En Arabie Saoudite, le Boss se prénomme Mohammed. Il est roi. Et il vient d'abattre un nouveau pan du conservatisme en autorisant ses sujets à aller au cinéma. Il était temps.
L'Arabie Saoudite sort du Moyen Age
Si j'osais, je dirais que c'est Noël un peu avant l'heure en Arabie Saoudite ! Car c'est quand même un sacré cadeau que le prince héritier Mohammed ben Salmane vient de faire à ses humbles sujets.
Imaginez que le 11 décembre dernier, le ministère de la culture du royaume a annoncé que des salles de cinéma pourraient ouvrir à partir de début 2018. Les autorités ont même commencé à délivrer des permis d'exploitation. Bon, on s'en doute, les films projetés seront extrêmement contrôlés et les hommes et les femmes resteront séparés. Un peu de divertissement oui, la rencontre des deux sexes dans un même espace, non. Trop dangereuse. Reste à savoir pour qui ! Mais, même si ce n'est pas le Pérou… le progrès est énorme.
Moscou sans Jeux olympiques
Le 5 décembre en fin d'après-midi, cent quatre vingt quinze journalistes internationaux se réunissent à Lausanne, en Suisse, dans les locaux du Comité olympique international. Parmi eux, une quarantaine de Russes attendent avec fébrilité cette conférence de presse. Ils savent que leur pays joue très gros. Mais s'attendent-ils à des accusations aussi explicites ? « Nous n’avons jamais vu une telle manipulation et une telle tricherie, ce qui a occasionné un tort considérable à l’olympisme et au sport », a déclaré Samuel Schmid, président de la commission d’enquête du CIO. C'est « une attaque sans précédent sur l’intégrité des Jeux olympiques et du sport », a déploré le président de cet organisme, Thomas Bach, tout en s’excusant auprès des « athlètes ayant souffert ».
Mais de quoi, au juste ? Des sportifs russes qui se sont dopés – volontairement ou contraints -- aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014. Selon une enquête diligentée par le CIO, l'État russe a demandé aux services secrets d'organiser un système permettant à ses sportifs de se droguer sans se faire prendre. Certains étant parvenus à éviter les contrôles, les urines d'autres ayant été interverties. Si cette découverte a dé
Corse : sur le chemin de l'indépendance ?
Paolo a été formel. Rien ne lui fera renoncer à son week-end en Corse. Pas même un dîner avec nous, ses meilleurs amis. Car ce qui se passe en ce moment est, aux yeux de ce fervent partisan de l'indépendance, un événement historique. Il avait raison. Le 10 décembre au soir, au second tour des élections, son camp a obtenu 56,5 % des suffrages. Et les années qui arrivent risquent d'être très compliquées, tant un éventuel divorce entre la France et cette île de 8722 km2 située en Méditerranée est une question explosive. Explosive, certes, mais également passionnante.
Il faut que vous sachiez que, depuis 1976, la Corse est divisée en deux départements. Or, il a été décidé qu'elle allait devenir une collectivité territoriale unique administrée par une assemblée et un conseil exécutif. Pour choisir ses futurs élus, les habitants de l'île de beauté ont donc été invités à se rendre aux urnes le 3 décembre. Et là, une coalition composée d'indépendantistes dirigés par Jean-Guy Talamoni et d'autonomistes, dont Gilles Simeoni a pris la tête, a remporté haut la main le scrutin, les autres partis traditionnels se retrouvant loin derrière, et l'abstention étant haute.
Dès le 4 décembre, les deux
Jouets connectés, danger !
J'aime Noël. Non seulement pour les décorations dans les rues des villes et l'atmosphère que les préparatifs génèrent, mais aussi parce que je peux déambuler dans des magasins de jouets. Chercher ce qui pourrait faire plaisir à mes enfants et me souvenir de mes propres cadeaux. Cette période est pour moi empreinte d'une douce joie. Aussi… quand je lis que des objets connectés destinés aux petits sont en fait extrêmement dangereux, je me dis, que décidément les marchands ne nous épargneront rien.
L'information nous est parvenue via un organisme chargé d'aider les particuliers à gérer leurs données personnelles et exercer leurs droits si leurs données sont exploitées sans leur consentement. La CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés ) analyse également l’impact des innovations technologiques et de leurs usages sur la vie privée et les libertés. Or, le 4 décembre cette organisation tire la sonnette d'alarme : le robot i-Que et la poupée Cayla, fabriqués par la société hongkongaise Genesis Industries et commercialisés en France, nuisent à la sécurité des mineurs. Ils sont « une atteinte à la vie privée ». Car figurez-vous que cette société « collecte une multitude
Johnny Hallyday : Notre monument national
Comment vous parler de Johnny Hallyday, de celui que depuis des décennies nous appelions familièrement Johnny ? Peut-être faut-il commencer par se taire. Se taire pour écouter Gabrielle, Le pénitencier, Que je t'aime, Allumer le feu, Ma gueule, Quelque chose de Tennessee, Toute la musique que j’aime, Le bon temps du rock’n’roll... On a le choix, tant son répertoire regorge de tubes en cinquante-sept ans de carrière au zénith.
Ou peut-être, au contraire, vaut-il mieux raconter comment ce précurseur est entré dans nos vies. Emu jusqu'aux larmes par sa disparition, mon ami Jean-Marc me disait qu'à 8 ans, il écoutait tous ses disques et essayait de l'imiter en se roulant par terre. Ils étaient beaucoup comme lui. C'était le tout début des années 60. Ce chanteur et incroyable homme de spectacle incarnait le réveil d'une jeunesse en révolte, la rage de vivre de toute une génération fascinée par Marlon Brando et James Dean. Mais très vite, notre Elvis national, notre musicien qui rêvait de l'Amérique des cow-boys, du rock’n’roll, des Cadillac et des motos comme l'explique une de ses biographes dans Le Monde a su réconcilier les générations par ses textes simples et puissants, ses musiques