En France, les messieurs tiennent aussi le haut de l'affiche. À commencer par François Fillon qui, après trois ans de silence, a donné une longue interview à France 2, le 30 janvier. Son objectif ? Laver son honneur alors qu'un long procès attend l'ex-favori à la présidentielle de 2017. En pleine campagne pour les municipales, Cédric Villani, lui, s'illustre dans l'actualité par sa résistance. Le 26 janvier, le président de la République lui a demandé de cesser sa dissidence et de rentrer dans le rang. Le député a refusé. Sa décision risque de faire perdre la mairie de Paris aux macronistes. Enfin, il faut saluer le départ d'un artiste. Michou nous a quittés et a été enterré le 31 janvier. Ce fils d'ouvrier du Nord avait créé un cabaret de travestis où se côtoyait le Tout Paris. Le symbole d'une France qui s'amuse vient de partir.
À Athènes, cette semaine, l'ambiance n'est pas du tout à la fête. Le gouvernement conservateur propose de construire une barrière flottante pour protéger le pays des migrants. N'avons-nous rien appris ?
Mercredi 22 janvier. Lesbos, Samos et Chios sont des îles mortes. Les magasins sont tous fermés, les services publics de ces territoires dans la mer Egée n'ont pas ouvert. Sur les ports, des milliers de Grecs manifestent. Affiches dans une main, drapeaux grecs dans l'autre, ils disent leur ras-le-bol. Leur principal slogan : «Nous voulons récupérer nos îles, nous voulons récupérer nos vies ». Ils demandent la fermeture immédiate des camps de migrants chez eux. «C'est difficile pour les migrants et pour nous», explique un manifestant sur le port de Lesbos, à l'Agence France-Presse. Il participait à ce rassemblement organisé à l'appel du parti communiste grec à Mytilène. De nouvelles protestations auront prochainement lieu, si rien n'est fait, prévient de son côté le maire d'une petite commune de Samos.
Il fallait dire au revoir. Marquer les esprits. L’immense bâtiment du Parlement européen, à Bruxelles, est plein à craquer. L’Italien Antonio Tajani, l’ex-président de l’hémicycle, l’Allemand Manfred Weber, éphémère candidat à la présidence de la Commission européenne, le Polonais Donald Tusk, ancien chef du Conseil européen sont présents. D'autres grandes figures ont tenu également à être là. Les médias se sont aussi déplacés en masse. Des dizaines de caméras, de l’Europe entière dont beaucoup de Grande-Bretagne, assurent des duplex et des interviews. Nous sommes le 29 janvier 2020 et c'est un jour historique pour tous les citoyens de l'Union européenne.
Il est 16 heures. Les Eurodéputés ont pris place dans l'hémicycle pour écouter le dernier débat avant le vote ultime sur le Brexit. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, lance aux 73 élus britanniques : « Nous vous aimerons toujours et nous ne serons jamais loin ». « Vous allez nous manquer ». Plus politique, Michel Barnier, le négociateur de l’UE sur le Brexit, déclare regretter « que le Royaume-Uni ait choisi d’être solitaire plutôt que d’être solidaire », rapporte l'Agence France-Presse. Des propos qu
J'avais prévenu depuis une bonne semaine. Le 30, ce n'était pas la peine non plus de me proposer de sortir, je ne bougerai pas. À partir de 20h30, j'ai même cessé de répondre au téléphone. Je voulais être tranquille devant mon tout petit écran et regarder l'émission « Vous avez la parole » sur la seconde chaîne du service public. Je souhaitais écouter ce que François Fillon avait de si important à nous dire.
Après tout, c'est bien légitime. Certes, la politique me passionne, mais surtout les mésaventures de l'ex candidat à la présidentielle de 2017 avaient été ahurissantes. En six mois, il était passé du statut de probable président de la République à inculpé mis en examen. Une enquête avait été ouverte contre lui et son épouse, Pénélope. L'ancien premier ministre s'était retrouvé accusé de détournement de fonds publics, d'abus de bien social et de manquement aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Nous étions alors au cœur de la campagne électorale. Le favori de 2017 a perdu au premier tour, entraînant avec lui la déroute de l'ensemble de la droite. Nous n'avions encore jamais vu cela sous la Ve République.
Mais surtout, François F
C'est une exclusion un peu étrange. Un renvoi un peu curieux. Le 29 janvier, la direction de La République en Marche a décidé que Cédric Villani, candidat à la Mairie de Paris, ne pouvait plus rester membre du parti présidentiel. Dans le même communiqué, elle a indiqué que Cédric Villani, député de l'Essonne, pouvait continuer à siéger avec les députés de LREM à l'Assemblée nationale. Un pied dehors, un pied dedans. En politique, cela s'appelle peut-être de la stratégie. Je parlerais plutôt de fiasco. Il fallait sauver les apparences. Car depuis plusieurs mois le dandy mathématicien fait trembler la Macronie. Et les secousses de ce séisme se prolongent jusqu'à l'Elysée.
Début septembre 2019, le Médaillé Fields décide de se lancer dans la bataille de Paris : les élections municipales de mars. Il veut devenir le maire de la capitale. Mais Villani n'est pas le candidat choisi officiellement par le parti, en juillet dernier. Les Macronistes lui ont préféré Benjamin Griveaux. Un quadragénaire proche du président, un jeune loup brièvement secrétaire d'État auprès du ministre de l'Economie et des finances. Dès le départ, l'ambitieux Griveaux ne doute pas un instant de sa capacité à gagner
Il avait tout prévu. L'endroit où il serait enterré : le cimetière Saint-Vincent à Montmartre. Son cercueil. Exposé au public pendant deux jours. La couleur de sa tombe. Bleue électrique, comme ses fameux costumes. Et sa succession. Aucune. Son célèbre cabaret de travestis « Chez Michou » fermerait définitivement ses portes avec son décès. Il ne manquait aux dernières volontés du roi des nuits parisiennes que la date de sa mort – le 26 janvier – et celle de ses obsèques. Elles ont eu lieu le 31 janvier, à 10h30. En présence d'une grande partie du showbiz. Michou, alias Michel Catty de son vrai nom, était une figure du Montmartre de la nuit, de la France qui va bien, de la « frivolité », du « champagne » et du « has been », comme le dit Libération. Il représentait une époque. Elle vient de s'achever avec lui.
Né en juin 1931, à Amiens, dans le nord du pays, ce fils d'une ouvrière dans le textile n'était pas prédestiné à la célébrité. Mais après avoir enchaîné les petits boulots comme cordonnier, garçon de café, vendeur de journaux..., le petit gars du Nord décide en 1950 d'aller tenter sa chance à Paris. À Pigalle, dans le quartier chaud de la capitale où se mêlent les prostituées, l