Permettez-moi de commencer par la chronique d'une catastrophe annoncée. Celle d'une agression verbale et physique aux mortelles conséquences entre les États-Unis et l'Iran. Ces derniers jours, la situation se dégrade très rapidement.
Les images sont impressionnantes. Les rues du centre de Téhéran sont noires de monde en ce lundi 6 janvier. Depuis huit heures du matin, des milliers de personnes sont massées autour de l'Université de la capitale iranienne pour écouter la prière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et rendre un dernier hommage au général Qassem Soleimani, dans son cercueil. Le haut gradé a été ciblé et tué avec l'un de ses lieutenants, le 3 janvier en Irak, par un drone américain. La foule compacte s'étend sur plusieurs kilomètres, raconte Le Figaro. On aperçoit des portraits du défunt, des drapeaux iraniens, libanais ou irakiens et des bannières rouges, la couleur du sang des martyrs. Les slogans sont sans équivoque : « Mort à l'Amérique », « Mort à Israël ». Des pancartes en anglais appellent à la vengeance, tout comme la fille du défunt, Zeinab Soleimani. Elle promet que ce crime ne restera pas impuni. On sent l'immense colère, la haine. Ces manifestations rappellent les heures sombres de l'Iran. Elles me terrifient. Mais pouvait-il en être autrement ?
Les scènes font penser à un film catastrophe. Nous sommes à Mallacoota, une ville touristique sur la côte australienne, à 500 kilomètres à l'est de Melbourne, dans l'état de Victoria. Trois mille touristes sont venus y passer les fêtes de fin d'année. Mais l'ambiance festive tourne vite au cauchemar. Le 31 décembre, le ciel est rouge sang, la chaleur grimpe, l'air devient irrespirable. Vers 9h30 du matin, une épaisse fumée masque totalement le soleil. De violents incendies ravagent les environs de la cité balnéaire. Pris de panique, vacanciers et locaux se réfugient sur la plage. Ils sont quatre mille. Là, ils sont bloqués pendant longtemps sur la grève, jusqu'à leur évacuation par la mer. Protégés seulement par quelques camions de pompiers. Ces valeureux soldats du feu qui depuis des semaines luttent contre les flammes dans tout le pays-continent. Sans parvenir ni à les contrôler, ni à
À chacun son style. Charles de Gaulle, Georges Pompidou ou François Mitterrand étaient assis, les mains posées sur un vaste bureau, sous les dorures du Palais de l’Élysée. Valéry Giscard d'Estaing, qui se rêvait en nouveau monarque de la France, s'était installé sur une chaise dorée, recouverte de soie fine. En 1976, il avait même associé son épouse, Anne-Aymone, à la pose. Souriante potiche. Le couple présidentiel avait pris place autour d'une cheminée. Le feu crépitait. Nicolas Sarkozy, tout comme Jacques Chirac avant lui, préférait le genre plus dynamique : debout. Face caméra. C'est aussi l'option choisie par Emmanuel Macron, depuis trois ans.
Car si l'actuel chef de l’État trouve le discours du 14 juillet inutile et désuet, il ne raterait pour rien au monde les traditionnels « vœux aux Français » du 31 décembre. Il s'agit d'une allocution inaugurée par le premier président de la Ve
Il y a quelques mois, mon oncle s'est enfin décidé à regarder la réalité en face : il n'entend plus bien du tout. Le constat n'est pas des plus drôles, mais, que voulez-vous, à quatre-vingt ans passés, ce début de surdité n'a rien de bien étonnant. Oncle Henri va donc devoir se faire aider d'un appareil que l'on nomme, pudiquement, prothèse auditive. C'est là que le casse-tête a débuté pour ma tante.
Dans les grandes villes de France, les boutiques proposant des aides pour mieux entendre se multiplient. Avec le vieillissement de la population, la santé de nos anciens est devenue un véritable enjeu économique. Il existe autant de types d'appareils que de prix. Il devient donc très difficile d'y voir clair et, surtout, de ne pas se faire plumer.
Trois semaines après une étude de marché assez précise, tante Odette a fini par trouver le produit qui se veut miracle. Son mari entend – un peu –
Elle a 14 ans et lui cinquante. Elle est une simple collégienne, il est un écrivain reconnu. Un mondain. Ils se rencontrent en 1986, à Paris. À un dîner chic où Vanessa Springora accompagne sa mère, attachée de presse dans l'édition. L'adolescente lit Balzac pour faire passer le temps. Elle ne regarde personne. Lui ne voit qu'elle. La jeune et jolie brune aux grands yeux bleus. Il s'appelle Gabriel Matzneff, bénéficie d'une solide réputation dans le tout Paris littéraire pour ses écrits. Et ce, bien qu'il reconnaisse ouvertement sa pédophilie, son attirance pour les très jeunes filles et garçons. « Les moins de seize ans » pour reprendre le titre de l'un de ses ouvrages. À partir de ce soir-là, le séduisant prédateur, adepte du tourisme sexuel en Asie, fait une cour effrénée à Vanessa, qui tombe sous son charme. Sa mère la met un peu en garde, mais elle est fascinée par ce monstre de la