Screen width of at least 320px is required. Screen width can be adjusted by widening your browser window or adjusting your mobile device settings. If you are on a mobile device, you can also try orienting to landscape.

8 April 2026

Episode #486

1 April 2026

Episode #485

25 March 2026

Episode #484

18 March 2026

Episode #483

11 March 2026

Episode #482

4 March 2026

Episode #481

25 February 2026

Episode #480

18 February 2026

Episode #479

11 February 2026

Episode #478

Speed 1.0x
/
aa
AA
Bonjour à toutes et à tous. Je m'appelle Hélène et j'ai grand plaisir à vous retrouver pour un nouvel épisode de notre programme hebdomadaire. Nous sommes le 11 mars 2026 et, cette semaine, au vu de l’actualité, une question tourne régulièrement dans ma tête. Je vous la livre de façon un peu abrupte : et maintenant ?

Et maintenant, que va-t-il se passer en Iran ? Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique d’Iran, a été tué le 28 février dernier à la suite d’un bombardement américano-israélien. Tel un roi, il régnait depuis 1989 sur près de 90 millions d’habitants qui n’avaient pas voix au chapitre. Si, évidemment, la chute d’un tyran est en soi toujours une bonne nouvelle, l’après compte au moins autant. Or, c'est son fils, Mojtaba Khamenei, qui vient d'être nommé pour le remplacer. Un dur parmi les durs. À peine installé, il a tiré sur Israël. Tout ça pour ça ?

À quoi ressemblera l’Arabie saoudite de demain ? Le prince héritier Mohammed ben Salmane rêvait de bâtir une mégapole high-tech dans les sables brûlants du désert. Il imaginait que cette création ex nihilo serait admirée du monde entier pour sa modernité. MBS, comme on le surnomme, a dû remiser ses ambitions au placard et se convertir à la réalité, faute de moyens suffisants et face à une croissance économique en baisse. Désormais, il va donner la priorité à des secteurs plus rentables comme l’intelligence artificielle, les mines, l’industrie ou le tourisme. Mais ce virage suffira-t-il à pallier, à long terme, la baisse structurelle des recettes pétrolières?

Quel avenir pour les politiques français ? La question peut sembler absurde. Pourtant, force est de constater que, avec la guerre en Iran, les lignes des partis et les positionnements de chacun volent en éclats. Droit du plus fort, ou droit international ? Pour ou contre l’intervention des États-Unis et d’Israël ? Même le président de la République fait des zigzags. Or, ce chaos idéologique va jouer sur le résultat des élections municipales qui démarrent le 15 mars. Qui gérera les mairies de l’Hexagone dans quelques semaines ?

Je terminerai par ceci : où va Méribel ? Mais si, vous savez, je veux parler de cette station de ski située dans les Alpes françaises. Elle a beau être classée parmi les dix lieux de villégiature d’hiver les plus luxueux du pays, l’ambiance s’y détériore. Comme partout ailleurs. Incivilités, vitesse excessive, augmentation du nombre de skieurs et des accidents… l’insécurité, sous toutes ses formes, croît d’année en année. Au point que, depuis 2012, Méribel a été obligée de créer des patrouilles de sécurité sur le modèle des ski patrols américains. Et quand ces agents ne suffiront plus, qui assurera l’ordre dans cette société en miniature ?

Commençons cette semaine avec une actualité qui bouleverse le monde : le bombardement de la République islamique d’Iran et la disparition de son chef, le très redouté ayatollah Ali Khamenei.

Ali Khamenei, le guide qui a gouverné l’Iran d’une main de fer

11 March 2026
Ali Khamenei, le guide qui a gouverné l’Iran d’une main de fer
Loredana Sangiuliano / Shuttertock

Après avoir démenti pendant des heures les rumeurs, les autorités iraniennes ont finalement confirmé, dimanche 1er mars, la mort d’Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique d’Iran. À l’annonce de la mort de l'ayatollah de 86 ans, tué la veille par une opération des États-Unis et d’Israël, des milliers de partisans se sont réunis à Téhéran. Vêtus de noir, drapeaux et portraits à la main, ils ont pleuré « le Guide » tout en scandant des slogans hostiles à Washington et à Tel-Aviv. Quelques heures plus tôt, pourtant, d’autres clameurs avaient traversé la nuit téhéranaise. Mais cette fois, il s’agissait de cris de joie, d’applaudissements et de musique…

Continue the conversation

Go further and experience the full content — and understand how French is actually used.

Continue

Already have access? Log in.

* * *
Restons, si vous le voulez bien, au Moyen-Orient, où l’Arabie saoudite est en pleine mutation : elle renonce à bétonner le désert pour se concentrer sur les énergies vertes et l’IA. Un tournant stratégique.

L’Arabie saoudite se met au pragmatisme

11 March 2026
L’Arabie saoudite se met au pragmatisme
FotoField / Shutterstock

Elle devait surgir du sable avec ses deux murailles de miroirs, ses taxis volants et ses écoles par hologramme. Elle devait s’étendre sur 170 kilomètres, à Neom, dans le nord-ouest saoudien. La ville futuriste baptisée « The Line » incarnait la démesure d’un projet baptisé « Vision 2030 », qui avait été dévoilé en 2017 par le prince héritier Mohammed ben Salmane, alias « MBS ». Mais le rêve a pris du sable dans les rouages. La cité high-tech se réduira finalement à un ou deux immeubles. À la place, des centrales d’hydrogène vert, des fermes solaires et éoliennes et des centres de données seront bâtis. Priorité sera aussi donnée à l’intelligence artificielle, aux mines, à l’industrie et au tourisme, des secteurs jugés plus rentables dans une nouvelle feuille de route entérinée en février.

« Il y a plus de réalisme et moins de fantasme. Les Saoudiens n’ont pas assez d’argent à cause de la baisse du prix du baril et de l’impossibilité d’attirer des investissements étrangers. Les mégaprojets n’ont pas convaincu », souligne Bernard Haykel, enseignant au département des études moyen-orientales de l’Université de Princeton, aux États-Unis, dans Le Monde. « Plusieurs de ces mégaprojets éta

Continue the conversation

Go further and experience the full content — and understand how French is actually used.

Continue

Already have access? Log in.

* * *
En France, l’actualité géopolitique s’invite dans le débat hexagonal. On ne devrait parler que des élections municipales, mais l’Iran occupe toutes les conversations.

La guerre en Iran divise la classe politique française

11 March 2026
La guerre en Iran divise la classe politique française
ToninT / Shutterstock

Il était temps. Quatre jours après le début des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, Emmanuel Macron s’est adressé aux Français, le 3 mars, depuis l’Élysée. Dans une allocution, le président a annoncé l’envoi de renforts militaires vers la zone en guerre, dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, afin de sécuriser les « voies maritimes essentielles ». Il a également évoqué le rapatriement, si possible, de ressortissants français et le renforcement des mesures de sécurité sur le territoire national. Une intervention très attendue alors que la guerre au Moyen-Orient perturbe la scène politique française, à quelques jours du premier tour des municipales.

Si à l’Élysée, on oscille entre prudence diplomatique et solidarité stratégique avec les partenaires régionaux, dans la majorité, le débat sur cette guerre est vif. Ainsi, Gabriel Attal, patron du parti présidentiel Renaissance, estime que l’effondrement des règles internationales traditionnelles oblige à repenser la doctrine française. Il se dit prêt à assumer les rapports de force. Impossible, rétorque l’eurodéputée Horizons – un des partis de la majorité – Nathalie Loiseau, qui prône le retour au respect du droit interna

Continue the conversation

Go further and experience the full content — and understand how French is actually used.

Continue

Already have access? Log in.

* * *
Vacances scolaires de février obligent, beaucoup de Français sont partis skier. Les plus fortunés se sont retrouvés à Méribel, station chic des Alpes. Mais même là, rien ne va plus de soi. Il faut désormais protéger les touristes des… touristes.

À Méribel, des patrouilles pour éviter le « Far West » sur les pistes

11 March 2026
À Méribel, des patrouilles pour éviter le « Far West » sur les pistes
Elenitsa / Shutterstock

Méribel, station de ski française au cœur des Trois Vallées. Vêtus de noir et d’orange vif, une oriflamme « Security Patrol » à l’épaule, Nicolas Madec et Adrien Laurent slaloment entre les skieurs. Ils en repèrent deux, très mal placés, et leur demandent de se mettre en bord de piste plutôt qu’au beau milieu. Un article paru dans Le Figaro illustre la scène : « Là, vous vous mettez en danger », explique Nicolas. « Ah oui, on n’avait pas fait attention », répondent les deux jeunes en se déplaçant. Coup de chance, ces vacanciers sont plutôt conciliants. Mais ce n’est pas toujours le cas, comme en témoignent les patrouilleurs.

Les agents de sécurité sont au nombre de onze. Leur brigade a été créée en 2012 dans cette station haut de gamme en s’inspirant des ski patrols américains. La raison ? Elle est simple. Entre la vitesse inconsidérée, les incivilités récurrentes, l’augmentation du nombre de skieurs en altitude, le hors-piste, l’alcool… un sentiment d’insécurité croissant gagne les vacanciers. Rien que l’hiver dernier, le nombre d’accidents de ski a augmenté en moyenne de 7 % dans plusieurs stations de ski. La présence de ces patrouilleurs est donc essentielle.

Du matin jusqu’à la

Continue the conversation

Go further and experience the full content — and understand how French is actually used.

Continue

Already have access? Log in.