Je vous donne un premier exemple : la Grèce. Le pays attire chaque année des millions de touristes, qui font tourner l’économie. De l’argent est dépensé, des emplois sont créés. Et pourtant, cette manne, qui permet à l’État de poursuivre sa croissance, provoque une crise sans précédent. Des pans entiers de l’industrie disparaissent, des problèmes écologiques commencent à se poser, sans parler du ras-le-bol des habitants face à ces hordes de vacanciers souvent peu respectueux de la population locale. L’avenir de ce pays dépend d’une chose : et maintenant, que vont faire les politiques ? Vont-ils être à la hauteur des enjeux ?
Je voudrais vous proposer un second exemple : Berlin. Avec la baisse inhabituelle des températures cet hiver, la capitale allemande grelotte. Entre les chauffages au bois, l’importante circulation automobile et les émissions des centrales à charbon de la Pologne, toute proche, un smog dangereux pour la santé s’installe au-dessus de la ville. La municipalité pourrait profiter de ces pics de pollution pour proposer de vraies solutions pérennes et encourager des changements de comportement. Ce n’est pas vraiment le cas. Quand vont-ils comprendre ?
Je ne voudrais pas que vous pensiez qu’en France la situation est idyllique. Loin de là. Tenez, prenez le Salon de l’agriculture, qui, comme chaque année, s’est installé à Paris pour une grosse semaine. Non seulement l’édition 2026 n’expose pas de vaches pour cause d’épidémie bovine, mais en plus, cette foire-exposition a mis en lumière la colère du monde agricole, qui traverse une crise sans précédent : revenus insuffisants, concurrence à venir du Mercosur, réduction des exploitations, etc. Un monde se meurt sous nos yeux. Mais que fait l’exécutif pour éviter le chaos ?
Enfin, elle est sans doute la meilleure illustration des vertus d’une crise. Claire Gibault est une femme, cheffe d’orchestre, qui a été clairement discriminée toute sa carrière malgré son talent évident. Ainsi, en France, personne ne lui a confié la direction — pourtant méritée — d’un ensemble en raison de son genre. Mais c’est une réflexion absurde de l’un de ses collègues mexicains qui l’a poussée à renverser la table. En quatre mois, elle a créé La Maestra, concours international réservé aux cheffes, qui vient d’accueillir sa quatrième édition à la Philharmonie de Paris. Qui dit mieux ?
Allez, on démarre ! Comme des millions de vacanciers, vous allez peut-être passer quelques jours en Grèce cet été. Mais combien de temps encore le pays va-t-il pouvoir accueillir autant de personnes ?
Quarante-cinq ans après la promesse du premier ministre socialiste, Andréas Papandréou — « Nous ne deviendrons pas les garçons de café de l’Europe » —, la Grèce vit plus que jamais au rythme des valises à roulettes et des charters pleins. Le tourisme a explosé, devenant le moteur de l’économie… et une source croissante de tensions.
Depuis les premières semaines de l’année, Berlin suffoque sous un voile gris. La ville, saisie par une vague de froid inhabituelle, voit régulièrement ses indicateurs de qualité de l’air passer dans le rouge. Les concentrations de particules fines ont, à plusieurs reprises, franchi les seuils jugés nocifs : dans certains quartiers, elles ont grimpé jusqu’à 70 µg/m³, presque trois fois la limite journalière européenne, fixée à 25. De quoi hisser momentanément Berlin parmi les capitales les plus polluées du continent, loin devant Paris ou Londres, confirme Le Monde.
Pourtant, la mairie ne s’inqui
Avant même d’ouvrir ses portes, le Salon de l’agriculture 2026 avait déjà un parfum d’édition hors norme. Cette année, pas de meuglements dans les vastes halls de la Porte de Versailles, à Paris, car, pour la première fois, les vaches – icônes de la « plus grande ferme de France » – manquent à l’appel. Elles sont victimes d’une épidémie bovine : la dermatose nodulaire contagieuse. Mais cette absence n’a pas empêché le président de la République d’inaugurer, samedi 21 février, le Salon de l’agriculture. Une foire-exposition annuelle qui existe depuis mars 1964.
À 8 h 30, Emmanuel Macron s’est g
Septembre 2018, à Mexico. Claire Gibault fait partie du jury d’un concours de direction d’orchestre. Un chef d’orchestre mexicain s’approche d’elle et lui assène, très sérieux, qu’un médecin lui a prouvé que les femmes sont biologiquement incapables de diriger un ensemble. Elle croit à une blague. L’homme insiste : leurs bras seraient faits pour porter des enfants, pas une baguette ! Pire, il refuse ensuite d’écouter les candidates en lice. Pour la Française, cette scène agit comme un déclic. Quatre mois après, elle crée La Maestra, concours international réservé aux cheffes, qui a accueilli,