir ne doit pas forcément être chassé du clan, du moins ne me paraît-il pas nécessaire de lui donner les clés de la maison. Ni celles du coffre-fort. Surtout lorsqu'il s'agit du pays le plus corrompu de l'Union européenne. C'est pourtant ce qu'il vient de se passer. Le 1er janvier, Sofia a pris la présidence tournante de l'UE pour six mois, comme les statuts l'y autorisent. Mais ne devrait-on pas faire parfois une exception, pour le bien de tous ?
Car enfin ce petit pays de 7,5 millions d'habitants situé dans les Balkans, au sud-est de l'Europe, n'a pas fait l'ombre d'un progrès en matière de corruption, en dix ans, date de son entrée dans le cercle, pourtant très fermé, de l'UE. Selon son propre Parlement, entre 14 et 22% de la richesse nationale partirait chaque année. Du petit pot-de-vin pour un médecin aux grands contrats, tout y passe. Selon une étude réalisée par le Center for the Study of Democracy en 2016, reprise par Le Monde, en Bulgarie « un adulte sur cinq était mêlé à une activité de corruption, en payant ou en acceptant un pot-de-vin ». Pire, d'après Nikolay Staykov, cofondateur de l'ONG A
Erdogan invité à Paris : c'est de la folie
Sa visite est loin de faire l'unanimité, je m'en réjouis. D'un côté, on assiste au bal des faux-culs ! Je pense à ces éditorialistes, intellectuels, chercheurs qui depuis le putsch raté de juillet 2016 affirment que Recep Tayyip Erdogan est un vilain dictateur, qu'il a fait de son pays la « plus grande prison au monde pour journalistes ». Or, ceux-là mêmes, par un revirement que seul l'opportunisme peut expliquer, trouvent depuis deux ou trois jours tout à fait habile que le 5 janvier au matin, la France invite le Sultan à déjeuner à l'Elysée.
De l'autre côté, heureusement, les constants donnent aussi de la voix. Partis politiques de gauche, Mairie de Paris, syndicats de journalistes, sociétés d'auteurs... ils dénoncent les purges qui ont conduit à l'arrestation de 55 665 personnes et demandent à Emmanuel Macron de dire son fait à Erdogan : « La France, trop souvent silencieuse comme l’Europe sur la situation en Turquie, doit exiger : la libération des journalistes emprisonnés, la réouverture des médias fermés par le pouvoir, le retour au pluralisme, le retour à la liberté d’expression, la réintégration de tous les bannis d’Erdogan », écrivent les syndicats. Ils reprochent égalemen
Que faire d'Emilie König ?
Son visage est partout. Ou plutôt, ses yeux en amande encerclés d'un voile noir. Hermétique. Le niquab qu'Emilie König, alias Samra, alias Ummu Tawwab porte depuis ses 25 ans. Il y a aussi ce documentaire de 26 minutes que l'on peut voir sur le net. Il a été réalisé par la sociologue Agnès De Féo en mai 2012, époque où elle travaillait sur les filles voilées. La Bretonne, convertie à l'islam à l'âge de 17 ans, lui explique alors : «J’ai vécu des choses bizarres dans ma vie, mais l’islam m’a appelée. J’ai rencontré un amour inconditionnel: celui d’Allah, je veux tout faire pour lui faire plaisir. » Tout y compris abandonner peu après ses deux jeunes garçons à leur grand-mère pour partir rejoindre l'État islamique en Syrie.
Début décembre 2017, elle y a été arrêtée par les forces kurdes. La nouvelle de son incarcération ne nous est parvenue que le 2 janvier. Top secret. La prise est d'importance. Car cette djihadiste figure depuis 2014 sur la liste des Nations unies qui recense les personnes associées à Al-Qaïda en Irak. Et depuis 2015, sur la liste des États-Unis regroupant les terroristes internationaux. C'est la première femme à y figurer. Tout comme, autre prouesse, elle s'avère
2018 : Les drones ont plus que jamais la côte
Il y a ceux qui sauvent, ceux qui dansent, ceux qui veillent à votre sécurité et même ceux qui nous surveillent. Il y en a de plus en plus, dédiés à toutes sortes de tâches professionnelles. Mais de quoi parle-t-on au juste ? D'hommes ? De robots ? Non, bien sûr, de drones. Bienvenus au XXIème siècle et à ces nouveaux objets volants... identifiés.
Tout usage confondu, récréatif et professionnel, il s'en est vendu dans l'Hexagone quelques 286 000 exemplaires en 2015 et 375 000 en 2016. À l'échelle mondiale, le boom est encore plus impressionnant : ce marché a généré 6 milliards de dollars en 2017, soit une augmentation de plus de 34 % par rapport à 2016. Au-delà de ces sommes astronomiques, le plus intéressant, sans doute, c'est qu'en 2018 ces engins volants sans pilote seront massivement utilisés dans un cadre professionnel. Nous changeons de monde. Et c'est particulièrement vrai dans certains domaines.
Celui de la surveillance, d'abord. Des drones flics permettent déjà aux services de police d'avoir une vue d'ensemble lors de manifestations ou au-dessus de « territoires » dits sensibles. Leurs performances semblent si intéressantes qu'ils connaissent un boom à l'export en directio