Nous sommes le 6 novembre 2019 et c’est Jacques, au micro, qui vous présente cette nouvelle édition de notre programme hebdomadaire.
Nous commençons aux États-Unis avec un rapide diagnostic de la présidence Trump à un an des élections.
Plus qu'un an (encore un an!) jusqu'à l'élection présidentielle américaine
Dans un an, presque jour pour jour, les Américains se rendront aux urnes pour élire (ou réélire) leur président.
Au risque d'enfoncer une porte ouverte, faut-il rappeler que l'enjeu de cette élection est particulièrement... important ?
Depuis quatre ans, si l'on inclut la campagne présidentielle précédente, les États-Unis font l'expérience d'une polarisation politique croissante. Elle a commencé en 2015 avec l'insurgence de la candidature de Donald Trump sur le flanc droit du parti républicain. Elle culmine aujourd’hui avec la procédure de destitution du président, qui vient d'être approuvée presque à l'unanimité par les représentants démocrates au Congrès.
L'exception uruguayenne
Le Chili traverse actuellement la plus grave crise sociale de son histoire récente, avec la mobilisation la plus massive de sa population depuis le rejet de Pinochet et de la dictature militaire en 1988. Une semaine de manifestations a culminé, le 25 octobre, avec le rassemblement à Santiago de plus d'un million de personnes pour protester contre le coût de la vie et les inégalités. Plusieurs personnes ont trouvé la mort dans les émeutes.
Avec une croissance ininterrompue depuis trente ans et un taux de pauvreté relativement bas, le Chili était, jusqu'à récemment, considéré comme l'un des pays les plus stables de l'Amérique du Sud... à condition d'ignorer qu'une poignée de milliardaires – parmi lesquels le président de droite Sebastian Piñera – détient près d'un tiers des richesses et qu'une large majorité de la population adulte est endettée.
Il n'aura fallu qu'une augmentation du prix d
Adrénaline, nouvelle venue dans l'humour gaulois
« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum... »
C'est avec cette légende et la carte de la Gaule que s'ouvre chaque album d'Astérix, la bande dessinée qui documente la résistance du courageux guerrier Astérix, anti-héros frondeur et de son colossal ami Obélix, livreur de menhirs, à l'occupant romain.
Le 24 octobre a vu la sortie, à grand renfort de publicité, du trente-huitième album de la série, sortie saluée par le journal Le Monde comme l'un des événements de la rentrée littéraire 2019, avec un tirage d'au moins cinq millions d'exemplaires, dans vingt langues : aucun livre produit en France, tous genres et tous formats confond
« Qu'ils mangent de la brioche ! »
Lorsqu'il y a 226 ans, Marie-Antoinette monte à la guillotine, elle est la femme la plus haïe de France, rapporte le Guardian du 15 octobre. Comme la charrette, tirée par deux chevaux, transporte la reine dans les rues de Paris vers la place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), la foule la salue avec des insultes et des crachats.
Dernière reine de France mais surnommée « l'Autrichienne », Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine avait 37 ans. Elle avait la réputation d'être distante et dépensière. Son indulgence en matière de toilettes et de bijoux lui avait aussi valu le sobriquet de « Madame Déficit ». À propos du peuple dépourvu de pain, on lui attribue (mais sans évidence) la fameuse réplique : « Qu'ils mangent de la brioche ! »
Aujourd'hui, Marie-Antoinette survit dans un foisonnement de représentations : en littérature et sur toile, bien sûr, mais surtout à l'écran avec
Le meilleur fromage du monde... n'est pas français
Les World Cheese Awards, supposés être la plus prestigieuse compétition du fromage au monde, viennent d'être remis à Bergame, en Italie. Et cette année – tenez-vous bien – la France n'est arrivée qu'en huitième position, derrière des fromages américains, italiens, espagnols, anglais et suisses. « Sacrilège », note le journal Ouest-France. « C'est une honte ! » titre Néon Magazine.
La récompense ultime est allée à un bleu venu des États-Unis, le Rogue River Blue, un fromage biologique produit par une laiterie de l'Oregon. Dans son compte-rendu du 23 octobre, Ouest-France précise qu'il est affiné dans une cave pendant 9 à 11 mois, puis sa meule est enveloppée à la main dans des feuilles de vignes trempées dans de la liqueur de poire. Selon le fabricant, « On y retrouve les saveurs de fruits, d’épices, de mûre, de vanille, de noisette, de chocolat et de bacon ». C'est la première fois qu'un