Nous reviendrons d’abord sur la tournée africaine du pape Léon XIV. Pendant 11 jours, il a sillonné le continent et visité quatre pays : l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée Équatoriale. Il a plaidé pour plus de justice sociale et de pluralisme politique, critiquant ouvertement l’autoritarisme des différents chefs d’État africains qui l’accueillaient. Partout, il a été reçu par des foules en liesse, confirmant le rôle prépondérant que devrait jouer l’Afrique dans l’avenir du catholicisme. Sur ce continent, Léon XIV semble avoir trouvé le ton qui imprimera son pontificat.
Nous nous rendrons ensuite à Venise qui est menacée par la montée des eaux, conséquence directe du changement climatique en cours. La revue Scientific Reports vient de publier une étude proposant différentes pistes pour enrayer ce phénomène. De l’installation de digues au « déménagement » pur et simple de la ville vers un autre site, tous les scénarios sont envisagés. Une seule certitude : pour être sauvés, la ville et ses environs devront nécessairement subir de grandes transformations.
Nous reviendrons ensuite sur une polémique qui a alimenté le débat politique français ces dernières semaines : les commerces pourront-ils ouvrir le 1er mai ? C’est une proposition de loi, portée par Gabriel Attal, qui a mis le feu aux poudres. L’ancien Premier ministre souhaitait que tous les commerces de bouche puissent faire travailler leurs employés le jour de la fête du Travail. Face à l’indignation des syndicats qui estiment que c’est un recul du Code du travail, le gouvernement a finalement tranché : seules les boulangeries et les fleuristes de proximité auront exceptionnellement le droit d’ouvrir ce jour-là.
Enfin, nous restons en France pour revenir sur le scandale qui secoue le milieu littéraire : 170 écrivains viennent de quitter leur maison d’édition, Grasset, pour protester contre le licenciement de son PDG et la probable droitisation de la ligne éditoriale de l’entreprise, propriété du milliardaire réactionnaire Vincent Bolloré.
Mais tout de suite, direction l’Afrique où vient de se rendre le pape Léon XIV. Au cours d’un périple de plus de 18 000 km, il a colporté un message de justice sociale et de démocratie qui n’est pas passé inaperçu dans des pays où autoritarisme politique et inégalités économiques sont la règle.
Un pape est né. C’est le ressenti de nombreux journalistes qui ont suivi le voyage de Léon XIV en Afrique. Élu il y a tout juste un an pour prendre la succession de François, le pape nord-américain avait jusque-là toutes les peines du monde à s’imposer sur la scène internationale. Passer derrière le charismatique pape argentin, dont la popularité dépassait les seuls cercles catholiques, n’était pas chose facile. Mais son périple de 11 jours sur le continent africain, au cours duquel il a parcouru plus de 18 000 km et sillonné quatre pays, semble l’avoir définitivement mis en orbite.
Venise, sous les eaux ? Ce scénario catastrophe pourrait bien devenir réalité si rien n’est fait pour contrer l’inexorable montée des eaux, conséquence directe du réchauffement climatique.
Une récente étude publiée par la revue Scientific Reports évalue l’ampleur de la tragédie qui menace la Cité des Doges. Depuis le début du XXème siècle, l’eau est montée de 30 centimètres. Et d’ici 2100, la crue pourrait encore s’élever de 40 à 80 centimètres supplémentaires, avant de s’accélérer encore au siècle prochain.
Face à ce constat, une seule certitude : Venise ne pourra pas être sauvée en l’état actuel. Autrement dit, les pistes étudiées pour tenter d’assurer la survie de la ville, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, impliquent toutes une transformation inévitable de son environnement proche.
À l’heure actuelle, un système de digues mobiles, appelé « MOSE », est activé en cas de montée subite des eaux. Un dispositif qui a ses limites. Si l’eau monte au-delà d’1,70 mètre, il est dépassé. En outre, il isole le port chaque fois qu’il est mis en place. S’il était privilégié dans les années qui viennent, cet exploit d'ingénierie parviendrait à préserver l’écosystème de la la
À quelques jours du 1er mai, une polémique agite le débat politique français. Les commerces pourront-ils ouvrir en ce jour férié qui célèbre la fête du Travail dans plus de 160 pays ?
Le groupe parlementaire de centre-droit Renaissance, présidé à l’Assemblée par l’ancien premier ministre Gabriel Attal, a jeté un pavé dans la mare, début avril, en demandant l’ouverture d’un débat sur un projet de loi censé autoriser certaines catégories de commerces à ouvrir le 1er mai.
Le projet visait à « permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler », notamment « dans les commerces de bouche de proximité » tels que les boulangeries, les primeurs et les boucheries. Sans oublier les fleuristes, dont l’activité est particulièrement forte ce jour-là en raison de la tradition bien française d’offrir un brin de muguet à son entourage.
Si initialement le premier ministre Sébastien Lecornu avait affiché son soutien au projet, il a vite dû reculer face à la vague de contestation des syndicats et des partis de gauche, qui ont dénoncé une tentative de détricotage du Code du travail.
La syndicaliste Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération générale du travail, opposée
C’est une véritable tempête dans les cercles littéraires français. Le limogeage d’Olivier Nora, qui dirigeait Grasset depuis 26 ans, a provoqué le départ simultané de 170 écrivains sous contrat avec la prestigieuse maison d’édition. Son licenciement est attribué à une décision du milliardaire, proche de l’ultradroite, Vincent Bolloré, propriétaire de Hachette, maison mère de Grasset.
Si ces auteurs ont décidé de quitter massivement leur maison d’édition, c’est d’abord pour montrer leur soutien à M. Nora, qui avait toute leur confiance. C’est ensuite pour manifester leur crainte de voir la nouvelle direction imposer une ligne éditoriale proche de l’idéologie d’extrême droite de M. Bolloré.
Dans une lettre ouverte, les écrivains en partance dénoncent une « atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale » de Grasset. « Nous avons publié chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset », annoncent-ils.
Parmi les prestigieux signataires, on retrouve Virginie Despentes, Frédéric Beigbeder, le philosophe Bernard-Henri Lévy ou encore la journaliste Anne Sinclair. « Nous refusons d'être les otages d'une guerre idéologique visant à imposer l'autoritarisme partout d