Autriche : À droite toute
J'aurais bien aimé voir la tête d'Emmanuel Macron le 15 octobre. Non pas entre 20 et 21 heures parce que là, j'écoutais, comme plus de neuf millions de Français, sa première grande interview. Non, je veux dire, en fin de soirée, lorsque les résultats des élections législatives anticipées en Autriche sont tombés. Oui, et alors, me direz-vous ? Alors notre président, qui était si fier d'être le plus jeune leader en Europe, vient de se faire détrôner par Sebastian Kurz. À 31 ans, le chef du parti chrétien-conservateur (ÖVP=Austrian People’s Party) va en effet devenir le prochain chancelier du pays. Le benjamin des dirigeants européens. Franchement, c'est une incroyable ascension.
Demain des taxis volants dans nos villes...
Vous avez vu Blade Runner ? Le premier. Le film de Ridley Scott, sorti en 1982 ? Je vous demande cela parce que dans cette superbe adaptation sur grand écran du roman de Philip K. Dick, on voit des voitures volantes d'un incroyable réalisme. Il faut que vous imaginiez un engin bas comme une voiture de course, qui roule sur terre mais peut aussi décoller à la verticale ou à l'horizontale. Son secret ? Un moteur à combustion interne, un moteur à réaction et l'antigravité. Si au début des années quatre-vingt, on regardait ces véhicules avec un sourire, ce n'est aujourd'hui plus le cas. Les géants de l'aéronautique travaillent actuellement à construire des taxis volants. Les premiers devraient fonctionner en 2020. Autant dire, demain.
Ce pari sur l'avenir d'objets volants identifiés est d'abord fait par Airbus. L'avionneur européen travaille depuis le début de 2016 sur un projet digne de la science fiction, qui s'appelle Vahana. C'est un taxi destiné à quatre personnes maximum, complètement électrique et automatisé. Il roule normalement sur la route et, en cas d'embouteillage, il décolle à la verticale grâce à des hélices installées sur son toit. Cet engin, qui tient de la voiture et
Mélenchon boycotte les journalistes
Finalement, rien n'est jamais simple. Je m'explique. Lorsque, pour la première fois, j'ai entendu parler de l'intention de Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement de la gauche radicale La France Insoumise, de créer sa propre webtélé sur Youtube, j'avais un avis très tranché sur le sujet. Je pourrais le résumer avec cette formule : on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même !
C'est vrai, cet excellent tribun qui peut faire des discours seul sur scène pendant des heures et s'est même fait construire un hologramme, ne tolère pas la contradiction. Cet ex-socialiste arrivé quatrième aux présidentielles de mai dernier ne supporte pas les journalistes, qu'il qualifie de subjectifs et médiocres. En bon populiste d'ailleurs, il ne se prive pas de les agresser verbalement lorsqu'une question lui déplaît. Dans ces conditions, évidemment, disposer de sa propre télé présente un avantage certain.
« Le Media », c'est son nom, émettra donc à partir du 15 janvier 2018, et sera dirigé par des proches de Mélenchon. Son actuelle conseillère en communicationprendra, par exemple, la tête de la chaîne. Elle sera dotée d'un budget de deux millions d'euros, financé, d'une part, par des mécènes et,
Deuxième semaine du procès Merah : l'horreur djihadiste
Le récit est glaçant. Il est livré tel quel par Yacov Soussan, ex-bénévole de l'école juive Ozar Hatorah à Toulouse, devant la cour d'assise spéciale de Paris. Nous sommes le 10 octobre, soit huit jours après le début du procès d'Abdelkader Merah et Fettah Malki. Ces hommes sont accusés d'avoir aidé Mohamed Merah, frère du premier et ami du second, à tuer sept personnes en mars 2012 à Toulouse et Montauban. Trois militaires, un enseignant juif, ses deux enfants, Arié, 5 ans, Gabriel, 3 ans, et une fillette, Myriam, 8 ans. Tout cela au nom d'Allah…
Kippa sur la tête, Yacov Soussan raconte les trente-six secondes qui ont bouleversé sa vie. Le 19 mars 2012, au petit matin, devant l'école juive, il voit Merah approcher. « (...) Je n’ai pas très bien compris ce qu’il faisait. Ce n'est que quand je l’ai vu sortir son arme de poing (…) que j’ai compris que c’était quelqu’un qui était en train d’abattre des amis à moi. J’ai vu les enfants paniquer, j’ai vu les enfants courir, j’ai vu la fille [du rabbin] essayer de s’échapper de cette horreur (…) Je l’ai vu tirer de sang-froid, sans aucune hésitation. Abattre non pas à bout portant, mais à bout touchant. Puis il est revenu sur ses pas et a
Vive les croissants artisanaux !
Chacun voit midi à sa porte. Alors que la planète craint, entre autres, un possible conflit avec la Corée du nord, voire l'Iran… alors que l'Europe s'inquiète du bras de fer que se livrent Madrid et Barcelone et que la France se demande si les anti-Macron vont parvenir à bloquer le pays, Frédéric Roy, petit artisan-boulanger à Nice, tire à son tour la sonnette d'alarme. L'affaire… est grave.
Figurez-vous que le croissant, oui notre croissant national, est en voie de disparition ! Ne souriez pas, on a entamé des guerres pour moins que cela ! Soucieux de ne pas passer à côté d'une nouvelle aussi catastrophique, quelques médias, parmi les plus sérieux, ont donc interrogé cet intrépide lanceur d'alerte. Voici son constat : « Plus de 80% des croissants sont faits de manière industrielle. Le croissant et le pain au chocolat naturels sont en danger. Mon petit-fils de deux ans risque de ne pas connaître le croissant naturel. Aujourd'hui, on ne doit plus manger de la merde. » On ne saurait être plus clair. Le coup de gueule aurait été anecdotique si le Niçois n'avait pas écrit une lettre au Premier ministre, comme le relate le Figaro du 10 octobre dernier, où il lui demande d'influer en fav