Nous nous rendons d’abord en Arabie saoudite qui a fait « la une » le week-end dernier avec une vague d’arrestations et de limogeages dans les hautes sphères du pouvoir.
Comme il y a beaucoup de choses à dire sur ce pays, je vous propose d’en faire le Featured Topic de notre Speaking Studio cette semaine.
Arabie saoudite : vague d’arrestations et concentration du pouvoir
Des dizaines de princes, ministres, anciens ministres, et hommes d’affaires viennent d’être arrêtés ou congédiés en Arabie saoudite, lors d’une « opération anticorruption » menée par le prince héritier et nouvel homme fort du royaume, Mohammed Ben Salman, rapporte le journal Le Monde du 4 novembre.
L’une des victimes les plus notables de cette purge est le prince et milliardaire Al-Walid Ben Talal, l’un des hommes les plus riches du monde. À travers sa société internationale d’investissement, Kingdom Holding Company, il possède d’énormes intérêts dans plusieurs multinationales et son arrestation pourrait avoir des répercussions dans les grands centres financiers mondiaux. Il avait osé critiquer publiquement Donald Trump.
Le président Macron et son chien
Une courte vidéo a récemment fait le tour de la presse française et internationale, et des réseaux sociaux : on y voit le président Macron à l’Elysée, en réunion avec trois membres du gouvernement, lorsque tout d’un coup, Némo, le chien du couple présidentiel qui se trouvait là par hasard, décide de se soulager devant la cheminée… Tout le monde s’esclaffe. À l’un des ministres qui lui demande ironiquement si cela arrive souvent, le président répond en riant : « Non, vous avez déclenché chez mon chien un comportement totalement inhabituel… »
Et alors, me direz-vous, quel intérêt ?
En soi, ce fait divers est effectivement dénué d’intérêt, mais il acquiert une tout autre dimension du fait de sa médiatisation.
Une brève recherche révèle d’abord que les chiens sont traditionnellement « les meilleurs amis des chefs d’État français » : depuis Raymond Poincaré jusqu’à François Hollande, en passant
Corruption en Guinée équatoriale
Teodorin Obiang, vice-président de la Guinée équatoriale a été condamné à Paris, le 27 octobre, à trois ans de prison avec sursis et à 30 millions d’euros d’amende avec sursis pour avoir accumulé en France un patrimoine considérable grâce à des fonds frauduleusement acquis, rapporte le journal Le Monde.
Monsieur Obiang, 48 ans et qui, par pure coïncidence, est aussi le fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema et aspirant au trône, n’était pas présent à son procès. Il a été reconnu coupable de blanchiment d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de corruption.
D’où viennent donc les avoirs de cet intéressant personnage?
La République de Guinée équatoriale se trouve en Afrique centrale. Elle se compose de deux îles, dans le golfe de Guinée, et d’un territoire côtier sur le continent, bordé par le Gabon et le Cameroun. Ancienne colonie esp
Au retour du front : des années de stress post-traumatique
Quand Sandra a vu tous les élèves affluer dans la cour du collège à la rentrée, rapporte le journal Le Monde, son cerveau s’est comme déconnecté : les enfants ressemblaient à des adultes et formaient une masse menaçante. Obéissant à ses réflexes d’ancienne soldate, elle s’est plaquée le dos au mur, la tête bourdonnante, le cœur battant. C’est seulement en fixant les yeux sur l’écolier dont elle devait s’occuper qu’elle est parvenue à tenir jusqu’à la fin de la récréation. Rentrée chez elle à la fin des classes, elle s’est effondrée.
Cela fait neuf ans que Sandra, la quarantaine, est rentrée d’Afghanistan où elle a servi dans l’armée comme aide-soignante. Et neuf ans qu’elle subit les effets du stress post-traumatique – un terme aseptisé qui désigne les profondes blessures psychiques résultant de l’exposition à la violence.
Au début, face à la dépression, aux cauchemars, aux crises de pani
L’homme au parapluie
La publication, le 26 octobre, de plus de 2800 documents, jusqu’ici classifiés, sur l’assassinat de John Kennedy a immédiatement mis au travail journalistes, experts, et historiens, professionnels et amateurs : l’étude de ces centaines de milliers de pages devrait prendre plusieurs mois et quelques médias ont même invité leurs lecteurs à leur signaler des pages intéressantes.
Il en restera encore plusieurs centaines dont la publication a été retenue pour examen supplémentaire parce qu’ils contiendraient de l’information qui pourrait mettre en danger des « intérêts de sécurité nationale ».
De cette masse disparate, on espère au moins tirer des éléments d’information sur le fonctionnement du FBI et de la CIA avant et après l’assassinat, et sur les différentes pistes suivies pour expliquer un événement dont le mystère reste à la mesure de sa portée historique.
Ces documents doivent aussi inté