Et maintenant, que va-t-il se passer en Iran ? Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique d’Iran, a été tué le 28 février dernier à la suite d’un bombardement américano-israélien. Tel un roi, il régnait depuis 1989 sur près de 90 millions d’habitants qui n’avaient pas voix au chapitre. Si, évidemment, la chute d’un tyran est en soi toujours une bonne nouvelle, l’après compte au moins autant. Or, c'est son fils, Mojtaba Khamenei, qui vient d'être nommé pour le remplacer. Un dur parmi les durs. À peine installé, il a tiré sur Israël. Tout ça pour ça ?
À quoi ressemblera l’Arabie saoudite de demain ? Le prince héritier Mohammed ben Salmane rêvait de bâtir une mégapole high-tech dans les sables brûlants du désert. Il imaginait que cette création ex nihilo serait admirée du monde entier pour sa modernité. MBS, comme on le surnomme, a dû remiser ses ambitions au placard et se convertir à la réalité, faute de moyens suffisants et face à une croissance économique en baisse. Désormais, il va donner la priorité à des secteurs plus rentables comme l’intelligence artificielle, les mines, l’industrie ou le tourisme. Mais ce virage suffira-t-il à pallier, à long terme, la baisse structurelle des recettes pétrolières?
Quel avenir pour les politiques français ? La question peut sembler absurde. Pourtant, force est de constater que, avec la guerre en Iran, les lignes des partis et les positionnements de chacun volent en éclats. Droit du plus fort, ou droit international ? Pour ou contre l’intervention des États-Unis et d’Israël ? Même le président de la République fait des zigzags. Or, ce chaos idéologique va jouer sur le résultat des élections municipales qui démarrent le 15 mars. Qui gérera les mairies de l’Hexagone dans quelques semaines ?
Je terminerai par ceci : où va Méribel ? Mais si, vous savez, je veux parler de cette station de ski située dans les Alpes françaises. Elle a beau être classée parmi les dix lieux de villégiature d’hiver les plus luxueux du pays, l’ambiance s’y détériore. Comme partout ailleurs. Incivilités, vitesse excessive, augmentation du nombre de skieurs et des accidents… l’insécurité, sous toutes ses formes, croît d’année en année. Au point que, depuis 2012, Méribel a été obligée de créer des patrouilles de sécurité sur le modèle des ski patrols américains. Et quand ces agents ne suffiront plus, qui assurera l’ordre dans cette société en miniature ?
Commençons cette semaine avec une actualité qui bouleverse le monde : le bombardement de la République islamique d’Iran et la disparition de son chef, le très redouté ayatollah Ali Khamenei.
Après avoir démenti pendant des heures les rumeurs, les autorités iraniennes ont finalement confirmé, dimanche 1er mars, la mort d’Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique d’Iran. À l’annonce de la mort de l'ayatollah de 86 ans, tué la veille par une opération des États-Unis et d’Israël, des milliers de partisans se sont réunis à Téhéran. Vêtus de noir, drapeaux et portraits à la main, ils ont pleuré « le Guide » tout en scandant des slogans hostiles à Washington et à Tel-Aviv. Quelques heures plus tôt, pourtant, d’autres clameurs avaient traversé la nuit téhéranaise. Mais cette fois, il s’agissait de cris de joie, d’applaudissements et de musique…
Elle devait surgir du sable avec ses deux murailles de miroirs, ses taxis volants et ses écoles par hologramme. Elle devait s’étendre sur 170 kilomètres, à Neom, dans le nord-ouest saoudien. La ville futuriste baptisée « The Line » incarnait la démesure d’un projet baptisé « Vision 2030 », qui avait été dévoilé en 2017 par le prince héritier Mohammed ben Salmane, alias « MBS ». Mais le rêve a pris du sable dans les rouages. La cité high-tech se réduira finalement à un ou deux immeubles. À la place, des centrales d’hydrogène vert, des fermes solaires et éoliennes et des centres de données seron
Il était temps. Quatre jours après le début des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, Emmanuel Macron s’est adressé aux Français, le 3 mars, depuis l’Élysée. Dans une allocution, le président a annoncé l’envoi de renforts militaires vers la zone en guerre, dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, afin de sécuriser les « voies maritimes essentielles ». Il a également évoqué le rapatriement, si possible, de ressortissants français et le renforcement des mesures de sécurité sur le territoire national. Une intervention très attendue alors que la guerre au Moyen-Orient perturbe la scène
Méribel, station de ski française au cœur des Trois Vallées. Vêtus de noir et d’orange vif, une oriflamme « Security Patrol » à l’épaule, Nicolas Madec et Adrien Laurent slaloment entre les skieurs. Ils en repèrent deux, très mal placés, et leur demandent de se mettre en bord de piste plutôt qu’au beau milieu. Un article paru dans Le Figaro illustre la scène : « Là, vous vous mettez en danger », explique Nicolas. « Ah oui, on n’avait pas fait attention », répondent les deux jeunes en se déplaçant. Coup de chance, ces vacanciers sont plutôt conciliants. Mais ce n’est pas toujours le cas, comme