Indépendance de la Catalogne : le bras de fer continue
La crise se finira-t-elle un jour en Catalogne ? Alors que les tensions entre les indépendantistes catalans et le gouvernement central de Madrid s’éternisent, l’Espagne plonge encore un peu plus dans la plus grande crise institutionnelle de son histoire depuis la chute du franquisme en 1975. Avec le déclenchement de l’article 155, qui a permis à Madrid de mettre sous tutelle le gouvernement catalan, et la destitution de Carles Puigdemont, le samedi 28 octobre dernier, le dialogue semble impossible entre les protagonistes de ce drame.
Évidemment, cette volonté indépendantiste catalane n’est pas nouvelle. Elle s’est réellement développée dans sa forme actuelle à partir des années 2000 et particulièrement lors de la réécriture du statut d’autonomie de la Catalogne en 2006. Les contestations débutent en 2010, lorsque le Tribunal constitutionnel espagnol retire les articles reconnaissant la Catalogne comme une nation à part entière.
La situation n’a jamais été aussi critique. Je pense que Carles Puigdemont est un homme inconscient et profondément irresponsable. En effet, tout son argumentaire est fallacieux. Refusant sa destitution proclamée par Mariano Rajoy, Puigdemont prétend représen
Faut-il exclure les « constructifs » du parti Les Républicains ?
Qu’est-ce que la droite de Laurent Wauquiez fera des constructifs, ces membres des Républicains qui se déclarent « Macron-compatibles » ? Alors que l’élection à la présidence des Républicains aura lieu les 10 et 17 décembre 2017, Laurent Wauquiez a réaffirmé sa volonté d’exclure définitivement ceux qui ont rejoint Emmanuel Macron, et notamment Edouard Philippe, Bruno Le Maire ou encore Gérald Darmanin. Ces derniers ont préféré répondre sur le ton de l’ironie, en expliquant qu’ils avaient voulu choisir la France contre les petites querelles de partis.
Les Républicains sont, encore une fois, plus divisés que jamais. Entre les contestataires de la ligne Wauquiez et ceux qui souhaitent un rapprochement avec le Front National, le parti semble renouer avec ses vieux démons.
Je pense que la droite est perdue et tente, tant bien que mal, de retrouver son chemin. Il n’y a jamais eu de ligne unique au sein de la droite française. Dès les années 1970, déjà, on avait pu voir le « jeune » Valéry Giscard d’Estaing défier les gaullistes. D’autres fractures ont vu le jour au début des années 1990, lorsque la droite souverainiste et, notamment, des personnalités comme Charles Pasqua, avaient pris le
Quel bilan peut-on tirer du démantèlement de la « Jungle » de Calais ?
Il y a presque un an, jour pour jour, le 25 octobre 2016, débutait le démantèlement de la tristement célèbre « Jungle de Calais ». Cette Jungle, véritable bidonville au coeur de la ville de Calais, abritait des migrants et des réfugiés principalement venus de Syrie, d’Afghanistan ou même d’Erythrée. Elle symbolisait, en France, la crise migratoire que connaît l’Europe depuis le début des années 2010. Elle comptait, à l’origine, près de 1500 personnes, mais a vu son chiffre augmenter pour atteindre 6000 personnes en 2015. Les conditions misérables dans lesquelles vivaient les populations et les affrontements fréquents entre migrants et forces de l’ordre ont poussé le gouvernement à réagir. C’est ainsi qu’en octobre 2015, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, annonce le démantèlement total de la Jungle d’ici à la fin de l’année 2016. Tandis que la plupart des migrants espéraient rejoindre les côtes anglaises, ce sont près de 7400 migrants qui, fin octobre 2016, ont été transférés dans des Centres d’accueil et d’orientation (CAO). Que sont-ils donc devenus ? La crise est-elle définitivement endiguée ?
Comme beaucoup, j’estime que la Jungle n’était pas digne de l’accueil et
Vers un retour de la sélection à l’entrée des universités françaises ?
Lors de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis une profonde refonte de l’Education nationale. Tandis que les premières réformes ont déjà été mises en place pour la rentrée 2017, le président s’attaque à un gros chantier : l’université française. Après plusieurs mois de concertation avec les syndicats et autres directeurs d’universités, c’est Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, qui devra trancher. Pourtant, certains s’opposent déjà sur le bien-fondé de cette réforme, qui prévoit le retour de la sélection à l’université.
Je pense que cette réforme ou, en tout cas, cette idée de réhabiliter la sélection aux portes de l’université française est bonne. En effet, beaucoup se réjouissent de constater qu’il est très facile d’entrer dans une université en France. Evidemment, il ne s’agit pas de remettre en cause la possibilité, pour les écoliers français, de pouvoir entrer à l’université. Cependant, les chiffres montrent bien que « l’université pour tous » n’est pas forcément la meilleure solution. Ainsi, on a pu constater que le taux d’échec en première année, à l’université, est de plus de 60% !
De plus, ce retour de la sélection n’est-il pas le fondeme
Le « Trump » tchèque en tête des élections législatives en République Tchèque
Certains l’appellent le « Trump tchèque », et pour cause : le milliardaire et ancien ministre des finances Andrej Babiš a remporté, ce samedi 21 octobre 2017, les élections législatives en République Tchèque avec plus de 29,64% des voix. Porté par son mouvement politique ANO (Action des citoyens mécontents), l’homme d’affaire a établi sa campagne sur les thèmes de la lutte contre la corruption, mais surtout contre l’immigration et l’Union Européenne. Cependant, cette élection a surtout été marquée par la percée de partis politiques marginaux. On a ainsi pu remarquer la montée significative du Parti Pirate (CSP) de Ivan Bartos et surtout du parti d’extrême-droite SPD, dirigé par le tchèquo-japonais Tomio Okamura.
C’est une véritable épidémie droitière qui s’abat sur l’Europe de l’Est. Après la Hongrie, la Slovaquie, la Pologne ou encore l’Autriche, c’est maintenant la République Tchèque qui se jette dans les bras du populisme. En effet, le pays de Kafka a été séduit par le discours anti-immigration et anti-Euro de Babiš (même si ce dernier n’a pas explicitement indiqué son souhait de sortir de l’UE).
Finalement, je crois que cette élection reflète un certain nombre de paradoxes, auss