En France aussi, il nous faut tourner la tête vers le futur. Les élections municipales sont dans dix semaines et la maire de Paris a annoncé sa candidature pour un second mandat. Elle a, pour l'instant, de vraies chances de l'emporter. Gardons les yeux bien ouverts ! Carlos Ghosn est la résilience même. Il est à peine arrivé au Liban qu'il donne une gigantesque conférence de presse. Plus combatif que jamais, le fugitif veut lutter pied à pied pour se reconstruire un avenir d'homme libre. Impressionnant. Enfin, le costume est mort, paraît-il. Les millennials ne veulent plus en porter, question d'époque. Mais la mode n'est-elle pas un éternel recommencement ? Allez, on en reparle… après-demain !
Commençons, si vous le voulez bien, par un retour en arrière. Il y a dix ans, un tremblement de terre détruisait une partie d’Haïti.
Le drapeau est mis en berne, les discothèques et autres lieux de distraction sont fermés. Silence ! Un pays entier se recueille en ce 12 janvier 2020, au matin. Jeunes et vieux, hommes et femmes, chacun s'est habillé pour la circonstance avant de se rendre dans l'église la plus proche. En Haïti, partout des messes sont célébrées en souvenir des victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a fait plus de 200 000 morts et de 300 000 blessés. Puis, le président Jovenel Moïse, en présence des membres du gouvernement, de hauts fonctionnaires et de diplomates étrangers, a déposé une gerbe de fleurs blanches au pied du monument commémoratif du séisme. Une stèle érigée à Titanyen, à l’extérieur de la capitale, sur le site où des milliers de personnes ont été enterrées dans des fosses communes. De son côté, la société civile s'est retrouvée au centre de la capitale, Port-au-Prince, dans le parc de Martissant, avec des artistes, pour rappeler la mémoire de ceux qui sont tombés.
Il s'appelle S-A1 et tient autant de l'hélicoptère que du drone. Il peut voler jusqu'à 290 km/h, à une altitude située entre 300 et 600 mètres. Il dispose d'une autonomie de 100 kilomètres, atterrit et décolle à la verticale, pratiquement sans faire de bruit. Car il est à 100% électrique et, performance suprême, il ne met que 5 à 7 minutes pour se recharger. Mais de quoi parle-t-on, au juste ? Et bien du prototype présenté par Hyundai, le 6 janvier dernier, au salon technologique Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas. D'un engin futuriste destiné à devenir un.... taxi volant. Oui, un taxi volant ! La science fiction n'a plus rien de fictif. Car ce projet est pour 2023. Uber vient de signer un partenariat en ce sens avec le constructeur sud-coréen. Les vols commerciaux vont démarrer dans trois villes : Los Angeles, Dallas et Melbourne, en Australie. Des cités où l'on peut créer des hubs suffisamment grands pour l'atterrissage et le décollage.
Demain donc, ce véhicule autonome personnalisable, appelé aussi « Purpose Built Vehicle » (PBV), pourra accueillir quatre passagers, en plus du conducteur. Mais à terme, l'aéronef se déplacera de façon autonome. Il disposera quand même d
Il n'y a jamais vraiment eu de suspens. Ces derniers mois, la maire de Paris a eu beau expliquer ne pas y penser, il était évident qu'elle se présenterait à sa propre succession. Anne Hidalgo a donc fini par officialiser son ambition. C'était le 11 janvier. Et le moins que l'on puisse dire c'est que la Franco-espagnole a toutes ses chances de repartir pour six ans à la tête de la capitale. Pourtant, rarement une responsable politique aura été autant critiquée.
Les Parisiens lui reprochent, pêle-mêle, la saleté de la ville, les problèmes croissants de sécurité, les embouteillages monstres, dus à la fermeture de certains grands axes et aux nombreux chantiers sur la voirie, la restriction de la place des voitures, l'endettement faramineux de la ville, sa gestion des camps de migrants, notamment dans le Nord de Paris... Bref, pour la gauche comme pour la droite, le bilan n'est pas vraiment positif. Mais cela fait bien longtemps qu’Anne Hidalgo ignore les contradicteurs. Elle se concentre sur le but qu'elle s'est fixée. Question de tempérament !
Née en 1959, à San Fernando, près de Cadix, en Espagne, Ana María Hidalgo Aleu est la fille d'un électricien syndicaliste et d'une couturière.
Nous sommes le 8 janvier 2020, 14 heures. Heure de Paris. Un horaire compatible avec les fuseaux nord américains et asiatiques. Cent cinquante journalistes venus du monde entier se pressent dans les vastes locaux du syndicat de la presse, à Beyrouth, ville dans laquelle le fugitif est arrivé le 30 décembre dernier. Les flashs crépitent, le capitaine d'industrie déchu a le visage fermé. Concentré sur cette conférence de presse dont il a choisi la date, le lieu et l'heure. Ghosn est aux commandes, comme autrefois. Concentré aussi sur sa colère, qu'il canalise pour mieux frapper. Laver l'humiliation que la justice nippone, dit-il, lui a infligée. Comment peut-il oublier que le 8 janvier 2019, il y a un an jour pour jour, il a été amené devant le tribunal de Tokyo... une laisse à la taille ? Alors, dès qu'il prend la parole, il ne retient pas ses coups.
Le Franco-libano-brésilien a été emprisonné en novembre 2018 à Tokyo pendant 130 jours, avant d'être libéré sous caution en avril 2019 et assigné à domicile avec interdiction de quitter le Japon. Il dépeint un système judiciaire moyenâgeux : « J’ai été interrogé huit heures par jour, de jour comme de nuit. J’avais droit à trente minutes
Je me souviens d'une époque où jamais mon père ne serait sorti, en semaine, sans ce qu'il appelait son complet. Un costume avec parfois même un petit gilet. Le tout assorti d'une cravate, sa seule réelle fantaisie dans cet ensemble, uni ou rayé, foncé en hiver ou plus clair en été. Voilà, c'était facile, il n'y avait pas vraiment de questions à se poser le matin. Si ce n'est la couleur de la chemise. Ces temps sont bel et bien révolus, nous explique Le Figaro dans un article du 7 janvier 2020.
En effet, aujourd'hui, le costume se fait de plus en plus rare dans les rues comme dans les bureaux. Si, en 2011, il s'en vendait encore plus de 3 millions en France, en 2019, il ne s'en écoule plus que 1,4 million. Soit 58% de moins. On constate le même phénomène pour les cravates, selon le site de Bfmtv : 3 millions achetées en 2012 contre 1,4 million sept ans plus tard. Cette désaffection touche tous les corps de métier à l'exception des politiques, de certains hauts fonctionnaires et des banques. Quoique, là aussi, le système commence à se fissurer sérieusement, sous la pression des moins de quarante ans.
Ainsi, dans les milieux d'affaires, le costume sans cravate devient de plus en plus